PAR M. A. JAY
La première tribune politique de la révolution fut un champ de bataille ; l'éloquence, qui se modifie suivant les besoins et les luraièresdessociétés,s'arma de toutes ses foudres, pour renverser la monarchie absolue fondée par Richelieu , décorée plutôt qu'affermie par Louis XIV, privée de respect sous la régence, abandonnée ensuite pendant un demi-siècle aux caprices de l'arbitraire, aux coups de la fortune et aux mécontentements du peuple. Toutes les classes s'étaient réunies pour la destruction; elles se divisèrent lorsqu'il fallut refaire l'ordre social; chacune d'elles parut sur la scène , avec ses passions , ses intérêts , ses vieux ou ses nouveaux préjugés. L'éloquence fut alors appliquée aux plus hautes questions d'ordre public; les discussions, calmes et réfléchies dans l'origine, s'animèrent par .. ^ degrés; mais enfin , toutes les résistances intérieure^J;^^ étant vaincues, la monarchie constitutionnelle