‹ Discours de Sir Lomer Gouin [microforme]Chapitre 13 sur 30 · LES LICENCES POUR LA VENTE DES LIQUEURS ET LA TEMPERANCE · texte numérisé non relu

LES LICENCES POUR LA VENTE DES LIQUEURS ET LA TEMPERANCE

Pendant la session de 1913-14, le gouvernement a modifié la loi des licences en s'inspirant du rapport qui avait été soigneusement préparé par une commission royale composée des juges Carroll, Cross et Tessier, et de.

M. Brosnan, contrôleur du revenu.

Parmi les nombreux chan.-ements qui ont été opérés, il convient de mentionner tout particulièrement la diminution des restaurants licenciés à 50 pour Québec et à 350 pour Montréal.

Que cette loi ait entièrement donné satisfaction aux partisans les plus zélés de la tempérance, il suffit de témoignages geuivants pour

lire les s’en conVaincre.

Mgr Bruchési (‘‘Star'',

à Montréal :

disait

le 12 janvier

‘“’Nous Pouvoirs civiques pour arrêter les ra-

avons besoin de l'aide des vages de l'intempérance. L'aide te- Sue a dépassé nos espérances. Je félicite chaleureusement le gouvernement de Québec pour son projet de loi sur les licences et j'espère qu'il de- #iendra loi. Je félicite aussi gircèrement la commission royale pour l'adnirable rapport qu'elle a fai He

‘La Semaine religieuse’’, de Québec, (numéro du 22 janvier 1914) ajoutait de son côté : ‘* Nous ne voulons pas non plus refuser au gouvernement, et Particulièrement au premier ministre, les éloges qu'ils méritent Pour s’etre rendus de bonne grâce aux suggestions et aux prières des amis de la tempérance. En somme, il y a lieu de se réjouir de ce qui vient d’être fait’.

John H. Roberts, secrétaire de la ‘Dominion Alliance’, de Montréal, avouait au ‘Montreal Herald” du 8 décembre 1915: ‘We, formers, have in Sir Lomer Gouin, the Premier of this Province, a tried an true friend. He has been instrumental in giving this province many

temperance re-

aitable and effective pieces of tem- #erance legislation. In doing this, Re his h:3 à most difficult task.

He bravity passed measure after measure of temperance reform... He is the best friend of temperance this Province ever haû.''

Nous pourrions encore ajouter grand nombre lument désintéresséag

Veut-on savoir tous les he. reux résultats qui ont été obtenus jusqu'ici grâce À la lépislation qui a été adoptée par fe œouvernement? Qu'on en

un émoignages abso-

de

fuge par la statistique suivante:

os

Le 30

juin 1892, il y avait, dans cette province, 945 hôtels autorisés à vendre des liqueurs enivrantes et 362

restaurants, ce qui faisait un>bôtel ou restaurant pour chaque æroupe &s 1,138 Ames. Dix ans plus tard, «4 1903, il y avaït 1,074 hôtels eà ae restaurants, soit un hôtel ou restasrant par 1,128 âmes Enfin, le 3@ juin 1915, il n’y avait plus que 648 hôtels et 282 restaurants, soit um hôtel ou restaurant par 3,160 Ames.

Qu'on le remarque bien, dans cette statistique, n’entrent pas les 73 restaurants qui ont été supprimés À Montréal, le ler mai 1915, ni les 50 autres qui l'ont été le ler du mois courant, non plus que les licences qui ont été abolies durant l’année dans toute la province.

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