L'UNION DOUANIÈRE AVEC LES ÉTATS-UNIS
 LA CHAMBRE DES COMMUNES
Ce discours porte sur une série de propositions de M. Hunlinglon, député de Shetford, à l'efTet que <* Taugmentation de la population et de la production du Canada rendait nécessaires de nouveaux débouchés et des relations commerciales plus libres avec d'autres iMiys ; qu'un système continental d'union douanière favoriserait le développement du commerce et l'exploitation de nos ressources ; qu'il oflrirait de grands avantages à tous les états qui y prendraient part; que le gouvernement devrait s'aboucher avec les autorités impériales pour en obtenir l'autorisation de faire des conventions commerciales avec ces pays, telles conventions devant être sujettes à l'approbation de Sa Mflûesté." Ces propositions provoquèrent un débat très ardent et très élaboré, dans lequel flgurèrent M. Huntington, sir Francis Hincks, sir John- A. Macdonald, l'honorable M. Pope, l'honorable M. Mackenzie, l'honorable M. Dorion, sir Georges Cartier, sir A.-T. Galt, l'honorable M. Smith, l'honorable M. Howe, l'honorable Dr Tupper, l'honorable M. Chauveau et plusieurs autres. Sir John-A. Macdonald proposa l'amendement suivant qu'il appuya d'un discours très vigoureux : ** Que cette Chambre, tout en étant désireuse d'obtenir le plus libre accès aux marchés de Tunivers, et d'augmenter ainsi sa prospérité, est convaincue quq ce but ne peut être atteint que par l'action conjointe des gouvernements impérial et canadien, et que toute tentative de contracter un traité avec une puissance étrangère devra échouer, si elle n'a pas l'appui direct et puissant de la métropole, et qu'une union douanière avec les Etats-Unis, qui sont si lourdement taxés, serait ii^juste pour l'Empire et préjudiciable au Canada, et qu'elle affaiblirait les liens qui existent aigourd'hui si heureusement entre eux." Cet amendement fut adopté par 100 voix contre 58. La question de l'union douanière, qui fut débattue à cette session, n'a rien perdu de son actualité.