Cor., xii
Et ce prélat lui-même, trop tôt enlevé à l'affection des siens, à la vénération de son clergé, à l'estime et au respect de tous ses diocésains, disons, pour clore ce modeste éloge, qu'il fut tout à la fois un noble éveque et un grand chrétien : un noble éveque, dont les œuvres redisent à l'envi l'intelligence et le zèle ; un grand chrétien, dont les vertus, poussées dans la douleur jusqu'à l'héroïsme, font et feront toujours l'admiration de ses concitoyens.
Du haut du ciel où l'ont sans doute déjà porté tant de mérites, où le porteront sûrement vos suffrages, il continuera, mes Frères, d'étendre sur ce diocèse son regard et son bras protecteurs. Il l'édifiera par le souvenir de sa vie hautement chrétienne ; il le soutiendra par la force et l'ardeur de ses prières. Il obtiendra du cœur de Dieu que les belles et saines traditions de foi et de patriotisme si fortement attachées au sol nicolétain, bien loin de subir aucune atteinte, s'y développent toujours davantage ; que les institutions et les œuvres d'où dépend votre avenir, marchent de progrès en progrès ; qu'une commune charité puisée aux sources divines, unisse tous les esprits, toutes les volontés, tous les cœurs, sous la houlette de celui qui sera dorénavant, et dans le sens le plus vrai, l'artisan éclairé de vos destinées et le père surnaturel de vos âmes.
Ainsi soit-il.
ELOGE
DE