‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 210 sur 286 · I A LA FÊTE SAINT-JBAN-BAPTISTE · texte numérisé non relu

I A LA FÊTE SAINT-JBAN-BAPTISTE

ODS i i In fin (le Itititi, c«t é(abli»semeDt renfermait plus de

it fiunilles '.

&.ujourd'hui, dous soromes Dombreax, qods Bomraee prospèree

noua ezerçoDS outre part d'influence dans les aSairee de cette

rtioD da continent de l'Amérique du Nord, et pourtant Québec,

tre plus ancienne ville, n'a été fond^ qu'en 1608.

^uele pas de géants nous avons fait^ depoia ! N'éanmoins notre

itoire eat li pour prouver que les dîffiuultés et \es traverses

<nt jamais manqué i ces preux venus de France pour féconder

christianiser cette terre alors sauvage.

La première messe chantée à Québec depuis Jacques Cartier et

>berval, l'a été le 25 juin 1615. Un mois après, le -Àl juillet, un

chantait une autre aux Troia-Biviâree '.

De 1608 i 1640. cent treale colons s'eUbtirenl dans le («v-s — doDl 1 1 S à

èb«c et 15 aux Trois-ttivières.

le I6i2 k ItiGti. le groupe de Honlnal se fonna distîDctemenl des deux pre-

trs, ameDant ses colons de France en ligne ilirecte, de soric nae celte der-

re année, il comptait 107 ramilles.

ie 1641 k 1666, il a dû arriver 400 colons stables.

)e 1667 à 1670, UD millier.

Total 1530

îoil t,&00 chefs da ramilles qui tUrenl le stock de notre popuLilion. car IX qui arriveront après 1670 étaient en bien petit nombre. ji population da tout le Canada eu IUG6 elait de 3,21j âmes, ou â3tl mé- ■es, en trui^ )iouvemements :

Montréal 107

TroisRii ières „ 69

Qucbec 361

Total US

(Noie de H. Bl-uuiih Si:Ln.) A Ventrée dp la riïière des PrairiPS (près de la pointe île Repentigny] le juin 1G13, Jour de saint Jean-Bapti«te. la [iremière messe t\ii célébrée par Père Denis Jamav et le Père Josi^ph LoCaroo.

jB lendemain, h Québec, le Père Jeati d'Olbeau, célébra la première messe is la nouvelle chapelle des Recollets. assisti^ du Prèra Pacifique Duplessis. ihamplainne se trouva nia luneniàrautredecescerémonies:— il elait sur lao Saint-Pierre ou auxenviroas. \ Histoire rfw Canadiens- fitmptis, T, I. 135-6)

Mais à quelle date remonte l'établissement de la première famille française en Canada? A 1617, c'est Champlain lui-même qui ramena ; son chef s'appelait Louis Hébert, '

Comme do raison, d'autres Français avaient quitté la France pour venir chercher fortune ici, avant cette famille Hébert; mais ce n'étaient point à proprement parler des colons ; tous étaient engagés dans la navigation et le commerce des pelleteries, et ils ne s'occupaient nullement de cultiver la terre ou de fonder une colonie viable et permanente. Le premier mariage fut célébré à Québec dans l'automne de 1617, entre Etienne Jonquest et la fille aînée de Louis Hébert.

Louis Hébert, qui avait été commerçant ' à Paris, s'était établi à Québec, comme cultivateur, à Tendroit mênio qui est devenu la Haute-Ville. Détail de nature sans doute à intéresser une partie de l'auditoire, c'est le 2*7 avril 1G28, qu'on a commencé, chez la veuve Hébert, où demeurait son gendre, ' à labourer avec la charrue, trainée par des bœufs.

Nous sommes aujourd'hui au delà d*un million ; eh bien ! en 1626, Québec ne contenait que cinquante habitants.

Enfin, c'est à la date de 1635 que nous trouvons sur les registres de baptêmes, mariages et sépultures, que les Eévérends Pères le Jeune et Buteux avaient été autorisés à tenir aux Trois-Bivières, le premier acte d'état civil conservé en Canada.

Ces statistiques nous démontrent combien nos progrès ont été rapides et combien aussi nous avons lieu d'espérer en l'avenir. Nous avons d'autant plus de raison d'espérer, que tout dans le

' L« 15 juillet 1616, Marguerite Vienne reçut Textrôme-onction, à Québec; elle mourut dans la nuit du 19. Son mari (dont le nom est resté inconnu) était arrivé de France cette année, avec elle, dans le dessein de demeurer en Canada. Louis Hébert et sa femme, Marie Rolet, forment par conséquent le premier ménage qui se maintint sérieusement dans le pays. (B. S.)

* Apothicaire et de plus herboriste entendu dans cette science ; il Ta prouvé en Acadie. (B. 8.)

■ Jonquest et sa femme moururent en 1619 sans laisser d'enfant. Guillemette, fille de Louis Hébert, née en 1606, avait épousé Guillaume Ck)reillard. à Québec, en 1621 ; c'est elle qui vivait avec son mari chez madame Hébert en 1628.

Sir George n'avait à sa disposition que les renseignements imprimés vers 1850. Il s*est fait bien des découvertes depuis 1868 sur les premiers temps de la colonie ! (B. S.)

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pa&eé, même les événements en apparence les pins propres à nous terrasser, ont tourné k notre avantage. Quoi de plus pénible, su premier abord, que la conquête ? Bt pourtant la conquête noua a sauvés des misères et des hontes de la Bévolution française. La conquête a fini par nous donner les belles et libres institutions que nous possédons aujourd'hui, et sous lesquelles nous vivons heureux et prosi)èrea, car nous sommes des " hommes de foi et de progrès," comme le dit si bien votre bienveillante adresse.

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