PAR LA VILLE DE P0RT8M0UTH
M. Cartier quitta Montréal pour Londres, le 12 novembre, et s*erobarqua, deux jours après, à Boston, à bord de la ligne Gunard. Plus de deux cents citoyens, le maire en tête, allèrent le saluer à son départ. Il avait pour compagnon de voyage, Thonorable M. ('hauveau, qui 8*en allait faire un long voyage en Europe pour y étudier les différents systèmes d'instruction publique. M. Cartier arriva à Londres, le 25 novembre, en compagnie des honorables MM. J.-A. Macdonald et Howland ; les autres délégués, sauf M. Galt, les y avaient devancés de quelques jours. Le 30 novembre, les délégués, y compris ceux des Provinces Maritimes, se réunirent, en convention, au nombre de seize, au Weslminsier Palace Holelt puis choisirent leur président, Thonorable M. Macdonald. La meilleure entente régna dès le début, quoique certaines clauses de la convention de Québec fussent l'objet de plus d'une discussion sérieuse. M. Cartier fut cette fois encore entouré d'attentions de la part des hommes politiques les plus importants de l'Angleterre. Les invitations à dîner pleuvaient. Il en reçut de Son Altesse Royale le prince de Galles, de M. le prince de la Tour d'Auvergne, ambassadeur de France à Londres et petit-Ûls de M. de Vaudreuil, le dernier gouverneur français du Canada, de l'archevêque de Cantorbéry, le premier dignitaire de l'église anglicane, des honorables MM. Derby et Gladstone, etc. A Windsor, Sa Majesté la Reine parla à M. Cartier des Canadiens-Français dans les termes les plus affectueux, et lui dit qu'elle était très sensible à leur attachement et à leur loyauté. Le 9 Janvier, le Canada Club donna un banquet en l'honneur des délégués, et lord Camarvon, ministre des colonies, prononça un grand discours, dans lequel, après avoir exposé les vastes ressources de l'Amérique britannique du Nord, il annonça que le gouvernement ferait tout en son pouvoir pour faire réussir le projet de la Confédération. Cette déclaration Ait un coup de massue pour les honorables MM. Howe et Annand, de la Nouvelle-Ecosse, qui s^étaienl beaucoup remué à Londres depuis quelques semaines pour empêcher la métropole de consommer l'Union. Lord Carnarvon était très familier avec cette question, car il se trouvait secrétaire d'Etat aux colonies, en 1858, quand MM. Cartier, Galt et Ross, se rendirent à Londres pour en