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En septembre

292 DISCUURS ET ALLOCUTIONS

Séminaire ; il revêt courageusement l’habit des clercs, et, avec lui, tout le sérieux de l’état ecclésiastique. Son attitude, dès le principe, dénote une volonté résolue. Il s’assied, l'œil fixe et l'esprit tendu, au pied des chaires de théologie ; et, à partir de ce moment, ses hautes qualités intellectuelles s’accusent et sa forte personnalité se dessine.

Déjà, à la faculté des Arts, l’enseignement basé sur les princives de la scolastique avait frappé son esprit et amorcé son désir d’apprendre ; mais ce n’était encore, dans sa pensée imprécise, qu’une clarté naissante et une lueur d’aurore. Les lumières empruntées au flambeau de la foi devaient achever la conquête de cette âme naturellement éprise d’idéal, et l’abbé théologien, mis à l’école de saint Thomas et en contact avec ses œuvres, allait vouer au prince de la science catholique un culte sans partage.

Nous avons été l’heureux témoin des joies et des émotions, des tressaillements et des enthousiasmes, que faisait naître en ce séminariste studieux, à mesure qu’elle se découvrait à son regard, la doctrine théolugique de l’Ange de l'Ecole. C'était, pour lui, comme la révélation d’un monde nouveau. Son intelligence séduite y entrait à plein vol, et, désormais, elle ne devait plus cesser d’en parcourir et d’en explorer les immatérielles régions.

En 1891, nous retrouvons l'abbé Lortie à Rome. Le Séminaire avait jugé qu’un esprit si robuste et si actif, après deux années d’études dans la ville des Papes, remporterait de cet incomparable foyer de science et de vie religieuse un notable accroissement de valeur et de prestige. Il ne fut pas déçu.

La théologie romaine, fécondée et comme renouvelée par le souffle thomiste qui passait sur elle, jouissait alors de toute lx faveur publique. A l’Université de la Propagande, dont les élèves canadiens suivaient les leçors, l’illustre Satolli tenait le sceptre. Il avait réappris à des milliers d’auditeurs le texte oublié de la ‘“ Somme ” Sa parole claire, sa pensée profond. so1 uction expressive et animée, ses puissantes envolées métaphysiques n'étaient pas faites pour déplaire à l’abbé Lortie. Notre étudiant québecquois subit le charme du maître. Dans les lettres qu’il écrivait au sortir de ces fêtes de l'esprit, on sent s’émouvoir et vibrer son âme subjuguée par une logique si prenante, et tout heureuse de contempler, à travers le voile transparent des formules, l’inénarrable beauté des dogmes. Rarement, disciple de saint Thomas apporta-t-il à l’étude de ses écrits et de ses doctrin-: plus d'amour, plus de spontanéité et de conviction.

Ea 1892, Mgr Satolli fut nommé délégué apostolique à Washington. L'abbé Lortie entendit

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avec regret les adieux du grand théologien et Corserva avec piété le souvenir de ses dernières leçons. Le manteau d’Elie était tombé sur les épaules d’Elisée. Le professeur changeait, mais la doctrine demeurait. Sous le règne du nouveau et très distingué titulaire!, notre compatriote ne perdit ni son ardeur au travail ni son amour et son culte pour la science religieuse.

Au surplus, dans cette âme riche et complexe, le sens théologique n’avait rien d’exclusif. L'abbé Lortie aimait le beau. Tout en approfondissant les problèmes les plus ardus de la foi, il savait s’enthousiasmer devant une statue de Michel-Ange, devant une fresque de Raphaël, devant les débris majestueux du Forum, devant l’enchanteur panorama des Monts Albains. Son oreille se penchait sur l'écho des ruines; sa mémoire recueillait toutes les voix de l’histoire. Et ses yeux, remplis de la noble vision des siècles chrétiens, s’humectaient au spectacle de la renaissance païenne dans cette Rome bénie, violemment et perfidement arrachée à ses légitimes possesseurs.

Rome pourtant garde encore, Rome gardera to. jours, par une sorte de baptême historique, son caractère sacré. Et c’est Pourquoi tant

dE Le Révérend Père Alexis M. Lépicier, de l'Ordre des Servites.

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de jeunes lévites, aujourd’hui comme jadis, convoitent le privilège d’y recevoir l’onction sainte. L'abbé Stanislas Lortie eut la joie d’être ordonné prêtre le 11 juin 1892, par son Em. le cardinal Parrocchi, dans l'antique basilique de Saint- Jean de Latran. Ses vœux de séminariste religieux et fervent étaient comblés. Sa carrière d'homme d’Église, lié par les fonctions de son état aux intérêts majeurs de la vérité et de la justice, allait commencer.

Reçu docteur en théologie après un brillant examen, il revint d'Europe dans l'été de 1893, et le Séminaire, dès son £r'ivée, lui confia l’une des chaires de philosophie, qu’il occupa pendant sept ans. Et comme rien ne prépare mieux à l’enseignement dogmatique que l'étude et la discipline des sciences rationnelles, lorsque, en 1900, on eut besoin d’un professeur de dogme, c’est au savoir et à l’expérience de notre regretté collègue que les autorités firent appel.

L'abbé Lortie apportait à l’enseignement scolastique d’exceptionnelles aptitudes.

Sa forte intelligence, ses réflexions, ses lectures, lui avaient montré dans les doctrines si profondes et en même temps si objectives de saint Thomas d'Aquin, la plus haute perfection de l'esprit humain. Il s'était abreuvé à ce flot pur ; il s'était nourri de cette moëlle. La parole des papes, notamment celle de Léon XIII,

était là pour l’assurer qu’il ne faisait pas erreur. L'encyclique Æterni Patris lui tenait lieu, en matières philosophiques, d’évangile. Et mieux inspiré que tant d’esprits superficiels ou railleurs, incapables de comprendre le rôle nécessaire des idées générales dans 1: domaine des sciences, il s'était fait l’apôtre, aussi zélé que convaincu, des thèses et des abstractions thomistes.

Ses cours toujours soignés révélaient un esprit lucide, synthétique et délié, pénétrant jusqu’à l'intuition. Il se plaisait sur les hauteurs, et dans le dédale des évolutions logiques. Il excellait à tisser la trame d’un raisonnement, à dérouler le fil d’une argumentation, à brandir un syllogisme, à résumer une controverse, à dénouer ou à briser les nœuds d’un sophisme.

En toute question, il remontait aux principes, comme l'explorateur se hâte vers les sources.

C’est là un des secrets de l’art d’enseigner. L'abbé Lortie possédait ce don à un degré remarquable ; et, grâce à cette faculté communicative et conquérante, il s’établissait entre ses élèves et lui une corrélation féconde de pensées et une étroite réciprocité de sentiments.

Sa voix un peu aigre, mais nette et sonore, jetait aux oreilles attentives des notes pleines d'éclat et de vie. Il captivait ses auditeurs. Par

des interrogations alertes, pressantes, graduées, il tenait en éveil et en haleine leur curiosité docile ; par un choc d’objections habilement posées ou savamment résolues, il faisait jaillir de leur esprit des clartés ‘oudaines. Son geste conclusif écartait de leurs yeux tous les voiles, et il les introduisait comme par la main au cœur même de la vérité.

Nous avons dit que l’abbé Lortie professa d’abord la philosophie. Nous pourrions ajouter, tant est grand le rôle de la raison humaine dans la théologie de saint Thomas, qu’il la professa toujours. Aussi bien, sut-il mener de front l’enseignement dogmatique dont on l’avait chargé et la rédaction d’un texte philosophique suffisamment adapté au caractère de notre éruque et aux besoins de notre pays.

Depuis longtemps, en effet, notre estimé collègue s'était rendu compte des lacunes assez nombreuses, et de plus en plus visibles, qu’offrait le manuel, en usage parmi nous, du cardinal Zigliara. Certes, il reconnaissait à cet ouvrage, justement réputé, de rares mérites. Il en admirait la structure générale et le style. Il en trouvait, néanmoins, l’érudition touffue,; il estimait nécessaire de condenser ces pages trop diffuses, et, sur certains points, d’en préciser et d'en compléter la doctrine.

C’est ce qu’il fit dans ses Ælementa philosophiæ

christionæ ad mentem S. Thomæ Aquinatis exposita!,

Cet ouvrage en trois volumes, qu’on nous dispensera d’analyser ici, se recommande par la justesse des concepts, la fermeté des lignes, l'harmonie des proportions. On y trouve, présentées en belle lumière, plusieurs questions importantes, trop souvent, en d’autres manuels, laissées dans l'ombre, telles que l'induction en logique, l'éducation, le socialisme, l’association professionnelle, le libéralisme en morale. Des citations françaises, groupées au bas des pages, projettent sur le texte latin un vif reflet d'actualité.

Dans ce recueil de thèses, et sur cet assemblage de vérités capitales, on chercherait en vain la draperie soyeuse d’une langue ornée et chatoyante. L'expression de l’auteur est simple, sa phrase sobre, concise, quelquefois même inélégante. Par contre, sous cette étoffe grossière, quelle ossature solide, quel corps fortement musclé ! Au vrai, est-il besoin que la pensée philosophique se recouvre d’oripeaux ? et les austères doctrines dont elle se compose, n’apparaissent-eiles pas d'autant mieux qu’elles n’affectent aucun déguisement et qu’elles ne brillent

1. L'ouvrage de l'abbé Lortie, paru en 1909, est le deuxième manuel de philosophie canadien. Le premier, dont l'auteur est M. Jérôme Demers, ancien supérieur du séminaire de Québec, remonte à 1835.

d'aucun éclat d'emprunt ? Tel était le sentiment de l’angélique docteur saint Thomas, et l’abbé Lortie, son disciple, n’a pas cru pouvoir mieux faire, en commentant ses idées, que de parler son langage.

Les qualités et les connaissances déployées dans son manuel par notre philosophe québecquois, lui ont valu les plus sincères éloges. De graves revues ont favorablement apprécié cette publication ; des maîtres renommés, même d'Europe, y ont très cordialement applaudi.

L'Université Laval est fière de constater que, si l’homme a disparu, son œuvre lui survit, et que des centaines de jeunes gens se forment chaque année, dans nos séminaires et dans nos collèges, à l’école du docte professeur dont elle déplore si amèrement la perte.

Ce professeur était un métaphysicien ; ce n’était pas un rêveur. Il habitait dans le domaine des idées, non dans le monde des chimères. Il alliait à des vues abstraites très élevées un sens très aigu des réalités physiques et des nécessités morales.

Ce sens, inné chez lui, s'était développé au cours de ses voyages par ‘’observation judicieuse des faits et des phénomenes sociaux. L’Allemagne surtout, ainsi que la Belgique et la France, avaient attiré son attention. Il admirait le zèle agissant et organisateur des catholiques

de ces contrées ; et, sans assimiler de tout point le Canada à l’Europe ni glisser dans un noir pessimisme, il ne se faisait pas, non plus, illusion sur certains dangers et certains agissements qui nous menacent.

De sa chambre d’étude, et par delà les pages des in-folio, son regard fixait l'horizon. Il voyait des nuages sombres s’y amonceler. Il entendait, non sans émotion, la clameur sourde montant, comme un cri de haine, des houillères profondes, ou s’exhalant, comme une plainte, des usines enfiévrées. Et, en son âme d’apôtre, il se disait que, de nos jours plus que jamais, il faut aux travailleurs un idéal religieux qui les oriente et une forte discipline chrétienne qui les régisse ; que, sans l'influence sagement combinée des lois divines et humaines, de la charité et de la justice, de l'autorité et de la liberté, la société, mise à sac par les appétits et par les rancœurs, se couvrira de barricades et de ruines.

La philosophie morale de l'abbé Lortie porte ça et là la trace manifeste de ces préoccupations.

En 1901 et 1902, le jeune professeur fit ici, dans une série de conférences publiques, un exposé très clair et très documenté des doctrines socialistes. Il nous dépeignit en toute son horreur cette vague d'opinion, houleuse, irritée, écumant contre la digue, et rougie de sang par l'anarchie. Et, pour mieux faire toucher du doigt

un mal si profond, il en signalait avec clairvoyance les causes diverses, les répercussions et les conséquences ; il en indiquait aussi, quoique brièvement, les remèdes.

C'est peu de temps après que parut, sous le nom de l’abbé Lortie, au secrétariat de la Société d'Economie sociale de Paris, une intéressante monographie de famille ayant pour titre : Com- Dosileur typographe de Québec. Ce travail tout positif, et conduit d’après la méthode Le Play, démontrait par les menus faits ce qu'est chez nous l’ouvrier sobre, religieux et laborieux, et ce qu’il peut être partout dans les mêmes conditions et sous les mêmes sauvegardes.

Il y avait là, tout à la fois, une leçon d’expérience et un programme d’action.

L’abbé Lortie eût voulu que nos esprits cultivés fissent, dans leurs travaux, une place plus large aux questions et aux considérations sociales. Par son initiative, en 1906, une société destinée à favoriser ce genre d’études fut fondée ; et, par ses efforts surtout, cette tentative donna lieu à des discussions très utiles sur les plus graves problèmes sociaux et nationaux.

Son ambition ne s’arrêtait pas là. Il était de ceux qui croient que la presse catholique, même en notre pays, répond à un réel besoin ; qu’un journal quotidien, inspiré et rédigé sans calcul personnel et avec l'indépendance poli-

tique que demande le Saint-Siège, et voué pardessus tout à la diffusion du vrai et à la défense des intérêts religieux, peut remplir parmi nous un rôle salutaire. On sait comment il s’employa à la réalisation de cette œuvre, et quelle part active, pour ne pas dire prépondérante, il prit dans sa création et dans son fonctionnement.

Le jcurnal, du reste, n’était dans sa pensée qu’un des ressorts de la vaste organisation qu’il rêvait pour le groupement et la direction des forces catholiques au Canada, et particnl‘èrement dans notre province. La mort ne lui a pas permis d’assister à l'exécution de tous ses projets. Du moins est-il juste d'affirmer que l’œuvre de fédération et d’association qui se poursuit sous nos yeux, et dont le réseau s’étend progressivement sur nos paroisses, lui doit, pour une bonne part, son impulsion première et ses premiers succès.

Et parce que, chez nous, les intérêts de la religion ne sauraient pratiquement se séparer de la langue que parle la majorité catholique et qui éveilla sur nos bords les premiers échos chrétiens, l’abbé Lortie souhaitait pour cet idiome, et pour le peuple qui s’en fait gloire, un avenir de progrès et de triomphe.

Notre histoire et nos institutions françaises, la survivance de notre génie, la vocation de notre race, sa force de pénétration, sa vitalité,

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sa fécondité, son attachement inviolable aux traditions et à la langue des aïeux, étaient pour lui, dans sa conversation comme dans ses écrits, des thèmes favoris. Il prenait un plaisir d’ethnographe renseigné et d’enthousiaste patriote à suivre sur la carte, jusque au-delà des frontières, le mouvement merveilleux de notre population. Il était, si j'ose le dire, irrédentiste.

On se rappelle ce qu’il a fait, de concert avec son ami, le distingué fondateur de la société du Parler français au Canada, pour mettre sur pied et en bonne voie cette institution si belle, si utile et si féconde. Avec quelle assiduité il assistait à ses séances ! avec quel zèle il encourageait ses travaux ! combien d’heures, chaque mois, il consacrait à son “ Bulletin”! de quel œil jaloux, et parfois inquiet, il surveillait sa caisse !

L'œuvre, somme toute, marchait à son gré.

Et le projrt, cher aux initiateurs, J’un immense congrès de la Langue française à Québec, était lancé. Il ralliait tous les suffrages : il associait en un faisceau toutes les volontés; il allait fondre en un même hymne des voix harmonisées des deux Frances ; il allait faire retentir sur toutes les lèvres les mêmes accents et les mêmes revendications.

Devant un auditoire encore vibrant au souvenir de cette grande semaine patriotique, je

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nets —

ne redirai ni ce qu’elle fut, ni les ovations qui la marquèrent, ni les espérances qu’elle fit concevoir. J’observerai seulement que, malgré l’allégresse commune, un nuage attristant planait sur les assemblées. Une place était vide, celle

de l’un des plus actifs, des plus dévoués, des

plus industrieux organisateurs du Congrès. L'abbé Lortie, tombé d’épuisement sur la route, manquait. Dieu lui refusait le bonheur de saluer de sa voix émue et de contempler de ses yeux réjouis l’apothéose de sa race. Dieu allait lui demander

davantage : le sacrifice même de sa vie.

Ce sacrifice, nous savons que notre collègue le fit très généreusement. Entouré de l'affection des siens, dans le presbytère de son cher et digne frère, le curé de Curran, il est mort, l’œil attaché au crucifix, l'esprit calme et l’âme pleine de la suprême espérance. Ses dernières paroles ont été ce que fut toute sa carrière, un hommage à Dieu et à sa race.

Prêtre convaincu et fidèle, il pouvait décéder en paix, lui qui aima si ardemment le Christ et qui, pour lui gagner des âmes, s’acquitta toujours si diligemment du ministère de la prière, de la prédication et de l’action. Il emportait avec lui dans la tombe le témoignage d’une vie de labeur, la sympathie reconnaissante des chefs de l'Eglise, les regrets inexprimables de ses confrères en deuil.

Ayant eu l'honneur d’être secrétaire-adjoint au Premier Concile Plénier de Québec, engagé, de plus, par ses travaux mêmes en de nombreuses relations sociales, l'abbé Lortie était bien connu de tous les dignitaires ecclésiastiques canadiens. Et il comptait, parmi les laïques instruits, un très grand nombre d’admirateurs et d’amis.

Son accueil était courtois, son commerce agréable et bienveillant. Sous des dehors d’une certaine rudesse faite de brusquerie et de rondeur, il cachait une âme franche, généreuse et loyale. ‘La sagesse de l’homme, dit l’Esprit-Saint!, luit sur son visage. ” Par toute sa physionomie, l'abbé Lortie laissait voir que la confiance n'avait à redouter de lui aucune duplicité, ni l'amitié aucune traîtrise,

En ses yeux largement ouverts se reflétaient, comme en un miroir, la vérité qu’il poriait au fond de son âme, et la vérité qu’il découvrait au fond des choses.

Il était d'humeur gaie. Sa verve hilarante et jaillissante se donnait libre cours en des éclats d’un franc rire et en des manifestations d’une joie robuste. Mais si, d’une part, par cette jovialité et cette bonhomie, il attirait à lui, de l’autre, par son énergie et sa résolution, il imposait le espect.

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