‹ Discours et conférences. 2. sérChapitre 7 sur 38 · PRISE DE VOILE · texte numérisé non relu

PRISE DE VOILE

Dans la paisiible rue où je pass^ souvent.

Un jaur d'hiver, devant la porte d'un couvent,

Je vis, avec fracas, s'arrêter des carrosses.

Tous les chea'aux portaient, ainsi que pour des noces,

Une rose à l'oreille ; et les laquais poudrés

Et sufperfbe'Si tous droits sur leurs mollets cambrés.

Se tenaient à côté des portières ourvertes.

D'où sortaient, de velours et d'hermine couvertes.

Des femmes au regard de glace, au front hautam.

Je vis descendre aussi, sur ce trottoir lointain.

Des vieillards, abritant de lié'vites fourrées,

Leurs poitrines de croix et d'ordres chamarrées.

Tous ces patrîicien.s, aux gramds airs durs et roides. .

Se firent sur le seuil des politesses froides,

Puis, après maint salut pour se céder le pas,

Entrèrent dans l'église en mettant chapeaux bas.

Et lorsque fut enfin la foule disparue

Et qu'il ne resta plus dans la petite rue

Que les carrosses lourds aux panneaux blasonnés,

'En écoutant causer deux drôles galonmés.

Je sus qu'il s'agissait d^u.ne prise de voile.

Aimsi c'est ton rayon su^prôme, ô pure étoile,

C'est, ô camdide fleur, ton suprême parfum,

Qui réunissent là tout ce monde importun !

Que t'ap(Portent-ilis donc ? Une pitié banale.

Lorsq n'offrant à Jésus ton âme virginale,

Tu viendras le front pâle et les membres tremblants,

Telle qu'une épousée en tes longs voiles blancs,

Lorsque tu jureras d'une voix frémissante

D'être .pauvre toujours, chaste, huimble, obéissante,

Et que tu sentiras un frissoin dans tes os

Au froid contact, au bruit sinistre des ciseaux

Coupant brutalement tes bauoles parfuimées.

Que se passera-t-il dans les âmes gourmiées

De ces heureux du jour, de tous ces contentés,

Qui juis>qu'aux pieds de Dieu traînent leurs vanités ?

lOU DISCOURS ET CO^"FÉRENCES

De quel enseigTiement sera ton sacrifice ?

li'un à quelque folie et l'autre à quelque vice

Retourneront sans doute au sortir de ce lieii,

iPauTre fille, où tu viens d-e dire ani siècle adîeu.

Ce soir, lorsqu'ayant bu jusqu'au fond le calice,

L<ass« d'être à genoux, saignant sous ton cilice.

Et laissant jusqu'au sol tes mains jointes tomber.

Tu frémiras, craignant un jour de succomber

Sous le faix écrasant de tes saintes fatigues.

Ces hommes replongés ûéjk dans leurs intrigues,

Ces femmes se parant pour un plaisir nouveau,

T'oublieront dans ton cloître ainsi qu'en un tombeau !

Mais j'ai tort, ô ma soeur ! Mon âme peu chrétienne

Ne sait pas s'élerver au niveau de la tienne.

C'est parce que le monde est justement ainsi

Que ta jeunesse en fleur va se faner ici.

Pour tout le mal comanis par les hommes impies,

Tu t'ofïre« en victime innocente et l'expies.

Dans la stricte balance, au dernier jugement,

Tu crois qu'il suffira peut-être seulement.

Pour voir se relever le plateau des scandales.

Du poids de tes cheveux répandus sur les dalles.

Tu vas veiller, jeûner, languir, mais tu le veux.

Dans toute leur rigueur accomplis donc tes voeux.

Le fardeau des péchés du monde est rude et grave,

Ma pauvre soeur 1 Pour tous les tyrans sois esclave:

Sois chaste, ô sainte enfant, pour tous les corrompus ;

Bonne po'ur les pervers ; sobre pour les repus ;

Sois pauvre, l'on voit tant d'avarices vantées ;

Souffre, il est des heureux ; prie, il est des athées !

Comme à, Marie a dit l'archange Gabriel:

"Sois bénie;" et quand même — affreux sou(pçon ! — le ciel

Vers qui tu tends tes bras su(ppliants serait vide,

Quand ce serait en vain, coeur d'idéal avide.

Que pour les égarés et les ionpénitents.

Etant belle, étant noble et riche, ayant vingt ans,

Tu viendrais d'ac<îepter cette lente agonie,

Pour ton erreur sublime, ô ma soeur, sois bénie !

Comme on le voit, François Coppée n'ét<^it pas un impie; il avait même des velléités religieuses,

et son cœur de poète n'était pas insensible à la beauté du sacrifice chrétien. Toutefois il n'allait pas au-delà, et les derniers vers du petit poème que je viens de vous lire montrent combien les notions de la foi étaient obscurcies dans son âme.

Mais je ne veux pas abuser de votre attention, et m'attarder dans une étude du talent et des œuvres de François Coppée, ce qui serait sortir complètement du cadre de cette simple causerie. Je me hâte donc d'arriver à ce qu'on peut appeler justement l'événement capital de cette carrière, à la conversion de l'éminent écrivain.

En 1897, M. Coppée, poète admiré, conteur applaudi, membre de l'Académie française, occupant une place incontestée parmi les maîtres de la littérature, jouissant d'une popularité universelle, pouvait être considéré comme parvenu au faite d'une heureuse et brillante carrière. Dieu, qui avait sur lui des desseins particuliers, lui envoya la souffrance. M. Coppée n'avait jamais été impie, mais au milieu de l'atmosphère d'indifférence, sinon d'hostilité, que l'on respire dans le monde des lettres et du théâtre parisiens, il était devenu un incrédule, au moins dans la pratique ordinaire de la vie.

Cependant son enfance avait été chrétienne, et ces premières impressions ne s'étaient jamais entièrement effacées en lui. "Je fus élevé chrétiennement, a-t-il écrit, et, après ma première

communion, j'ai accompli mes devoirs religieux, pendant plusieurs années, avec une naïve fer^ veur. Ce furent, je le dis franchement, la crise de l'adolescence et la honte de certains aveux qui me firent renoncer à mes habitudes de piété. Bien des hommes qui sont dans ce cas conviendraient, s'ils étaient sincères, que ce qui les éloigna d'abord de la religion ce fut la règle sévère qu'elle impose à tous, et qu'ils n'ont demandé que plus tard, à la raison et à la science, des arguments métaphysiques qui leur permettent de ne plus se gêner. . . Je cessai de pratiquer par mauvaise vergogne, et tout le mal vint de cette première faute contre l'humilité qui m'apparait décidément comme la plus nécessaire de toutes les vertus.

"Ce pas franchi, je ne devais pas manquer de lire en chemin bien des livres, d'entendre bien des paroles, et de voir bien des exemples destinés à me convaincre que rien n'est plus légitime chez l'homme que d'obéir à son orgueil et à sa sensualité ; et je devins très vite à peu près indifférent h toutes préoccupations religieuses. Mon cas, on le voit, est très banal, ce fut la vulgaire désertion du soldat las de la discipline. Je ne haïssais certes pas le drapeau sous lequel j'avais servi ; je l'avais fui et je l'oubliais, voilà tout.

"Aujourd'hui que j'ai retrouvé la foi, je me de-

mande même si je l'ai absolument perdue. On peut rencontrer dans mes écrits quelques rares pages — que je renie et que je déteste — où j'ai parlé des choses religieuses avec une sotte légèreté, parfois même avec la plus coupable audace, on y chercherait en vain un blasphème." ^1 Voilà quel était l'état d'âme de François Coppée, lorsqu'une maladie cruelle le cloua sur un lit de douleur, durant de longues semaines, au commencement de 1897. L'heure du retour avait sonné pour lui. Pendant les jours d'inactivité forcée à laquelle il était condamné, il eut le temps de regarder sa vie, de refaire en esprit la route qu'il avait parcourue, de se reporter à son point de départ, et les pensées graves que cette revue rétrospective éveilla en lui, l'idée de la mort qui lui était apparue menaçante, ressuscitèrent dans son cœur la foi de ses jeunes années. Lorsqu'il se releva il était un homme nouveau. "Je sors de mon épreuve, écrivait-il, physiquement diminué et destiné à subir probablement jusqu'à la fin, l'esclavage d'une infirmité fort pénible. Cependant, parce que j'ai lu et médité l'Evangile, mon cœur est non seulement résigné, mais rempli de calme et de courage. Il n'y a pas deux ans, ayant encore quelque santé, mais éprouvant déjà les premières atteintes de l'âge, je voyais arriver avec épouvanté la vieillesse, la solitaire vieillesse, avec son cortège de tristesses, de dégoûts et

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de regrets. Aujourd'hui qu'elle m'accable prématurément, je l'accueille avec fermeté, que disje, presqu'avec joie, car si je n'appelle pas la douleur et la mort, du moins je ne la crains plus, avant appris, dans l'Evangile, l'art de souffrir et de mourir."

Ce sont là de belles paroles. La sincérité de la conversion de M. Coppée a été vraiment admirable. Lui, l'homme qui avait tant de relations dans le monde des incrédules, l'habitué des cercles où la religion était raillée quotidiennement, le collaborateur du Jounml où la libre-pensée s'affichait tous les jours, il n'a pas rougi de sa foi reconquise. Il a courageusement et simplement confessé sa croyance, sans craindre les railleries du monde, les sarcasmes des impies, les sourires de pitié des chroniqueurs sceptiques, la haine des sectiiires. Et il a publié cette série d'éloquents articles qui ont formé ce livre magnifique: La Bonne Souffrance. Il en est, bien peu parmi vous, j'en suis sur, qui n'aient lu cette collection de petits chefs-d'œuvres littéraires: Cloches et lihu^ Adieu à une maison. Sou l'unir filial, La meilleure année, VEn fanée et la pi'ière, et surtout cette merveilleuse allégorie, le Fleuve, qui, à mon humble avis, restera comme l'un des morceaux les plus achevés de la prose française et de la prose chrétienne. Vous vous la rappelez sans doute. Messieurs... Nous sommes sous bois.

"Entendez-Yous ce bruit frais, ce murmure clair? Près de ce tas de pierres verdâtres, des cressons frémissent. Et plus loin, ne voyez-vous pas ce mince ruban d'argent liquide, qui serpente et court comme une couleuvre effrayée. C'est la source. Cette eau pure et glacée dont on remplit le creux de sa main, et que l'on hume avec la délicieuse sensation que l'on boit de Tinnocence," dans quelques jours elle sera devenue un fleuve, et ira se perdre dans les flots amers du vaste Atlantique. "Combien ce filet d'eau, qui va faire tant de chemin, et se corrompre, hélas au cours du voyage, est exquis, au départ ! Il offre le symbole même de la candeur. Qui de nous, courant à travers les bois après avoir étanché sa soif dans une source n'est pas resté, quelques instants, lié comme par un charme, et là — bercé par son babil, admirant son éclat limpide, — n'a pas involontairement rêvé d'enfance et de virginité ?'' Cependant le filet d'eau se fraye un chemin sous la ramure et sous les herbes. Il devient ruisselet. Il "se grossit de sources invisibles." Là-bas "au carrefour de trois vallées, il devient petite rivière." Il poursuit sa course imposante ; encore quelques lieues, et c'est un fleuve, baptisé par la géographie d'un nom classique ; jeune fleuve, "fleuve adolescent que les vieux ponts de pierre enjamhent d'une seule arche ;" encore solitaire parce qu'il est à peine canot able. Attendez un

peu ; il devient adulte et commence son labeur, ''Ses premiers travaux conservent un caractère innocent et pastoral." Les lavandières lui jettent en riant les bulles diaprées de leur savon, et c'est avec une sort-e de complaisance heureuse qu'il entre dans le bief du moulin et qu'il se jette sous les palettes de la roue pesante. "Soudain, au détour d'un coteau, il reçoit son premier affluent," et désormais son c(mi*s est plus majestueux, mais aussi moins pur. Qu'est devenue l'eau claire de la source ? ''Depuis le premier lavoir dont il a entraîné la mousse salie, chacun de ses contacts avec l'homme lui fut une souillure." Combien d'immondices, combien de détritus, combien de cadavres, il charrie maintenant dans ses flots. "Quelquefois, comme pris d'une nausée, il vomit sur les herbes de son rivage des débris hideux et putréfiés. ^lais il est infecté pour toujours et, pareil à la conscience d'un scélérat, il emporte dans ses eaux, avec quelques trésors ignorés et perdus, des impuretés, des hontes, des désespoirs et des crimes !

"Enfin le fleuve est au terme de sa course. Voici Testuaire ; et il est si vaste que là-bas, tout làbas, à l'ancre près de la rive vague et lointaine, les navires qui ont sillonné des mers d'indigo sous des cieux de flamme, et ceux dcmt la dure étrave a brisé des glaçons au milieu d'afîreuses ténèbres, les sveltes trois-màts, les puissants steamers,

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paraissent de fragiles coquilles gréées de toiles i d'araignées. La dernière balise est dépassée ' maintenant et, sur la côte grise, les tourelles blanches des phares, toutes petites, sont à peine \visibles. L'énorme masse liquide, que le mouveiment des marées repousse et attire tour à tour, jtantôt se hérisse de petites vagues irritées par la utte et tantôt se précipite en avant avec le glissement d'un rapide. Au large, d'où le vent apporte une confuse clameur, les lames de fond, secouant leur chevelure d'écume, accourent en barrant l'horizon brumeux ; et de grandes mouettes au vol d'ange planent sur le fleuve avec d'aigres cris et semblent les sinistres messagères de l'abîme qui Ta l'engloutir

/ "Je sais une âme comparable à ce fleuve. De même qu'il va se perdre dans la mer, elle disparaîtra bientôt dans la mort. Ainsi que lui, en ^-.approchant du gouffre, elle se sent grosse de tout json pas.sé, et elle est profonde et anière, — profon- [de comme la mémoire, amère comme l'expérience. lElle se rappelle sa vie, qui fut, en somme, paisi- Dle et plutôt bienfaisante. Pourtant que de souillures n'a-t-elle pas reçues dans son chemin, cette / pauvre âme, et emportées à jamais en elle I Pour I l'eau qui court et pour l'homme qui passe, il n'y a qu'un moment de pureté absolue, la source et \renfance. Comme le fleuve roule et cache, dans

les fanges de son lit, des immondices et des cadavres, rame — même chez les moins coupables — est pleine de honteux secrets.

^^Rester pur en ce monde, c'est l'impossible et désespérant effort; le redevenir dans une vie nouvelle, quel idéal, quelle sublime esi>érance î Ce fleuve, que la mer qui descend aspire avec de profonds râles, se purifiera dans le sel de l'immense Océan. Pauvre âme, flétrie par l'existence et profondément troublée au seuil du grand mystère, tu oses rêver, toi aussi, d'innocence immortelle ! C'est pourquoi tu songes aujourd'hui à tous ces vieux clochers d'églises et de cathédrales que le fleuve a réfléchis dans ses ondes, et que tu as si souvent rencontrés sur ta route, sans obéir à leur geste solennel. C'est pourquoi tu réponds enfin au signal de ces antiques flèches de pierre, qui te montrent le ciel avec confiance et t'ordonnent la prière et la foi.''

Messieurs, après avoir lu ces pages merveilleusement belles, les critiques libres-penseui*s ont di\ être forcés de se dire que la conversion de M. François Coppée n'a rien enlevé au poète de son admirable talent, mais qu'elle a plutôt donné à son style un éclat qu'il ne possédait pas au même degré auparavant.

Ce poète, ce lettré délicat et pacifique, s'est, lui aussi, jeté dans les batailles de la vie publique, pour obéir à ce qu'il con^îiidère un devoir de ci-

toyen. De concert avec Jules Lemaître et avec plusieurs autres, il a fondé la Ligue de la Patrie française, et il combat par la parole, par la plume, par Faction, la secte maçonnique et jacobine qui opprime en ce moment la France.

J'ai terminé, Messeigneurs et Messieurs, cette trop longue causerie. A travers beaucoup de digressions, je me suis proposé surtout de mettre en lumière le mouvement de retour à l'Eglise qui s'est manifesté tout à coup dans les hautes sphères intellectuelles, comme pour la consoler de ses épreoives et de ses deuils, ^ous avons vu s'avancer sur les chemins de la croyance deux hommes célèbres, dissemblables par le caractère, par les aptitudes et par les œuvres, mais tous deux en pleine possession de cette gloire littéraire, objet de tant d'ambitions humaines.

Nous les avons vus, lorsqu'ils étaient au zénith de leur carrière, et au plus complet épanouissement de leur talent, s'arrêter, changer, sous les regards de la foule étonnée, l'orientation de leur vie, et la diriger vers un but plus sublime que celui vers lequel ils avaient jusque là tendu. Tous deux, l'éloquent critique et l'harmonieux poète, sans craindre le sarcasme ni la haine, ont confessé leur foi nouvelle ou reconquise, ramenés à la vérité, l'un par les plus hautes spéculations de l'esprit, l'autre par les plus nobles sentiments du

cœur. L'on avait dit que le prestige du catholicisme était mort, que l'Eglise n'était plus une conquérante d'âmes, que le souffle brûlant de notre âge avait desséché la sève du vieil arbre chrétien, enfin que la déesse des temps nouveaux, la Science^ avait tué la Foi, cette reine déchue des temps anciens. Au début du siècle expiré, Musset, le chantre de la désespérance, s'était écrié :

Ta gloire est morte, ô Christ, et sur nos croix d'ébène Ton. cadaivre céleste en pou'ssière est tomibé.

Et plus tard, après la Poésie, la Critique était venue, en grand appareil ; unissant la nébuleuse érudition germanique à la clarté française, elle avait définitivement enterré la divinité de Jésus- Christ et mis ail tombeau la foi chrétienne. Désormais la croyance â l'Eglise et à ses dogmes surannés n'était plus bonne que pour le troupeau des obscurantistes et des ignares.

Et voilà qu'aux derniers jours de ce siècle de doute et de négation scientifique, aux derniers jours du siècle de Musset, de Strauss et de Renan, la Poésie et la Critiqaie, personnifiées par deux hommes, en (jiii la voix unanime de leurs contemporains salue deux prince» de l'intelligence et des lettres, se lèvent au milieu des académies, de la presse, de cette élite intellectuelle parmi lavquelle ils brillent au premier rang, et répètent

r impérissable cri du christianisme dix-neuf fois séculaire : ^'Je crois". Je crois au Cliirst, je crois à l'Eglise, je crois au dogme immuable, je crois au progrès moral, intellectuel et social, par cette forme la plus élevée de la religion chrétienne, le catholicisme.

Mon seul regret, Messeigneurs et Messieurs, c'est de n'avoir pu rendre justice, comme je l'aurais voulu, à ce grand, significatif et émouvait spectacle.

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