POINTS DE COMPARAISON
Ce que je me propose de faire ce soir
de: | ce n'est pas de ressusciter tons les vieux
scandales, mais bien d'expliquer notre pos tion aux ainis coinme aux aclversairos | d'ici ou d'ailleurs. Je vais prendre trois points qui frapperont tous les hommes
| d’affaires de ce pays comme quicunque à
rappeler ce qu'était le Canada ily a trois | à cœur les intérêts du Canada
ans.
‘En 1896, lorsque le parti libéral s'opposa avec faut de raison à une grande dépense, c'était à nu moment où le Canada, depuis .q il était devenu une nation, depuis l'époque de la Confédération, avait le plus senti le besoin - d'être ésonome, Nous étions ménacés en 1895 (l’un éaurme déficit, le volume total do uotre corimerce était tombé au declier. uegré et notre vopulation ne s'atgrmentait que dans la proportion des
Je vais comparer les dépenses des deux gouvernements pour les années 1995 et 1898 qui est la dernière année sur laquelle nous avons des données compiètes. Eu 1896, l’ex-gouvernement et M. Foster pour des raisuns à lui connues, a mitonué les comptes publics. Il a causé un graud tort au service public en réduisant 1es dépenses dans différentes branches non pas d'une façon permanente, comme cn l’a vu ensuite, mais
pour un objet temporaire, Son but était
de dissimuler l'énorme déficit en face duquel il se trouvait, En premicr lieu il retrancha l’item destiné aux exercices rilitaires et refusa de solder In paie an.
nuelle, C'était une chose regreituble, car |
on le sait, une milice non exercée, ne vaut pas mieux que 8j nous n'en avions pas du tout ; et, le résultar de cette fausse économie fut de jeter la démora lisation chez la moitié de cette force Cela aurait été justitiable dans le cas de nécessité absolue, ou si l’on avait cru
de réduire la force militaire.
vrudent
Dans de pareilles circonstances, cel aurait peut-être été une excuse. Mais qui conque possède ua peu d'expérience en fait de mice sait qu'il vaut autant re
trancher tout le crédit plutôt que de.
démorn'iser uñc branchs du service,
Le second expédient auquel nex ad.
versaires eurent recours ne valait pas mieux. que le premier.
Nous avons üe tous côtés, dans le Dominion, d'énormes travaux publiss.
Beaucoup d'entre enx sont situés sur les!
côtes de l'Atlantique, sujets aux intein péries du climat et aux rages des teupêtes. Si vous ne les entretenez ns convenublemeut, vous les éxpusez à une ruine cumpilète, ce ‘ui rendra néces:aire
à votre successeur de dépenser des som!
mes bien plus c ns dérables que pour des réparations crdinairer, C'est ce qui serai: arrivé si on les avait réparéeos en temp: convenable Non, les dépenses:
pour cette lranche furent. rognées, laissait ainsi un fardeau plus lourd à leurs sucress 718.
C’est là une autre source de dépenses à laquelle M. Foster eut recours pour arriver à balancer son budget.
J’ai done raison de ne pas vouloir accepter comme correcte la comparaison des dépenses avec 1896, et de prendre l’année 1895, la dernière dont le gouvernement conservateur soit responsable, pour la comparer avec nos dépenses de 1898. Ce sera le premier point sur lequel je vous invite à juger de la prudence et°de l’économie avec lesquelles nous avons adrainistré les affaires.