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la poussière d’un tombeau. L’écho de cette parole retentit depuis des siècles, et il n’a rien perdu
du siège de sais: Pierre, de cette Chaire d’où le prince des Apêt:»s dictait au monde ses préceptes et d’où i! -r. inulguait ses enseignements,
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Quelle splendide Organisation que celle de l'Eglise catholique, et comme ce puissant accord et ce merveilleux équilibre de toutes les forces et de tous les rouages qui entrent dans son gouvernement démontre bien la divinité de son origine !
Au centre, et dans une majesté à laquelle aucune grandeur humaine n’est comparable, se dresse le Pouvoir pontifical. C’est la tête de l'Eglise, le foyer vivant de ses droits, la source féconde de ses pouvoirs, la clef de voûte de tout l'organisme religieux. Formée d’après l'idéal Mmonarchique, cette magistrature sans rivale plane bien au-dessus des royautés humaines, dont
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elle cumule les prérogatives sans être sujette aux erreurs et aux excès qui ne sont que trop souvent l’écueil des têtes couronnées. Les sages tempéraments qui entourent la puissance papale, les conciles, le sacré collège, les congrégations romaines, loin d’amoindrir son influence, ne font que la mett:: en plus haut relief et conférer à ses décisions un plus haut degré d'efficacité. Le Pape règne et gouverne., Sa juridiction, comme celle du Christ, s'étend immédiatement non seulement à l’ensemble des membres de l'Eglise, mais encore à chacun d’eux, aux brebis et aux agneaux, aux pasteurs et à leurs ouailles. Le Concile du Vatican l’a défini en termes précis qui ne laissent place à aucune équivoque. Toutefois, mes Frères, la divine constitution du pouvoir pontifical, l'assistance spéciale dont il jouit, les privilèges exceptionnels dont il est orné, sans excepter l’infaillibilité, n’excluent pas l'usage des moyens que la prudence humaine suggère dans le gouvernement des peuples. Dieu ne gouverne-t-il pas le monde par le ministère des causes secondes et par le concours des agents naturels ? Selon le cours ordinaire des choses, il est impossible qu’un seul homme, malgré le nombre et la compétence de ses ministres immédiats, régisse, comme il convient, une société aussi vaste et aussi complexe que l'Eglise. Il lui faut des aides, des auxiliaires régulièrement
ce une juridiction reconnue et incontestée.
Ces aides du Pape, de par le droit divin lui-même, c’est-à-dire de par la volonté de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ce sont les Evêques que “le Saint-Esprit à placés pour gouverner l'Eglise de Dieu!. ” Les évêques, selon l'expression même de Sa Sainteté Léon XIII, ne sont pas de simples vicai-
giles instruments dont l’action s’efface et expire avec le mandat d'occasion qui les a créés. Non, ce sont les chefs réguliers des Eglises particulières, des pasteurs voulus de Dieu pour remplir auprès des fidèles un rôle indispensable, inhérent à la nature même de l'Eglise catholique.
Issus des entrailles du peuple, parlant sa langue et vivant de sa vie, parfaitement Au courant de ses idées et de ses mœurs, de ses aspirations et de ses besoins, ces hommes graves et prudents sont les médiateurs naturels entre le pape et ses sujets. C’est sur eux que le Pontife romain se décharge du soin des âmes disséminées en tant de diocèses. C’est à eux de porter au loin les enseignements de la foi, d’annoncer Ja parole de Dieu et de