Eccl., vu
Esprit vigoureux en même temps que pondéré,
il voyait sans frayeur les nécessités de la lutte. L’effort, loin de le rebuter, l’entraînait ; et il levait l’obstacle plutôt qu’il ne le tournait. On s’inclinait devant cette nature sincère, soucieuse d'ordre et de justice, capable de s'élever audessus d’une question d'intérêts et de sacrifier une exigence religieuse.
à quarante-trois ans :
sur trop de choses, l’a Consumé. Quelle multiplicité d'œuvres! et pourtant quelie ;
orateur, le sociologue, le patriote.
C’est cette visée supérieure qui a fait son mérite aux yeux de Dieu.
C'est cette cohérence, cette Convergence d'efforts qui, aux yeux de l'Eglise, de l’Université, de ses concitoyens, consacrera immortellement sa mémoire.
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SERMON SUR LE PRÈTRE prononcé dans l'église de Berthier (Montmagry)
le 12 mai 1895
Omnis pontifex, er hominibus assumptus, pro hominibus constituitur in is que sunt ad Deum.
Tout pontife, pris d’entre les hommes, est établi pour les hommes en ce qui regarde le culte de Dieu.
Heb., v, 1.
Monseigneur’, Mes Frères,
Sous l’ancienne Loi, promulguée par Moïse, loi de crainte autant que de privilège et de particularisme, de même que le vrai culte semblait réduit aux bornes étroites et exclusives d’un seul territoire et d’une seule nation ; de même le sacerdoce, lié à
1. Mgr L.-N. Bégin, archevêque de Québec. Sa Grandeur était là pour conférer l’ordination sacerdotale à M. l'abbé Arsène Roy, aujourd’hui des Frères Prêcheurs, et frère de Mgr P.-E, Roy, archevêque de Séleucie, et auxiliaire de Québec, de MM. les abbés Philéas, Camille et Alexandre Roy, et de la Rde Mère Marie de l’Eucharistie, de l’Hôtel-Dieu du Sacré- Cœur.
la tribu de Levi et à la race choisie d’Aaron, ne pouvait sortir des rangs de cette lignée ni du cadre séculaire de cette dynastie sacrée.
Sous la Loi nouvelle, au contraire, loi de bonté aimante et de munificence généreuse, apportée par Jésus-Christ à la terre, les vieux cadres se sont brisés, les castes héréditaires se sont effacées ; et, dans une religion qui embrasse indistinctement tous les hom-
partout ses nobles et saintes recrues : pontifexr ex hominibus assumplus. Ce n’est plus seulement la tribu de Lévi ni la race privilégiée d’Aaron, c’est toute tribu, toute race, c’est toute famille humaine qui peut prétendre à l'honneur de fournir des prétres à la religion, des ministres à l'Eglise, des coopé-
Cependant, je me hâte de l’ajouter, même sous cette loi si large et sous ce régime si bienfaisant, il y a place pour des familles de choix. L’œil découvre ça et là des familles préférées, aux fortes et saines traditions, sur lesquelles le regard de Dieu se repose avec plus d'amour, et auxquelles la grâce divine s'attache avec plus de constance ; et il arrive que volontiers la Providence en fasse sortir, pour le plus grand bien des peuples, non pas de simples unités, mais des groupes et des essaims d'ouvriers évangéliques.
La circonstance de ce jour nous en offre un touchant exemple, j
ans une famille de cette paroisse, comblée simultanément des bénédictions d'Abraham et des plus hautes faveurs du ciel, l’on a Vu, par une riche et admirable éclosion de vocations religieuses, refleurir en quelque sorte la tige féconde d’Aaron, Et, lorsque déjà quatre de ses membres, soit dans le sacerdoce, soit dans la vie claustrale, avaient voué au culte de Dieu et au service de l'Eglise leurs talents et leurs vertus, Vous avez voulu, Monseigneur, Par une attention
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délicate, venir donner au cinquième, sous les regards réjouis de ses parents et de ses amis, l’onction sainte, et ajouter ce nouveau fleuron à une si belle et si bril lante couronne.
Que ne puis-je, mes Frères, pour répondre à votre attente et au caractère auguste de cei’e fête, vous parler, comme il convient, de l'excellence du prêtre, de l’ineffable dignité dont il est investi, et des fonctions tout à la fois redoutables et sublimes que la religion lui confie ! Mais il faudrait pour cela l’inspiration des prophètes, la langue des docteurs, l’éloquence des saints.
Dans mon impuissance, je m’estimerai heureux si je parviens à vous exposer et à graver profondément dans vos cœurs les trois pensées qui feront l’objet de cette instruction, à savoir, que le prêtre est l’ouvrage spécial de Dieu, que le prêtre est la personnification de Dieu, que le prêtre est l'instrument des œuvres de Dieu.
Daïigne la Vierge Marie, reine des anges et des saints, et patronne tout aimable et toute secourable du ciergé, bénir et féconder mon humble parole !
Lorsque, mes Frères, dans vos corps délibérants, vous avez besoin d’un chef, lorsque la nation canadienne veut se donner des législateurs, armés de cette liberté que les statuts vous accordent, vous jetez votre suffrage dans l’urne électorale, et l’élu qui en sort peut se dire votre créature. Vous l'avez, à votre gré, élevé aux honneurs d’une charge que les meilleurs citoyens convoitent ; et, à votre gré aussi, quand l'heure sera venue, vous pourrez, s’il le faut, briser comme un roseau cette œuvre fragile de vos mains.
En est-il ainsi du prêtre ? Le prêtre est-il une créature de l’homme, un simple citoyen qui émerge tout-à-coup de la foule obscure de ses compatriotes,
mais pour y retomber peut-être demain ? Non, mes Frères : le prêtre n’est pas l’élu de l’homme, mais il est l’élu de Dieu ; il n’est pas le mandataire de ‘homme, mais il est le Mandataire de Dieu ; il n’est pas l’ouvrage de l’homme, d’un être aussi borné, aussi imparfait et aussi impuissant, mais il est l’œuvre du parfait Auteur, le chef-d'œuvre du suprême Ouvrier qui d’un signe de sa main a fait surgir mille mondes et d’un trait de son génie a créé le sacerdoce, médiation merveilleuse ent-e ces mondes et lui-même, entre la terre et le ciel.
Aussi, de toute éternité, Dieu a-t-il marqué le prêtre du sceau de ses préférences. Il l’a choisi et distingué d’entre des milliers d'hommes, ses semblables, pour lui faire une destinée À part, pour lui tracer dès le principe une orientation spéciale, pour lui dicter des règles de conduite conformes à la grandeur et aux exigences de sa mission.
De quels soins, mes Frères, l'Eglise n’entoure-t-elle pas le jeune homme qu’elle destine au ministère divin des autels ! Avec quelle tendre sollicitude ne suit-elle pas la marche de son esprit, les phases et les progrès de sa formation cléricule ! C’est à ses yeux une plante précieuse, la plus belle, la plus chère, la plus estimée de tout le jardin ; et, tout ce qu’elle peut trouver de lumière dans le sens de ses dogmes, de grâce et de chaleur dans la vertu de ses sacrements, de rosée et de fécondité dans l’ardeur de ses prières et la sagesse de ses conseils, elle le lui prodigue sans relâche d’une main jalouse et amoureuse,
C’est ainsi que le jeune lévite, préparé par de longues études, par des années de travail, de méditation et de retraite, et Par un commerce intime et habituel! avec Dieu, arrive au jour trois fois saint de son ordination. © moment solennel ! 6 touchante cérémonie, où l’on ne sait qu'admirer le plus, de l’expressive beauté des rites, de l’iniposante majesté des symboles, ou des élans de prières, d’adjurations et de suppli-
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cations, que l’Eglise fait alors monter jusqu'aux pieds du Très-Haut !
Quelle haute, et soudaine et mystérieuse transformation s’accomplit dans l’âme de celui que le Seigneur s’est choisi pour ministre ! L’évêque consécrateur le bénit, lui impose les mains ; il fait sur lui l’onetion sainte, et, par ces signes sensibles d’une vertu invisible mais réelle et efficace, le prodige s'opère. Ce jeune homme, hier encore libre de s’engager dans d’autres voies et de répondre à d’autres appels, lui qui, il y a un instant, humblement prosterné sur les dalles du sanctuaire, cachait dans la poussière le néant de sa faiblesse et l'émotion repentante de son cœur, il se relève maintenant prêtre : prêtre pour l'éternité : sacerdos in æternum. Sa figure s’est illuminée ; son front brille d’une auréole ; ses mains portent un sceptre. Incroyable merveille : non, ce n'est plus un homme, ce n’est plus un fils, ce n’est plus un frère ; c’est un Dieu. Comme jadis au baptéme du Christ, dans les ondes sacrées du Jourdain, il semble qu’une blanche colombe, échappée du sein de Dieu et apportant sur ses ailes l'Esprit sanctificateur, vienne se reposer sur sa tête consacrée, et l'on croirait entendre, partie des hauteurs célestes, une voix surnaturelle nous répéter ces mots bénis : Hic est Filius meus dilectus in quo mihi complacui : ipsum audite'. Celui-ci est mon fils bien-aimé en qui jai mis toutes mes complaisances : écoutez-le.
Oui, peuples, écoutez-le : chrétiens, révérez-le ; révérez son nom, son autorité, sa grandeur. Prosternez-vous devant cet ange de la terre, ce messager du Très-Haut, cet interprète des pensées et des volontés divines. Il a été prédestiné pour vous ; il descend des hauteurs de la grâce vers vous ; il vous apporte lumière et justice, vertu et vérité, bonté, miséricorde, consolation, pardon.
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Quand l’homme, mes Frères, veut prendre possession
’un bien quelconque, d’une maison, d’une terre,
d’un royaume, il e chose de lui-même,
une expression, une sa pensée et de son
autorité. > Dieu prend possession
œur d’un jeune homme,
S organes de sa parole et les instru-
tion, il y imprime son cachet, le carac-
tère de sa perfection et de sa puissance ; ily marque l'effigie auguste de sa divinité elle-même.
Vous êtes-vous jamais demandé ce que c’est que le caractère sacerdotal ? en quoi consiste ce titre de gloire et d'honneur qui place le prêtre bien au-dessus de ceux qui l'entourent, qui l'élève comme sur un trône, et lui concilie en tous les pays l'estime, le respect, l’instinctive vénération des fidèles de toute classe et des hommes de toute croyance ? Quand vous vous
inclinez devant le prêtre, lorsque, au sortir du religieux spectacle de l'ordination d’un parent, d’un ami, d’un co vos fronts se courbent ur recevoir sa première
qui vous
par ler Et ce quelque et qui vous subjugue, fait tomber à genoux l
devant son frère, toute une paroisse et tout un peuple devant un simple enfant du peuple, ce je ne sais quoi qui en impose aux principautés de la terre, aux dominations du ciel, et aux puissances de l'enfer ellesmêmes, voilà ce qui fait le prêtre. C’est la participation, le rayonnement, l’irradiation du sacerdoce de Jésus-Christ dans une humble personne humaine', dans une âme élevée, transformée et divinisée !
Pères de famille, dont le cœur vibre de joie, de contentement et d'amour, à la vue de candides enfants s’ébattant sous vos yeux, pourquoi ces émotions si douces, ces sollicitudes si vives, et ces tressaillements si profonds ? Ah! je le comprends : c’est que vos enfants, ce sont d’autres vous-mêmes : c'est votre chair, c’est votre sang, c’est votre âme. Eh bien ! ainsi en va-t-il du prêtre dans cette grande famille lévitique dont Notre-Seigneur est le chef. Cet ouvrage des mains de Dieu, cette créature du cœur de Dieu, ce fils des divines amours, c’est un autre Jésus- Christ : sacerdos alter Christus. Jésus-Christ, d’une certaine manière, entre dans la personne du prêtre, comme l’eau entre dans le sol pour l’enrichir de sa substance, comme le soleil entre dans la plante pour l'échauffer et la féconder.
Je le répète, et c’est IA l'écho de la tradition chrétienne tout entière, oui le prêtre représente de la façon la plus vraie, la plus intime, la plus substantielle, notre divin Sauveur. Il en occupe dans le monde la place unique et centrale, et il en revêt dans sa personne l'esprit, les facultés, la puissance. Il en a l’instinct et les yeux pour découvrir les misères secrètes et les besoins les plus ignorés. Il en a la pitié et le
1. “Christus est fons totius sacerdotii ; nam sacerdos legalis erat figura ipsius, sacerdos autem novæ legis in persona ipsius operatur ” (SAINT THoMAs, Som. théol., 111 P., Q. xxn, art. 4).
Cœur pour entendre la prière du pauvre du malheureux. Il en a l’arde
+ Que dis-je, il en a le Courage, la patience obstinée, l’héroïsme invincible pour porter, quand il le faudra, aux heures d’épreuves et d’angoisses, et aux jours de persécutions, la couronne d’épines du Calvaire.
Bref, le prêtre catholique tion du Fils de Dieu dans 1 l'achèvement, le couronnem et le complément merveill veille divine.
des âmes : omnis Pontifex pro h in tis que sunt ad Deum, ”
Ici, toutefois, dans ce domaine moral, le prêtre plit une mission que n’é ni le destin glorieux des terre.
Voyez-vous, mes Frères, qui de bonne heure Je matin,
monde spirituel et dans ce » disons-le bien haut, remgale ni la fonction des rois, plus fiers conquérants de la
cet homme vêtu de noir un breviaire sous le bras,
dirige ses pas empressés vers le temple divin ; qui, chaque jour, monte gravement à l'autel pour y offrir la victime sans tache et pour tendre vers l’auteur de tout bien ses mains et ses lèvres suppliantes : dont la vie est toute liée et comme enchaînée à la vôtre : qui vous suit sur toutes les routes et à travers tous les deuils ; qui pleure sur toutes les tombes, sourit sur tous les berceaux : qui s’'émeut de toutes vos joies et s’affige de toutes vos tristesses ; dont la bouche jamais ne s'ouvre que pour instruire et bénir : dont le cœur jamais ne palpite que du battement même de vos cœurs ; dont la bonté modeste, magnanime, onctueuse, sympathise avec le plus humble et le plus oublié d’entre vous. Eh ! bien, je n'hésite pas à le dire, sûr en cela de rendre vos pensées et la pensée reconnue de l’Eglise, cet homme, c’est le plus digne et le plus insigne bienfaiteur que le ciel ait donné à la terre. Car, enfin, dites-moi : qu'y a-t-il de plus profitable et de plus désirable pour vous ? Serait-ce la santé de vos corps ? Mais cette santé corporelle, sujette à tous les assauts de !1 maladie et de la mort, elle n’est, vous le savez, qu’un avantage précaire, lequel a manqué à de grands hommes et à d'illustres saints. Serait-c» la richesse de vos champs ? Mais cette richesse douteuse, incertaine comme la goutte de pluie ou le rayon de soleil qui l’engendre, ne donne et ne peut donner qu’un pain matériel et grossier. Serait-ce, du moins, le triomphe de vos idées et de vos ambitions politiques ? Hélas ! l'expérience le prouve, la politique humaine n’est souvent qu’une misérable toile d’araignée que le moindre coup de balai déchir , et que le moindre souffle emporte. Non, mes Frères: ce qu'il y a de vraiment utile et de hautement désirable pour vous, ce n’est rien de tout cela : c’est le bien, c’est le salut de vos âmes, de ces âmes créées à l’image de Dieu, spirituelles, immortelles, de ces âmes appelées à jouir, dans la mesure de leurs mérites, d’une félicité sans ombre et d’une gloire sans déclin,
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Or, ai-je besoin de l'ajouter ? l'ami vrai et fidèle, le guide éclairé et sûr, le directeur assidu et dévoué des âmes, c’est le prêtre. C’est lui qui les nourrit du pain de la parole, non pas de cette parole humaine, légère comme le vent des opinions et des systèmes, mais de ‘ette parole substantielle et féconde où descend et rayonne la vérité même de Dieu. C’est lui qui les régénère, les rafrafchit et les retrempe dans les eaux salutaires de la grâce, en tenant ouvertes sur elles, sans interruption de temps et sans acception de personnes, toutes les sources d’où cette grâce découle. C’est lui, enfin, homme de bonté, de charité et de pardon, qui verse sur toutes les plaies et qui applique à toutes les blessures le baume réparateur des plus suaves corsolations.
Ministre du Dieu de toute sainteté, il a pour mission de sanctifier le monde. Et, si le monde n'est pas saint, si les hommes croupissent encore dans la honte du vice et dans la fange du péché, c’est qu'ils méprisent la parole du prêtre ; c’est qu’ils méconnaissent son œuvre, et qu'ils foulent aux pieds son autorité. Malheur aux sociétés où le respect du prêtre baisse et s’en va : elles sont vouées à la ruine ! Heureuses, au contraire, mille fois heureuses les populations ou es paroisses qui, comme la vôtre, mes Frères, entourent de leur estime et consolent de leur amour le sage pasteur qui les guide, et se réjouissent et tressaillent. à la vue de nouveaux soldats enrôlés sous les divins étendards !
Jeune ministre du Seigneur, prêtre de Jésus-Christ, qui venez de recevoir avec les sentiments d’une piété si tendre l’onction du sacerdoce, et dont les mains, toutes ruisselantes encore de l'huile sainte qui fait les apôtres, n’auront plus désormais qu’à consacrer et à bénir, jouissez de votre bonheur : c’est le plus grand de tous, c’est le plus grand que l’homme puisse goûter ici-bas !
Encore quelques heures, et vous gravirez tremblant,
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ému, tout palpitant d’une joie inexprimable, les degrés de l'autel qui sera pour vous comme un autre Thabor où vous apparaîtrez suspendu entre la terre et le ciel. Oh! dans votre bonheur, entraîné par vos désirs et par l'appel des anges, montez, montez jusqu'aux célestes parvis. Ne craignez pas, puisque l'Eglise vous en reconnaît le droit, de commander à Dieu, de mettre hardiment la main sur le trésor de ses grâces, et sur son Fils lui-même. Ce Fils vous est soumis, ces grâces vous appartiennent, votre pouvoir s'étend sur toutes les richesses divines.
Permettez en même temps qu’au nom du pontife aimé qui préside cette cérémonie, au nom du digne pasteur préposé à cette paroisse, de vos parents chéris et de toutes les personnes présentes, permettez que je sollicite une part dans les brûlantes prières qui s’échapperont de vos lèvres. Ces prières, nous le savons, seront au ciel d’une efficacité souveraine ; car rien ne plaît à Dieu comme la demande d’un cœur pur, rien ne lui est agréable comme ce parfum d’une âme virginale où l’arome de la grâce mêle sa vertu à l’encens du sacrifice.
Demandez à Notre-Seigneur de nous bénir tous, d'éclairer nos esprits, de purifier nos cœurs, de nous associer par les liens de son amour à votre joie et à votre bonheur, pour que tous, un jour, nous puissions aller au ciel louer Dieu, l’exalter, et le contempler à jamais dans l’immortelle compagnie des anges et des bienheureux.
Ainsi soit-il avec la bénédiction de Monseigneur l’Archevêque !
ALLOZUTION