‹ Discours et conférencesChapitre 5 sur 33 · PRÉFACE. V · texte numérisé non relu

PRÉFACE. V

dira) n'ont pour de telles naïvetés que le dédain. Mais il y a une raison, je l'avoue, qui m'a rendu insensible au dédain des politiques sûrs d'euxmêmes. Depuis que j'ai pu observer les choses humaines, j'ai vu huit ou dix écoles d'hommes d'État qui se sont crues en possession de la sagesse et ont traité ceux qui doutaient d'elles avec la dernière ironie. Une ironie supérieure, celle du sort, a donné successivement de cruels démentis à ces infaillibles d'un jour. Et cela n'a pas rendu les autres modestes!... Ah ! quel profond penseur était ce juif du vf siècle avant Jésus-Christ, qui, à la vue des écroulements d'empires de son temps, s'écriait :

(( Et voilà comme les nations se fatiguent pour le néant, s'exténuent au profit du feu * î y>

Dimanche, 8 mai 1887.

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