‹ Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme]Chapitre 1 sur 13 · Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme] · texte numérisé non relu

Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme]

chef non plus (rires). Ce n’est pas,—je | Gouble personnalité. dois rendre cette justice à ma un

connaissance sir Charles Tupper,--parce qu’il manque de vigueur. Non, pour un homme de son âge, je dois admettre qu’il en a montrée beaucoup ; mais malheureusement pour lui, il a perdu tout contrôle sur ses partisans. Sir Charles est souvent plus sage que ses partisans ; et j'ai que s’il lui arrive de s’oublier au point d'être plus raisonnable qu'eux, 1l est | bien vite mis à àa place et rappelé à l'ordre (rires et applaudissements). J'ai aussi observé que Sir Charles à porté | contre l'administration présente une | très grave accusation, enrichie par ses adjectifs les plus ronflants. Cet.e accusation, c’est que les chefs libéranx sont aussi mauvais qu'il l'était lui-même, | (rires). Je ne voudrais pas pour un instant que vous méconnaissiez la gravité |

le parti libéral au Canada n'a pas de

meilleur ami que lui (rires) et j'ai constaté qu’il lui arrivait, comme à tant d'autres hommes distingués, d'avoir une Quand j'entends Sir Charles Tupper tonner contre les extravagances, dénoncer la corruption, je me surprends à croire que j'écoute Sir Charles Jeckyll comme chef de l’opposition de Sa Majesté et que Sir Charles Jeckyll est vraiment indisné de sa conduite larzqu'il occupait, en qualité de Sir Charles Hyde, le poste de Haut

remATqUE | Commissaire et de ministre des chemins

de fer et des canaux (rires) Une chose dont je suis sûr, c’est que c'est pour le plus grand bien du Canada, et pour le plus grand avant#e de son âme que Sir Charles Tupper continue à jouer le rôle de Sir Charles Jeckyll comme chef de l'opposition. (rires et appl.)

ACCUSATIONS ET EXTRAVA:

GANCES.

Nos adversaires sont bien scandalisés,

de cette accusation (rires). Que ce soit | à heure actuelle, au sujst des prétenune accusation très sérieuse contre nous, | dues extravagances du parti libéral, de je le coufesse ; (rires), mais par le fait |son inconsistance et plus particulière: qu’elle est si sérieuse, elle exige une | ment de la mienne, en tolèrant ces ex-

forte preuve corroborative. Il faut plus |

que le seul témoignage de Sir Charles, Il peut se faire, — malgré que Je reyrct-

‘ terais beaucoup la chose, —-que les chefs libéraux soient aussi mauvais que Sir Charles Tupper, maïs ils n'ont pas eu sa Jongue pratique (rires). Pour dire vrai, dépuis que Sir Charles a assumé la position qu'il remplit si bien, celle de chef de l’opposition, position dans laquelle je

travagances. Je vais répéter brièvement .

les accusations qu’ils portent contre nous, lis disent que lorsque l’autre gouvernement est tombé sa dépense annuelle en 1996, était de $837,000,000, ce qui est vrai, et que nous demandons pour les services de l'année 1900 $43,000,000, C’est encore vrai. Ils disent encore que.

nous avons déclaré en 1896 et an vant qu’une somme annuelle de $37 ou

38,000,000, dans les conditions où se trouvait le Canal, était plus que le poupe devrait être appelé à payer.

l'est ençore vrai.

Maintenuut je désire déclarer, une fois pour toutes que la posinion que je

prends est celle-ci: ce que le parti libéral prétendait en 1896, étant dounées lex conditions existantes, était

parfaitement vrai. Ce qu'il se propose de faire er 1900, dans les condition actuelles, est éunalement sage et pri ent (Appl.) Visa ce que je me propose de vous démontrer. ce 80ir.

Quant je me reporte par la pensée à l'anns 1896, ot que J'examine les conditions dans lesquelles le Canada se trouvait alors placé, je trouve qu'il est

difficile à concevoir que seulement trois |

ans 8e sont ccoulés depuis cette époque.

I y a des occasious—et c'est une de celles-lh,—ù l: progrès d'un pays en trois ans est plus considérable que celui des trente précédentes années. Cela

puys les plus arriérés de l'Europe. De plus, comme vous le sav:z tous, vous surtout qui avez fait des aflaires dans cette Province, la propriété immobilière ne 8e vendait pas. Quelle transformation ue s'est-il pas opérée depuis trois ans.

Car, je vais vous prouver à la lettre qu’en disant que les derniers rrois- ans avai nt contribué antaut à la prospérité du pays que les trente années précédentes, je n'exagerais rieu, mais que je ne faisais que constater des faits qui se trouvent consigués dans la statistique oflicielle,

Avant de toucher à ce point je leurs dis un mot sur un sujet sur lequel mes paroles ont souvent été citées, savoir, 4à corruption que jo disais devon résultat d'une grande dépense d'argent, Je dois dire que cette assertion à 6té prouvée au pied de la jettre. (Appel) Je no me {rop:se pas ce soir de vous exp ser la politique ue uos prédécesseurs, leurs

arrive peut-être une Fois dans uns génération ou un siècle, unis c’est ce qui a | eu lieu pour le Canada durant les trois dernières années, (Appl.) Je ne pré-

extravagances, niles scandales du pont QOurran et des canaux. Je ne ferai pas allusion, nou plus. aux iniquités dont M. MeGreevey x été pendant vingt, ans le bon émissaire. Je ne veux pas réveiller

tends pas que ce résultat soit dt exelu-lce triste passé, si ce u'est pour attirer ° \ 19° , 1 # .

sivement à l'influence du parti Lbéral ;| votre attention sur Le fait que le dévemais j'affirme qu'il faudrait otre plus |loppeneut qui s'est produit en 1891 dé-

qu'iusensé pour ne pas voir a chose, plus que poltrons pour ne pas là recou naître et assis en conséquence. (Appl)] Avant de torminer, je ous prouveral qué toutes ces aceusations d’infanes ex-| travagances portées couire don seulement sont déplacées dass le bouche de ceux qui les proferent, mais qu'elles sout aussi dépourvues dé tir ment.

iles,

COUP D'ŒIL RETROSPECIE

Arrêtons-nons un instant pour nous

montre surabondamment à ceux qui sont fanilliers avec, la politique 4e quelle muni:re les aflaires out été admi-

| nistrées depuis 1878 à 1896.

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