AVONS TROUVÉ LE REMÈDE
dans la politique nationale. (Applaudissements prolongés.) Ce n’était pas une nouvelle question, car, le parti conservateur l'avait avocassée depuis des années ; (écoutez, écoutez) mais, jamais la nécessité ne nous avait forcée, comme alors, de proposer au pays cette politique vigoureuse : garder le Canada pour les Canadiens et protéger nos industries nationales. (Applaudissements vifs et prolongés.)
Vous n'avez pas oublié, Messieurs, comment la Chambre accueillit notre proposition. On nous inonda de citations d’économistes politiques. On nous lut des discours de Cobden et de Bright, on se moqua de nous et on nous dit qu’on ne pourrait jamais renverser les théories de ces doctrinaires. (Ecoutez, écoutez.)
Mais, nous ne les avons pas crus; nous regardâmes au-delà des lignes qui nous séparent d’une nation dont les membres sont du même sang et de la même race que nous, et nous avons vu cette nation adoptant pour les Etats-Unis la même politique que nous proposions pour le Canada.
Nous prétendions que nous avions ici des raisons plus fortes et plus nombreuses qu’aux Etats-Unis d'adopter cette politique, parce que notre pays est plus jeune, et que notre population étant moins nombreuse et plus pauvre, nous étions obligés de protéger nos propres manufactures, qui étaient alors à l’état d’embryon contre toute la richesse, l’adresse et le capital acquis dont regorgaient les Etats-Unis, et qui faisaient du Canada un marché sur lequel ils écoulaient