HONNÊTE JOURNALIER
(Vifs applaudissements.) Le chemin de fer Canadien du Pacifique vient de se terminer. L'Intercolonial a été construit avec des fonds sortis de la
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bourse des citoyens, et tandis que des chemins de fer étaient à se construire dans tout le pays, la proposition de M. MacKenzie à l’égard de ces travaux, était que cette partie importante de l’industrie, employant des milliers d'hommes et entraînant une dépense de capitaux par millions, fut donnée aux prisonniers, et enlever ou diminuer ainsi le travail de milliers d'honnêtes artisans. (Vifs applaudissements.\ Ceci se passait en 1875.
En (en le présent Président de la Chambre des Communes, M. Kirkpatrick, un bon et un digne conservateur, souleva cette question. Dans les observations qu’il fit à la chambre M. Kirkpatrick (Debars, 1877, page 259), disait qu'il était pénible de voir que le travail des prisonniers venait faire coucurrence à l’ouvrier et au journalier honnêtes et libres. M. M. Dymond, le rouge des rouges, membre du parlement et aussi rédacteur au G/obe, répondit (Débafs, page 260 ) :
Je ne m’oppose pas comme lui cependant à ce qu’on apprenne aux prisonniers les moyens de gagner plus tard leur vie par une industrie honnête, et je suis d'avis que si l’honnête. artisan peut avoir à souffrir de la concurrence du travail par les prisonniers, il en bénéficie en fin de compte.
Je dis à cette occasion (page 261) que la question était entourée de difficultés. Le remède était d'employer les prisonniers à des industries qui seraient le moins possible de nature à préjudicier au travail de l’artisan honnête et libre. Le système de contrats qui avait pour résultat d'amener le travail du prisonnier en concurrence avec celui de l’honnête artisan était mauvais. Puis vint