VIII AVANT-PROPOS
histoire nationale ; et c'est pourquoi nous nous sommes persuadé que Vintérêt des dates ferait peut-être pardonner la médiocrité des discours.
En parlant sur des sujets où Vimagination trop libre peut aisément faire dévier la raison, et sans nous interdire ce degré de V affirmation et ce maxi-. mum de V éloge que comportent les usages oratoires et que les auditoires friands d'émotions exigent, nous avons visé plus à V exactitude de ce qu'il fallait dire qu'à la manière de le bien dire.
On remarquera qu'à travers ces pages, apparemment décousues, à travers celles du moins qui regardent notre pays, court presque partout une même pensée qui en forme la caractéristique, et je dirais, le thème de fond : c'est que l'Eglise catholique, ouvrière sublime, a fait la patrie canadiennefrançaise, et que cette patrie, si chère à nos cœurs, ne restera pour nous ce qu'elle est et ce qu'elle doit être que dans la mesure où elle-même demeurera fidèle à l'Eglise.
C'est là, du reste, une des lois fondamentales de notre histoire. Et n'eussions-nous, en publiant le présent recueil, réussi qu'à mieux traduire cette vérité, et qu'à l'inculquer plus profondément dans l'esprit de nos lecteurs, nous estimerions n'avoir pas fait œuvre vaine.