‹ Discours de Sir Lomer Gouin [microforme]Chapitre 30 sur 30 · DE M. COU- U · texte numérisé non relu

DE M. COU- U

. Le jour méme de la dissolution du parlement, le chef de l'oprosition, parlant à ses 23 fidèles du club St- Gabriel, annonçait qu'il allait réunir ses partisans POUr formuler avec eux un programme qu'il goumettrait inœssamment aux électeurs de la province. 11 est allé depuis au Mont-Slnaï et du buisson ardent des voix jui auraient crié qu'‘‘avant de rabâtir et de donner des programmes de réformes, ii faut renverser les dieux d’argile et de boue que ges amis ge s0nt donnés et qui en imposent encore à un grand nombre d'aveugles”.

M. Cousineau g'illusionne; il n'y 8 plus d'aveugles dans on parti à qui 1 en impose. Les pévues et les impairs sans nombre qu'il a commis depuis qu'il est en tête du grand parti qu’il est en train de ruiner gont Con nus de tous, et ce sont les conservateurs, qui les premiers, lui diront le 22 mai qu'ils ne le considèrent Pas ätgne de porter plus jongtemps le manteau des grands citoyens qui furent jeurse chefs ‘dans le passé. ‘

M. Cousineau, Messieurs, il VOUS l'a ait, est revenu de la montagne sans programme; il n’a qu'un appétit, un gros appétit du pouvoir ! ‘‘Mettons le gouvernement Gouin dehorc'’ cla® me-t-il! Et il croit que c'est en infuriant et en calomniant ses adversaires comme il le fait depuis qu'il est dans la carrière politique qu'il ve gagner la confiance des braves gens de cette province 1

A &herbrooke, il a ju à ses 160 au- @iteurs des extraits d'une lettre de Ba Grandeur Mer de Montréal dans le dessin de démontrer Que le gouver-

LE PROGRAMME SINEA

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extrafts fe trou. ke pars Le &e otre ville, Uomment Jiyk es sutvants: , voir Hl mal ngl vipè-vis Se me Le RE ES Eve more 5 Mencdonrs, quant Gene + tous les Gegrés de l'échelle saciaie dus anglais et français, Hbérawe, consefi hommes de foi ‘et & conscience Sw Wateurs et oppositionnistes de bouts tee comme mn mie À manon, décrit, mis ie fanterie eomme sans fables, (ons gislation de la dernière remion, gi

leurs devoirs de bons citoyens et de(s législature nvait agi justement og Vrais chrétiens. Nous avons eufn Sagement À l'égard de Montréaï}

de ne pas servir leurs propres Vateur, se sont séparés de M. Oousk Tue dans la mesure où le per- nent …… adversaire fanatiqne to ér

* POUS ns pouvons le tai. et de leur vote la législation Que j'ai re, Sur Ce tableau honorable, et con- eu Fhonnenr do snggérer? solant, des ombres se dessinent. Chez Plusieurs de nos concitoyens, et dans PERORAISON

t et Mesxi 6, {1 semble que vraiment, le sens de fe ne Vous demande pag Plus de L'ine

ue vous m'aves

@e ruiner, soit par des Paroles, soit si &imablement accordée; je pe vous Var des écrits, là réputation du pro- retiens pas davantage. e Voulez-vous nous permettre de cum-

Ces hommes Publics ‘pénétré de bléter Ja réalisation de notre pr@ l'importance souveraine de leur mis- &rTamme de 1912? Voulez-vous que, sion, appliqués À la bien remplir", d'éci À cinq ans, nous D'ayons pis Re serait-ce pas nous? Le penple Fœ Que de belles et bonnes écoles ! dans souvent. €e8 nos Campagnes, les plus noue

Ft œux Qui se font ‘1m jeu de rui. velles et les plus anciennes, Jes : plus Mer, sait par des paroles, soft Par des modestes comme les plus riches Ÿ

Pas Ces oppositionnistes ns. 115 académies de EsTÇODs Que mb soiffés Œu pouvotr Qui crient nu scan. RVOS fait naître depuis 1908 ? Voæ Male, au vol, mais qui n'ont pas le jvous que le mérite de nos institue

. Plétions notre Programme de l'enseh LA CITE DE MONTREAL £nement technique, en créant des écæ- M. Oonsinean me reprothe mon at- les nouvelles dans tous nos centres

Bélustriels ? Voulez-vous.votr l'ère Mes surplus dans nos budgets ss pro- Renger ? Voulez-vous conserver pour Bntre province l'excellent crédit que tion libérale, depuis 20 près, lui x donné ? : Voulez-vous nous mettions toutes nos munici- Palités ex état de se construire de Sefles et bonnes routes ? Voulez-vous Rue 1a construction des routes natio- Mes soit continuée et complétée ?

Vbule-vous voir notre province pourœuvre dans l'ordre, l'union et l'harmomie, s2 marche vers le rôle pré- Ponéérant qui lui est destiné dans notre confédération ? !

81 c’est là votre désir, la réalis.- #lon vous en est facile : votez pour les candidats Qui nous font l'honneur approuver et d'appuyer notre politique ; votez encore comme vous l'aes fait en 1897, en 1900, en 1904, en 1908 et en 1912. Donnez-nous un nou- Veau témoignage de votre confiance ; nous croyons l'avoir méritée et nous mous en montrerons aussi dignes que reconnaissants. !

En terminant, qu'il me soit permis de dire À tous les braves gens de notre province : TOURNONS-NOUS AVEC CONFIANCE VERS L'’AVE- NIR.

Notre grand compatriote Sir Wilfrid Laurier prédisait, il y a déjà Plus de 15 ans, que ‘‘le 20ième siècle serait le siècle du Canada ”’ Cette proph'tie patriotique se réalisera, f’'en ai la conviction au cœur.

U y a une douzaine d'années, le très Ronorable Joseph Chamberlain avertissait ses compatriotes Que leurs en-

fants verraient le populaticæ plus l'Angleterre.

Haussons-nous donc vers l'avenir qui est promis à notre Pays, faisons que notre province y tienne le rang qui lui est dû,

Dès 1890, un savant français, M, Elisée Reclus, observait que l’augmentation annuelle de la population franco-canadienne dépassait celle de la France et que, ‘suivant la même proportion, la Nouvelle-France l'emportera sur l'ancienne Par “le nombre des habitants avant la fin du vingtième siècle.’ e

Depuis 1871, la Population de notre province a plus que doublé tandis que celle de l'Ontario a augmenté que d'environ 60 P-C.; et déjà la popr-tion de moins de vingt ans est aussi considérable dans le Québec que dans la province-sœur. C'est à dire que, dans quinze ans tout au plus, notre province sera la Province canadienne la plus populeuse, si elle continue sa marche en avant dans les voies du Progrès; car, quoi qu’en pensent certains fanatiques de l'extérieur et quot du’en disent certains esprits faux de l'intérieur, Québec est la plus progressive du Canada.

Maintenir notre chère Province dans ces voies du progrès, la Préparer avec

soin au rôle prépondérant qui l'attend demain, telle est la tâche qui:

s'impose, et, Messieurs, tel est l'engagement que nous prenons, tel sera l'objet constant de nos efforts, ai au jour du prochain scrutin vous voulez bien nous continuer votre confiance.

Canads avec us forte que celle de

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