‹ Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme]Chapitre 11 sur 13 · UN GOUVERNEMENT D’AF- FAIRES · texte numérisé non relu

UN GOUVERNEMENT D’AF- FAIRES

Nous aurions bien pu ne rien faire pour promouvoir les fins de l’immigration, pour développer la Colom- Fe Britannique, pour prolonger

Intercolonial ; nous aurions bien pu ne pas vous permettre d’affranchir vos lettres avec seulement deux cents, Nous aurions pu également prendre dix ans pour terminer notre système de canaux, au lieu de le compléter dans trois, et, en agissant de la sorte, nous aurions épargné en apparence quelques centaines de mille piastres sur les’ dépenses anuuelles. Mais, si nous l’avions fait, nos revenus auraient été plusieurs

. millions moindres de ce qu’ils sont

aujourd’hui. Et puis, encore, la ri-

| chessé nationale aurait été des di-

zaines de millions inférieure à ce qu’elle est maintenant ; notre population aurait été de plusieurs centaines de mille moindre qu’elle n’ait à l'heure présente. La meilleure preuve de la prospérité du pays, c’est que notre population y demeure et y cherche fortune. Nous avons un pays dans lequel les étrangers affluent et que nos nationaux n’abandonnent mnoint. Quelle était. la position du Canada dans les années 1881 à 1891 ?

UNE VOIX : Parlez-nous done du Sénat. fe

STR RICHARD : Abandonnons le Sénat au soin de la Providence qui, avec sa bonté habituelle, enlè-.

vera bientôt cette meule de moulin 4 que le peuple traîne à son cow Cr À t ‘ont ét.

J'en appelle à ceux qui ont êtu-..

en app Le

ligence et je leur . demande quand depuis

1 trois ans, le pays a progressé à pas de géants,

re

comme peu de pays l’ont fait, quand notre population a augmenté, quand le volume de notre

| Nos prédécesseurs nous ont légué des obligations au miontant de #16,commerce | 000,000, et ils étaient disposés à y

a augmenté, quand nos ex-| ajouter six autres millions. En 1899, portations ont augmenté, quand | nous avions payé ces #16,000,000, en notre richesse a augmenté, | u’ajoutant que six millions à notre

quand nos ressources miuières ont | dette. Lorsque nous avons fait quelénormément augmenté, quand tout, | ques dépenses, comme dans le cas enfin, fait présager que l'ère de!du chemin de fer du Nid au Corprospérité dans laquelle nous vivons beau, elles ont été tout À fait frucvrésage de se continuer, c’est bien | tucuses. De plus, grâce à la réducle temps de nous alarmer. Non, il ne! tion que nous avons effectuée sur le faut pas s’effrayer si nos dépenses | taux des intérêts, nous pourrens conannuelles ont été augmentées de deux | solider notre dette à un taux de 24 ou trois millions, quand nous avons ou 3 pour cent ; nous avons aussi obtenu en retour d'énormes com- |fait des arrangements pour quelques

pensations, | années À venir, pendant lesquelles NOTRE COMMERCE A AUG- $150,000,000 deviendront écuus, qui MENTE nous permettront d’en opérer le rem-

Lee a joue boursement en payant pour l'intérêt J’ai d’autres faits importants sur | et le fonds d'amortissement 24 ou 3 lesquels j'attire votre attention. par cent, aû lieu de 44 que nous Je vous ai dit tout à l’heure que| payons aujourd’hui, sauvant ainsi dans l’espace de trois années, nous | deux ou trois millions au trésor puavions plus augmenté que durant les | hlie. (Appl.) trente ans précédents, et je vais vous! Au 1er juillet dernier, notre dette prouver que ce n’est pas là une sim-| uctte était d’environ $265,000,000. ple métaphore. À l’époque de la Con- | C'est un chiffre considérable, mais fédération, avant que l'Ile du Prin-| 6j le pays, en 1878, avait continué ce-Edouard, la Cclombie Britanni- | sa confiance à l’honnête et prudent que, Manitoba et lex Territoires du | Alexandre Mackenzie, ce que nous Nord-Ouest fussent annexés à nous, | avons fait depuis que nous sommes en 1868, enfin, le volume de notre au pouvoir l'aurait été auparavant, commerce était juste de #131,000,- | 6t notre dette n’excèderait pas $8200,+ 000 ; en 1895, ii s'élevait à $224,000,- | 600.000. (Appl.) 000, soit une augmentation de $92.- :

000.000, pendant ce long intervalle. | LOI SUR LE TRAVAIL DES Depuis 1895 à 1899. il s’est élevé de ETRANGERS Une voix. — Pourquoi sir Wil-

$8224,000,000 à $319,000,000. ou bien une augmentation de $95,000,000 dans trois ou quatre ans au lieu de! frid Laurier ne met-il pas en force seulement #%92.000,000, comme elle | la loi contre les travailleurs étranétait de $846,000,000 et plus en 1899 ; | gers À notre population, qui était station-| Sir Richard. —

Parce que la poli-

paire, a augmenté de cent pour cent de plus durant les derniers trois ans que dans la période précédente.

* Une voix.—De combien la dette a-t-elle été augmentée !

Sir Richard. —Je vais donner à

© mon interrupteur un état que ses

professeurs ne lui ont pas fait con-

tique de nos prédécesseurs 4,€

aux Etats-Unis des millions de .nos compatriotes. et que dans le moment, un grand nombre des nôtres trouvent de l'emploi sur différents points des Etats-Unis. Nous ne désirons

à cause de l’action d’un seul

dans une ville voisine, parcæ que deux ou troïs individus abusent mo-

mentanément de lautorité.

Ets AN (à

possèdent, exposer des milliers de A fait voter 83,000,000, quand M. Canadiens à perdre leurs emplois. Mackenzie, en 1876, avait dû deman- CAPRLE | der $2,791,000,ce qui était en propor- Une voi:.—-Pourquoi, alors, avoir | tion des travaux alors sous son conmis cette loi dans les statuts trôle, une somme toute aussi consi- Sir Richard. — Si l'on abuse de | dérable que le montant voté à la réuotre bienveillance et s1 l’on en pro-! quisition de M. Tarte,

fa, peur introduire Ars nous des 1xs DEPFNSES A L'AVENTR eur. étrangers, au préjudice | SERONT MOINS ELEÈVEES des nôtres, alors nous i# mettrons | js ù eu vigueur enve:s et contre tuus. | Cependant, il n’y a aucune raison v Je crois vous avoir démontré que | de croire que lorsque ces travaux auaugmentation apparente de nos dé- |ront été mis en bon ordre et que ponses est due à des objets qui nous | justice aura été rendus aux comtés ont donné une ample compensation, | qui ont été punis par nos prédéceset n'a en aucune façon, je le répète, | seurs pour leur fidélité au parti libéajouté aux charges qui pèsent sur ral, qu’il faudra faire des dépenses notre population. Tandis que j'y | extraordinaires pour les travaux pusuis, je vais vous dire un mot d’un blics. Et, après tout, 1l n’est que raiitem des estimés, au sujet duquel | sonnable, tandis que le trésor est mon ami, M. Tarte, a été attaqué, je | rempli, de faire des dépenses justiveux parler des grosses sommes qu’il | fiables dans l'intérêt publie, Que nos a fait voter pour nos travaux pu- | adversaires démontre que ces déblics, penses Do pas ee et ils pourront alors attaquer le gouverne- DEPENSES Se TRAVAUX | sent. Mais, il est bon d'observer LOS que pour attaquer M. Tarte, ils sont

Nous avons un nombre considérable de travaux publics — environ 500 ou 600 de différentes sortes, — dont beaucoup sont exposés à une constante détérioration. Il faut les entretenir avec soin, car autrement, nous serions exposés À une grosse dépense, à courte échéance, pour les reconstruire à neuf. Lorsque M. Tarte a pris la direction des travaux pubiics, il a constaté que, grand nombre de comtés, d’un bout à l’autre du Dominion, lesquels avaient commis l'erreur d’élire des libéraux, de 1878 à 1896, aucuns travaux n’avaient été exécutés, quelqu'urgents qu’aient été les besoins dans ces localités. Les travaux publics qui avaient été faits dans ces endroits étaient en ruine. M. Tarte, à l'exemple de M. Mackenzie, s’empressa de réparer les injustices qui été commises. Il décida de réparer ces travaux, ce qui exigen

| de fortes sommes d'argent. Il est de

mon devoir de vous dire que dans des conditions analogues, M. Tarte

obligés de baser leur opinion sur le fait que dans le premier parlement, ils ne votèrent que 832,090 pour cet | objet afin de réduire leurs estimés, | (Appl.) Comme je vous l'ai dit, nos obligations pour la fin de 1900 seront tout à fait insignifiantes.

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