‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 185 sur 286 · UNE ADRESSE OË BIENVENUE · texte numérisé non relu

UNE ADRESSE OË BIENVENUE

Aux MÂRCH.\NDS DB QuÉBEC.

Messieurs,

Permettez-moi de vous offrir mes plus sincères remerdmenta pour la bienveillante et flatteuse adresse dont vous m'avez honoré pour me féliciter de mon heureux retour au pays natal.

Après mon arrivée à Québec, je devais immédiatement partir pour Montréal, et je regrette profondément que mon trop court séjour au milieu de vous m'ait privé de Thonneur et du plainr de vous offrir personnellement mes remercîments pour voti» obligeance. Mes coKlélégués, en Angleterre, vont, j'en suis certain, ressentir autant de plaisir que j'en ressens moi-même, d'entendre dire, que vous avez reçu avec satisfaction le résuliat de notre mission, et vous pouvez être assurés que l'union des provinces de l'Amérique britannique du Nord, ne manquera pas de favoriser la bonne entente et les relations intimes et amicales entre tous les sujets de Sa Majesté dans la nouvelle Confédération, non plus que de faire prospérer parmi eux un commerce considérable.

Le commerce est l'agent par lequel une nation devient prospère, heureuse et réellement grande, et le commerce étranger du nouveau Canada va acquérir un important développement par la possession de ports de mer à nous, accessibles à tous les vaisseaux en tout temps de l'année, et avec lesquels l'intérieur du pays sera mis en communication par le moyen du chemin du fer Intercolonial.

Il n'y a aucun doute que le développement de nos nombreuses et riches ressources est une matière de la plus haute imi)ortance pour le bien-être futur de la Confédération, et vous pouvez être assurés, qu'en tout temps, je serai prêt à appuyer toute mesure tendant à accroître la prospérité et le bien-être des habitants de la nouvelle province de Québec.

Avec beaucoup de respect et d'estime,

J'ai l'honneur d'être, Messieurs,

Votre très humble serviteur,

Gbo.-Et. CAETIBR.

Montréal, mardi, 21 mai 1867.

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