‹ Discours de Sir Lomer Gouin [microforme]Chapitre 14 sur 30 · ECONOMIE DANS LES DEPENSES · texte numérisé non relu

ECONOMIE DANS LES DEPENSES

Comme nos prédécesseurs en office depuis 1897, nous avions promis de pratiquer l’économie, et cette Promesse a été tenue, comme toutes les autres. :

Les conservateurs disent que les dépenses ont augmenté d'année en année depuis 1897, et ils en concluent que les gouvernements libéraux cnt

gaspillé, qu'ils n'ont pas pratiqué l’économie.

Pratiquer l'économie ne veut pas

dire diminuer la dépense, ‘“‘Le budget de chaque année'”, disait Sir Olivier Taillon, dont M. Cou-

* sineAu a le manteau mais non l'étof-

fe, dans son discours de décembre 1894, ‘‘diffère dans plusieurs articles de ceux des années précédentes. Quan& où veut être impartial, on ne se borne pas à crier qu'il y a ici une dimis

mution dans les recettes augmentation dans les dépenses; mais on doît chercher la cause, l'explication de l’une et de l’autre. Si elles De s0RŸ pas dues à la faute ou à la simple négligence de l'administration, et elles étaient inévitables, ou si elles

et là une

sont autrement justifiées, alors les accusations sont injustes et elles ne Peuvent plus servir qu'à l'usage d’un partisan outré.'’

A-t-on jamais prouvé que le gouvernement actuel ait gaspillé les revenus de la province ? s

L'augmentation de la dépense depuis 1897 n'était-elle pas justifiable, inévitable, nécessaire même ?

Justifiable, cette augmentation l'é tait, puisque, comme nous le démon- .trerous, elle porte surtout sur les crédits de l'instruction publique, de la eolonisation, de l’agriculture, des fstitutions de charité, de la voirie.

Inévitable, nécessaire même, cette augmentation l'était également, à raison du développement de la province et de l'accroissement de sa po- Pulation. Qu'on relise les Paroles suivantes de M. Robertson et de M.

Taillon, ex-trésoriers dans des admiaistrations conservatrices :

‘Ces faits nous fournissent la preuve de l'obligatio® et certaines personnes diront : de la nécessité d'augmenter les dépenses dans la gestion des affaires publiques, au fur A mesure ques le pays se développe et que #2 population augmente." (Discours de M. Robertson sur le budget, 24 mars 1885, p. 11).

‘Dans une administration publique, l'augmentation des déperses est en

Uuelque sorts inévitable, mâme lors Que le chiffre de la population reste stationnaire”. (Discours de M. Tail-

lon sur le vud @t, 21 décembre 1894, D’ 10)

Mais le chiffre de la PoPulation de la province n'est pas resté stationnaire depuis 1897. Au contraire, fl a augmenté considérablement.

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