BANQUET OFFERT A LORD MONCK
presser le règlement. Bon Excellence, lord Monck, gouverneur général du Canada, qui se trouvait à Londres, eut aussi l'honneur d*ètre invité à un grand banquet qui lui fût offert par la ville de Portsmouth. Le Canada était bien représenté à cette brillante démonstration, car outre Son Excellence, on y remarquait la présence des honorables MM. John-A. Macdonald, Cartier, Langevin, Chauveau, Ryan, McDougall, John Rose et Howland, ainsi que lady Monck, Mme Rose, Mme Galt et Mlle McDougall. On y comptait 300 convives d'élite, y compris un grand nombre de dames. 11 y avait l'amiral en chef, sir T.-S. Pasley et Mme Pasley, le vice-amiral, sir Rodney Mundey, le nouveau commandant de la station des provinces britanniques de l'Amérique, le colonel Fane, le colonel Jarvis, auteur d'un rapport sur nos forlitications, etc. Après les santés d'usage, le maire de Portsmoulh proposa la santé de lord Monck, faisant remarquer combien sa sage administration en Canada avait su lui gagner l'approbation générale. L'honorable M. McDougall proposa eni^uite la santé de la " Chambre des Lords et de la Chambre des Communes," disant que le Canada savait apprécier l'excellence du système constitutionnel anglais, puisqu'il avait envoyé des délégués pour tâcher de donner plus de stabilité à ce système. Lord Bury proposa la santé des •• Colonies de l'Amérique britannique." *' Je suis surpris et indigné, dit-il. quand j'entends des personnes nier la valeur de nos colonies. C'est, au conraire, un grand honneur pour l'Angleterre de marcher à la tète de la puissante Confédération qui va se former." M. Cartier répondit :
M. le Président, Messieurs,
En 1858, un certain nombre de sujets coloniaux ont demandé au gouvernement impérial, d'établir une union plus complète entre les différentes provinces de l'Amérique britannique du Nord. Les chefs des deux partis politiques en Angleterre avaient dit déjà que, si les colonies pouvaient s'entendre sur un projet de Confédération, le gouvernement impérial ne se refuserait pas à l'appuyer. Eh bien, cet accord a eu lieu, un projet de Confédération a été adopté et la presse et le public d'Angleterre ont eu occasion d'en étudier les détails. C'est pourquoi nous espérons que les Chambres voudront le prendre on considération dès les premiers jours de la réunion du Parlement. Si le Parlement le rejetait, il assumerait une bien grande responsabilité.
Ceux qui lisent les journaux américains ont dû s'apercevoir que notre projet d'union ne leur plaît point. Et pourquoi ? C'est qu'aux Etats-Unis on comprend que nous allons assurer pour