‹ Discours de Sir Richard Cartwright prononcé à Toronto le 24 août 1899 [microforme]Chapitre 3 sur 13 · COMPARAISON DES ESTIMES · texte numérisé non relu

COMPARAISON DES ESTIMES

Prenons maintenant comme se- ‘ cond point, les estimés de M. Foster pour 1897, et comparons-les avec

été votés pour 1900, et. à

vous verrez que le résultat sera frappant. En troisième lieu, j'appliquerai ce que l’on appelle le teste “ per capita ”, et je ferai voir comment, d’après notre population, nos dépenses peuvent être comparées avec celles de nos adversaires.

Sur ces trois points, il sera facile pour tout le monde de se former une opinion sur la vérité ou la fausseté des accusations portées contre nous,

adversaires qui m'écoutent, qu’estce qu'ils pensent que nous allons faire des 58 ou 59 millions que nous ‘demandons pour 1900 ; je leur demunderui également quel est le montant qui se trouvera ajouté à notre dette fixe quand ces dépenses auront été faites { Sans doute, vous avez tous entendu dire que cette dépense est la plus monstrueuse dont on ait jamais entendu parler, que jamais aucune administration conservatrice n'avait même réivé une énormité pareille.

Eh bien, je le répète, de combien pensez-vous que la dette a été augmontée depuis 1897 à 1900 ? Pensez-vous que ce soit d’un million ?

De trois quarts de million ? d’un demi million ? L'augmentation totale ajoutée à la dette par ce goulvernement extravagant a été, entre 1897 et 1900,—en prenant pour base des calculs de M. Foster, pour la première année, et ceux de M.Fielding, pour la dernière, —de $65,000, ‘ou un peu plus de un centin par tête sur notre population. (Longs applaudissements.) Pour votre information, j'ajouterai que duran & ces trois ans, si les ‘informations fournies par nos statisticiens sont ‘correctes. s’il faut ajouter foi aux

lretours du département de limmi- |gration, le montant des intérêts sur ‘notre dette, aurait été augmenté de

.$2.11 par tée. En 1900, en prenant

lune augmentation de #65,000, Pin:

|térêt ne sera que de $2.00 par tête.

(Appl.).

lei, je demauderai À vous on à mes

hp

Vous avez pu lire dans le “Mail”, dans la “Gazette”, dans le “Star”, ces roquets du parti, cornbien nos dépenses avaient 6t6 immenses, imonstrueuses, Ils sont frappés de terreur à l’idée surtout, qu’en outre de dépenses ordinaires, nous ayons

demandé six ou sept millions im-!

putables au capital pour le complètement de nos canaux et de nos chemins de fer.’

Une voix.-—Combien Québec aura-t-elle ?

Sir Richard. — La province de Québec recevra à peu près un tiers de ce qu'a obtenu Ontario.

Vous connaissez à présent l'énormité de nos dépenses, Ne serez-vous pas surpris d’apprendra qu'en déduisaut les comptes en compensation des dépenses du chemin de fer Intercolonial et cclles pour le Yukon, en d'autres termes, le fonds d'amortissement que nous payons, et que nos adversaires ne payaient point, les estimés de M.Foster, pour 1897, étaient absolument égaux à ceux de M. Fielding, pour 1900 ?

Avant de vous donner les détails, laissez-moi ajouter un mot.

Ces estimés de M. Foster furent soumis dans la première partie de 1896, à une époque qui aurait dû faire comprendre au gouvernement la nécessité d'agir avec une extrême prudence. En effet, nous venions de terminer 1895 avac un déficit d’audelà de $84,000,000. IT n’y avait pas de doute ou’à venir jusqu’à 1896 notre population n'avait guère augmenté depuis le recensement de 1891 : nous avions de lourdes obligations à rencontrer, le volume de motre commerce avait considérablement diminué. Bref, la perspective était des plus sombres,

C'était le temps alors pour ces * journaux dont je viens -de parler,de

ont-ils protesté, ont-ils condamné un seul acte de l’ex-gouvernement 4

(Appl.) Non jamais et aujourd’hui, ils ont des crises hystériques à propos de ce que nous faisons,

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