LES ÉCOLES SÉPARÉES
PRONOKCé LE 23 JUIN 1858
A L*AH8EMBLÉE LÉGISLATIVE
A la session de 1850, le Haut^^nada avait été dolé d*une nouvelle loi des écoles, qui permettait aux catholiques et aux protestants d'avoir des écoles confessionnelles et de participer aux fonds destinés à renseignement. Mais les fanatiques firent tout en leur pouvoir pour entraver le fonctionnement des écoles catholiques. Le Dr Ryerson, surintendant de l'instruction publique, se montra lui-même favorable aux écoles mixtes. En 1855, les catholiques obtinrent des amendements, en attendant ceux qu'ils devaient réclamer en
M. rOrateur,
Je dois relever Tassertion que le bill des écoles séparées présenté en 1855, par le procureur général du Haut-Canada (Phonorable John A. Macdonald) avait été préparé par les évêques catholiques de Toronto, Kingston et Ottawa, et que ce bill, dans sa teneur première, avait pour but de détruire le système des écoles communes.
J'ai en main le bill présenté par le colonel E.-P. Taché au Conseil législatif, et aussi les amendements qui suivirent, et je puis déclarer qu'ils ne modifiaient pas essentiellement le bill, quant aux catholiques. Dans le principe, le bill permettait aux protestants et aux catholiques d'établir des écoles séparées, et Tamendement le plus important qui ait été fait est celui qui onle-
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vait à d'autres qn'anx catholiques romains cette faculté. Les autres amendements ne supprimaient aucuns des privilèges essentiels accordés aux catholiques par le bill du colonel Taché. Le député de Grenville (M. William Patrick) ferait bien de se désister de sa prétention. Les amendements rendent le fonction- |
nement de la loi plus facile.
J'ai écouté avec beaucoup de satisfaction les discours qui viennent d'être prononcés ; leur ton modéré contraste agréablement avec les philippiques des sessions précédentes. C'est en discutant avec calme que nous pouvons résoudre cette question délicate. Je crois que l'amendement de M. McMicken (député de Welland) aurait d'injustes conséquences. Supposons qu'une école séparée soit supprimée dans une localité et que plus tard un groupe catholique considérable s'y concentre, il serait injuste de ne pas lui rendre son école
J'ai observé que le député de Toronto (M. George Brown) * est resté muet à l'égard de cette question. C'est pourtant l'épouvantail qu'il aimait à agiter. J'espère que son silence est dû à un changement d'opinion, peut-être au fait qu'un tiers de ses électeurs sont des catholiques.
* Aux élections de 1857, M. Brown avait été élu dans deux comtés, Oxford- Nord et Toronto. Appelé à opter, M. Brown renonça au mandat d'Oxford- Nord et fut remplacé par son lieutenant, M. William Macdougall, qui allait jouer un rôle considérable dans nos Chambres.
SUR LA