‹ Discours de Sir Georges CartierChapitre 28 sur 286 · CHUTE DU MINISTÈRE HINKS-MORIN · texte numérisé non relu

CHUTE DU MINISTÈRE HINKS-MORIN

A LASSEMBLËE LÉGISLATIVE

La session de 1854 s'ouvrit très tard, le 13 juin, à cause de l'incendie du palais législatif de Québec. Le gouvernement, ayant fait passer une loi pour augmenter la représentation, résolut de ne présenter que les mesures les plus urgentes, et d'ajourner le règlement de la tenure seigneuriale et des réserves du clergé. Le traité de réciprocité venait d'être conclu avec les Etats- Unis, il s'agissait de le mettre en vigueur, puis de décréter que la loi des franchises électorales serait exécutoire en janvier 1855. Toutefois, la majorité de la Chambre s'opposa à l'ajournement de ces questions, et deux amendements, présentés à cet effet par MM. Gauchon et Sicotte, furent adoptés sur un vote de 42 contre 29. M. Uincks fut abandonné par la plupart de ses partisans, tandis que M. Morin conserva la majorité de son parti. C'est M. Cartier qui soutint le gros du débat au nom des ministériels. Son discours accuse le premier dissentiment public que l'on connaisse avec celui qui devait être son loyal et éminent allié, M. John A. Macdonald ; il s'agissait de l'indemnité à payer aux seigneurs. On voit aussi que M. Cartier ne croyait pas alors à la coalition de ses amis avec les conservateurs du Haut- Canada, qui allait pourtant être la conséquence de la crise de 1854.

M. l*Orateur,

La question à débattre ne consiste pas dans les amendements proposés par les honorables députés de Montmorency et de Saint- Hyacinthe (MM. Gauchon et Sicotte). Nous venons d'entendre la déclaration des ministres annonçant la dissolution prochaine de

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