‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 211 sur 286 · A LONDRES · texte numérisé non relu

A LONDRES

Durant leur séjour à Londres, sir Georges Cartier et l'honorable M. McDougall Airent invités à un dîner au SL James Hall par le directeur et tes actionnaires du Great Western Bailway of Canada, M. Téchevin Dakin représentait la Compagnie. Parmi les convives se trouvaient lord Granville, ministre des colonies, lord Bury, le très honorable Wm Monsell, M. P., sir Edward Watkin, président de la Compagnie du Grand-Tronc. Le président Ût l'éloge de sir Georges Cartier, et pour montrer les progrés faits par le Canada, il constata qu'en 1853 il n'y avait que 12 milles de chemin de fer, tandis que l'on en comptait alors 3000. Il se peut, ajouta-t-il, que ces chemins de fer n'aient pas été aussi protitabies aux actionnaires que ceux-ci auraient pu le désirer, mais il n'y a aucun doute qu'ils ont puissamment contribué à la prospérité du Canada. Lord Granville fit observer qu'il avait lu dans le célèbre rapport de lord Durham que les Canadiens-Français rongeaient en silence leur frein, en attendant l'heure de la vengeance, mais qu'ils avaient dû bien changer à en juger par l'aimable tempérament de leur hôte. Les lois de l'instruction publique et des corporations religieuses sont autant d'exemples que la métropole pourrait imiter avantageusement. En terminant, il félicita sir Georges Cartier sur le brillant avenir réservé à son pays, prédisant qu'il deviendrait l'un des grands de la terre. Sir Edward Watkin parla des services que le Grand-Tronc avait rendus dans l'imbroglio du Drent, des facilités qu'il avait données pour le transport des troupes et leur concentration à la frontière, de la bonne fortune qu'il avait eue personnellement en donnant son concours à la confédération des provinces, et en liant connaissance avec des Canadiens éminents tels que sir Georges Cartier. Le London Railway News ne nous donne qu'une analyse très incomplète de la réponse de sir Georges Cartier au toast qui fut proposé en son honneur.

BANQUET A MM. CARTIER ET McDOUGALL

M. le Président, Meesieura,

Je dois tont d'abord remercier les hStea dÎRtingiiA qui m'ont invité ce soir & dtner avec eux. En second lien, je puis leur donner l'aBSurauce que la population canadienne est pi-ofondément loyale et qu'elle ne désire aucunement se jeter dans le gouffre républicain qui l'avoieine. Elle désire rester fidèle an vieux drapeau monarchique de la Grande-Bretagne, ce drapeau qui flotte sur toutea les mère, ce drapeau que la tyrannie n'a jamais pu abattre, oadrapeaa qui symbolise la vraie liberté.

Oui, les Canadiens ne Boupirenl pas après ce qn'un certain nombre appellent l'indépendance politique, car ils sont convaincus que, s'ils veulent grandir réellement, ils n'ont qu'i continuer leur union étroite avec la mère-patrie, afin de parlager sa puissance, son prestige et sa gloire.

Les Canadiens veulent Être une puissance sur le continent américain. Pour fiùi'e sentir leur influence sur l'Atlantique à l'est et sur le Pacifique à l'ouest ; pour réaliser leurs espérance», leur ambition, ils sont convaincus qu'il leur faut avoir l'appui et l'influence de la Grande-Bretagne.

Je mets donc sur leurs gardes les crédules qui pourraient être disposés àattacherquelque im|>ortnnce aux arguments de M. Cioldwîn 3mith et de ceux qui forment avec lui l'école anti-coloniale.

DISCOUES

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L'ACQUISITION DES TERRITOIRES DU NORD-OUEST

PRONONCÉ LE 15 AVRIL t8G9

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