‹ Discours de Sir John Macdonald [microforme]Chapitre 36 sur 43 · DES HABITUDES D'ÉCONOMIE · texte numérisé non relu

DES HABITUDES D'ÉCONOMIE

dans notre population, le Gouvernement a établi la Caisse d'Epargnes du bureau de poste et la Caisse d’'Epargnes du gouvernement où toutes les classes ouvrières et tout le monde, en Canada, peuvent déposer le surplus de leurs économies et se conserver un fonds de réserve pour les mauvais jours. Nous avons décidé de payer un intérêt de quatre pour cent aux déposants dans ces caisses d'épargnes, car nous croyions qu’il n’était que juste de leur allouer le même taux d'intérêt que celui que nous payons aux capitalistes de Londres, d'Amsterdam, de New-York et de Paris. Mais en cela, nous n’avons pas rencontré les vues de l'opposition. M. McLelan, le ministre des Finances a dit en Chambre que le gouvernement croyait agir avec justice en payant aux classes ouvrières du pays le même taux d’intérêt qu’il payait aux étrangers et en encourageant ainsi nos concitoyens à des habitudes d'ordre et d'économie qui tourneront à leur propre avantage et au bien-être de leurs familles. (Ecoutez, écoutez.)

Mais Sir Richard Cartwright combattit cette manière de voir avec acharnement, non pas autant, cependant, qu’un certain monsieur qui est lui-même un banquier privé, et qui, étant intéressé, aurait peut-être dû avoir la modestie de se taire, mais M. McMullen se leva en chambre et dit :

Le gouvernement paie quatre pour cent sur les dépôts faits dans les caisss d'Epargnes du Canada, et de plus, une certaine ccmmission, d'après ce que je puis comprendre par les comptes publics. $i, au lieu de quatre pour cent, le gouvernement ne payait que trois J'our cent, une quantité considérable de l'argent que le gouvernement a aujourd’hui à sa disposition irait aux banques qui préteraient cet argent aux cultivateurs, tandis qu’à présent, le gouvernement emploie tout l'argent déposé dans les caisses d’Epargnes. J'estime que de $24 000,000 à $26,000,000 ont été déposés dans les caisses d'Epargnes du Canada et tout cet argent est placé. Les banques ne l'ent pas, et conséquemment elles ne peuvent donner d'aide à leurs clients et réduire le taux d'intérêt comme elles le pourraient s’il en était autrement.”

En d’autres termes, au lieu de payer quatre pour cent aux classes ouvrières. il ne voudrait leur payer

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