Discours et conférences
Il y a six ans, lorsque fut livré au public le troisième volume des Discours et Conférences de M. Chapais, les éditeurs disaient dans un avant-propos: “Les sujets d’ordre purement politique sont écartés de ce volume. Ils feront probablement la matière d’un volume séparé.” C’est ce volume — qui sera probablement suivi d’un autre — qui paraît aujourd’hui
Il contient une sélection des discours que M. Chapais a été appelé à prononcer durant sa longue carrière d’homme politique. On s’est attaché surtout à reproduire ceux qui avaient pour objet des questions d’intérêt général, ceux qui sortaient du cadre restreint de la politique courante, pour traiter des sujets d’un ordre plus élevé et d’une portée plus haute.
En parcourant ces pages, les lecteurs pourront constater en effet que si M. Chapais, comme hom-
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me public, a combattu dans les rangs d’un parti, le parti conservateur, il a surtout lutté pour faire prévaloir les principes qu’il croyait les meilleurs et les plus sûrs, et qu’il a placé ces prineipes audessus même des considérations purement politiques. D’origine, il était conservateur, mais il l’était surtout par convietion. Et il lui est même arrivé parfois d’être plus conservateur que son parti. Quand il était entré dans le journalisme, il avait fait la déclaration suivante : “Notre profession de foi sera courte. En politique nous sommes conservateur, conservateur de tradition et de convietion. Et par ce mot nous n’entendons pas désigner telle ou telle attache de parti ou de préférence personnelle. Ce sont nos idées, nos opinions qui sont conservatrices. C’est dire assez que les principes les plus eonservateurs sont nos principes, que les mesures les plus conservatrices sont nos mesures, que les hommes les plus conservateurs sont nos hommes.” Cependant son attachement aux principes conservateurs avait chez lui pour corollaire une adhésion sincère aux réformes nécessaires, aux sages innovations, par exemple, dans le domaine des questions sociales et économiques. C’est ainsi que, dans son discours sur la loi relative aux accidents du travail, on poura lire ce passage
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significatif : “Nos vieilles lois ne sont plus suffisantes pour les nécessités des temps nouveaux. Je ne crois pas avoir besoin de dire devant cette honorable chambre que je suis un conservateur convaincu, un conservateur de principes et de doctrine. Mais si l’esprit conservateur consiste à sauvegarder, à défendre les idées, les traditions, les lois, qui assurent aux sociétés la stabilité, l’ordre et la paix, il ne consiste pas à s’immobiliser obstinément dans les formules surannées, à se raidir opiniâtrement contre les transformations inévitables, à se cramponner désespérément aux conceptions routinières que la poussée du temps va bientôt faire crouler dans l’abîme des institutions mortes.” Il n’est peut-être pas oiseux de rapprocher de ces paroles celles que prononçait naguère un de nos plus illustres gouverneurs, lord Elgin : “Je suis, disait-il, un conservateur, non parce que je suis hostile au progrès, non parce que je me refuse à réparer ce qui est usé, ou à modifier ce qui est défectueux dans notre édifice politique, mais parce que je suis persuadé que, pour améliorer efficacement, il faut être déterminé à préserver religieusement.”
Nous avons dit que M. Chapais a été souvent plus conservateur que son parti. Il en a donné des
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preuves dès son début dans la carrière publique. En 1884, le grand chef conservateur, Sir John Macdonald, présentait un bill dans lequel un article donnait le droit de vote aux femmes non mariées. M. Chapais, jeune journaliste, attaqua très vivement cette disposition. “Il y a dans le projet de loi, écrivit-il, quelque chose de plus défectueux. C’est le droit de vote accordé aux femmes dans certaines conditions. Nous sommes absolument opposé en principe au vote des femmes. Vous donnez le droit de vote à la veuve propriétaire, à la jeune fille propriétaire et majeure. C’est une concession déplorable au mouvement américain et à l’idée moderne de l’émancipation sans frein. Laissez certains utopistes yankees, laissez les Louise Michel et les Hubertine Auclerc pérorer en faveur des droits des femmes. Le premier droit de la femme, c’est le droit au respect, à la considération. N’arrachez pas la femme au foyer, ne la poussez pas au forum, ne l’exposez pas aux vulgaires obsessions d’un cabaleur électoral, ne lui faites pas traverser la foule, railleuse ou turbulente, pour aller déposer dans l’urne un bulletin qu’elle ne demande pas. Ne la forcez pas à lire vos journaux ou vos discours, à courir vos assemblées pour se renseigner et savoir si le tarif de Sir Leonard vaut
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celui de Sir Richard. En un mot ne la faites pas politiqueuse. Là n’est pas son rôle, sa grandeur et son auréole. Vous la découronnez en faussant sa mission.” Ces paroles adressées au chef illustre du parti conservateur, dénotaient vraiment une belle indépendance. Trente-quatre ans plus tard, en 1918^ un autre chef conservateur. Sir Robert Borden, présenta et fit adopter par le parlement fédéral une mesure, qui cette fois décrétait dans toute son ampleur le droit de suffrage féminin. M. Chapais, fidèle à ses principes, -attaqua vigoureusement cette législation. ‘‘Notre opinion n’a pas varié depuis trente-quatre ans, écrivit-il. Elle s’est plutôt affermie. L’étude et l’expérience nous font professer également que le suffrage féminin est une erreur grosse de conséquences funestes. L’objection fondamentale à ce faux principe, c’est qu’il constitue le renversement et la perversion de l’ordre établi par Dieu dès le commencement du monde. Qu’on dise ce que l’on voudra, l’homme et la femme n’ont point les mêmes aptitudes, les mêmes prédispositions , ne sont pas appelés à tenir ici-bas le même rôle, ni à remplir les mêmes fonctions. Dieu leur a assigné des tâches différentes. Et en ce cas comme dans beaucoup d’autres la législation moderne est en train de démolir l’or-
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dre providentiel.” Enfin, vingt-deux ans après l’adoption de la législation qui introduisait le suffrage féminin dans le droit électoral fédéral, M. Chapais se voyait appelé à combattre la même mesure dans le domaine provincial, mais cette fois contre l’initiative d’un ministère libéral. Il restait fidèle à un principe qu’il avait d’abord défendu contre ses amis avant de le défendre contre ses adversaires.
M. Chapais avait, en d’autres occasions, prouvé que, pour lui, les principes doivent avoir le pas sur les attaches de parti. Dans la question des écoles du Manitoba il batailla ardemment pour faire triompher la cause de la minorité catholique manitobaine. Et à un moment donné il fit des déclarations dont la portée n’était pas douteuse. Le 28 février 1895 il disait à l’adresse d’un journal conservateur de l’Ontario: “Notre pays est dans un de ces moments solennels où la voix des préjugés doit se taire. . . Il faut que le parti conservateur règle la question des écoles et protège la minorité ou qu’il tombe.” Dans une note plus accentuée, il s’écriait encore: “Notre résolution est prise; et nous ne parlons pas en notre nom seul, mais au nom de l’opinion conservatrice en cette province. Nous sacrifierons tout au triomphe de la justice et de la constitution. Nous briserons tous les
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obstacles qui se dresseront sur notre route. Nous romprons avec quiconque s’écartera de cette voie. Et s’il faut que notre parti tombe au milieu de cette crise, au moins nous aurons sauvé l’honneur de notre drapeau.” Et enfin, dans un moment décisif, il faisait entendre cet avertissement comminatoire: “Si le cabinet d’Ottawa finit, après tous ces délais, par rendre justice à la minorité manitobaine, nous ne lui retirerons pas notre appui. Mais si, au contraire, tout ce qui se passe n’aboutit qu’à une politique de déception, nous ferons sans hésiter tout notre devoir. Nous romprons la vieille alliance nouée en 1854, et qui n’aura plus sa raison d’être. Nous fermerons un livre de notre histoire politique, pour tourner les feuillets d’un livre nouveau et inconnu. Nous chercherons des alliances ou nous resterons seuls. Mais seuls, ou unis à d’autres, à quiconque se prononcera pour la justice, nous continuerons à combattre les combats de la constitution et du droit.”
Bien des années plus tard, M. Chapais dut prendre une attitude analogue sur une autre question. Et cette fois, pour rester fidèle à ses convictions, il eut à faire un sacrifice personnel. Nous voulons parler de son refus d’un siège au Sénat, en 1917, parce qu’il était opposé à la loi de conscription
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présentée par le gouvernement conservateur, dont Sir Robert Borden était le chef. Il ne pouvait consentir à appuyer cette législation pour les raisons suivantes énoncées dans une lettre rendue publique: “Je désapprouve le bïll de conscription du gouvernement,, que je considère une mesure inopportune, impolitique, excessive, contraire au véritable intérêt national.” Cette fois encore, après bien des années, M. Chapais dut maintenir son attitude sur la même question, lorsqu’il combattit énergiquement, au Sénat, durant la session de 1942, un bill de conscription présenté par le ministère libéral de M. Mackenzie King.
Les principes avant le parti, tel fut — nous croyons que le présent volume le démontre — la règle que suivit M. Chapais dans sa vie publique. Cette règle, il la proclamait hautement dans un discours prononcé par lui, le 18 novembre 1905, au club Lafontaine de Montréal: “Ne craignons pas,” s’écriait-il, “d’élargir, s’il le faut, le champ de notre horizon politique. Soyons toujours de notre pays avant d’être de notre parti; de nos traditions avant d’être de nos alliances; de nos principes avant d’être de nos ambitions.”
Les incidents politiques que nous venons de rappeler ne sont pas tous évoqués dans ce volume.
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Mais par contre on y trouvera traitées ex professe ou incidemment des questions très importantes. Le plus grand nombre de ces discours ont été prononcés devant le conseil législatif, où M. Chapais a siégé depuis 1892, et au sénat, où il a siégé depuis 1920.
Parmi les premiers nous aimerions à signaler les discours sur la question de l’instruction publique, sur la question des chambres hautes, sur la liberté de tester, sur les exemptions de taxe en faveur des institutions religieuses, sur la loi relative aux accidents du travail, sur le suffrage féminin, sur le trafic des boissons alcooliques, sur la crémation, etc. Au sénat, les principaux discours de M. Chapais ont eu pour sujet la question du divorce, qu’il a traitée à maintes reprises, et avec une grande vigueur; la situation européenne après la guerre de 1914; la Société des Nations; les droits d’auteur; la réforme du sénat; l’amendement de la constitution, etc.
Dans un de ces discours on trouvera une affirmation très énergique de l’autonomie provinciale. M. Chapais tient pour incontestable que ce sont lés provinces qui ont fait la Confédération, et que tout ce qui tend à affaiblir les provinces n’aurait pour résultat que de dénaturer et d’affaiblir l’œu-
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vre de 1867. Dans ce même discours, il jetait incidemment un regard sur Vavenir du Canada, et Von peut inférer de ses paroles que sa doctrine devrait se formuler comme suit : “Le Canada avant tout/' Cette doctrine, il l’avait proclamée avec une conviction ardente, il y a déjà bien longtemps, dans un discours prononcé à l’occasion du soixantième anniversaire de la Société Saint- Jean-Baptiste de Québec. Voici le passage auquel nous faisons allusion: “Pour nous, le Canada n’est pas un pays
de passage et d’attente, il est la terre des aïeux, la terre de toutes nos tendresses, de tous nos souvenirs, de toutes nos espérances. La plupart de nos concitoyens d’origine étrangère à la nôtre ne voient dans le Canada qu’une patrie vieille de cinquante ans, de soixante ans, de cent ans à peine. Pour nous, c’est une patrie vieille de trois siècles. Dans nos vieux cimetières, à l’ombre dè la croix plantée sur les rives canadiennes par Jacques Cartier, il y a plus de quatre cents ans, dorment six générations d’ancêtres. . . Quand Québec fut fondé, il n’y avait pas de colonies anglaises dans l’Amérique du Nord, et il n’est pas un coin de notre im-
(1) Discours et Conférences, 1913, pp. 141 et suiv.
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mense territoire que nos pères n’aient été les premiers à découvrir, à explorer, à fertiliser, à évangéliser. Parcourez toutes les provinces de la Confédération, partout vous retrouverez la trace de nos pères et de nos apôtres, qui ont jeté en terre avec leur poussière et leur sang une semence de civilisation chrétienne. Ah! oui, nous sommes les plus canadiens des Canadiens. . . Pour aucune autre race le Canada n’est autant la Patrie que pour la nôtre. Notre home à nous, le voilà; nous n’en avons point d’autre, différents en cela d’un grand nombre de nos concitoyens anglo-saxons qui persistent à avoir le leur de l’autre côté de l’Atlantique. Ce Canada, cette terre ancestrale, ce territoire sacré, pétri des ossements et du sang de nos pères, comment ne l’aimerions-nous pas de toutes les ardeurs et de toutes les énergies de nos âmes? Il occupe la première place dans notre sollicitude et dans notre dévouement. A nos yeux, ses intérêts priment tous les autres; dans nos préoccupations politiques, c’est son développement, c’est sa sécurité, c’est sa grandeur future que nous voulons par dessus tout considérer. Ce n’est pas pour nous un vain mot que ce refrain du poète:
“A tous préférons la patrie.
Avant tout soyons Canadiens.”
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Dans le discours sur l’amendement de la constitution, que nous avons mentionné plus haut, M. Chapais mettait dans la bouche des protagonistes du projet cette interrogation qu’on aurait pu lui adresser : “Croyez-vous que l’Acte de l’Amérique britannique septentrionale contienne une promesse de perpétuité? . . . Pouvez-vous jurer que le Canada ne deviendra pas un jour une nation absolument indépendante? N’admettez-vous pas qu’en une telle occurrence la constitution canadienne subira des modifications inévitables?” Et à cette question supposée, l’orateur répondait: “Non, je ne crois pas que notre constitution soit immuable. Je n’affirmerais pas non plus que, dans les années futures, notre pays ne prendra pas une mesure décisive pour entrer modestement dans la grande famille des Etats souverains.” Et il citait à ce propos un fragment de discours de Sir John Macdonald, et une lettre du célèbre chef grit M. George Brown. Il rappelait aussi une mémorable déclaration de lord John Russell en 1850. Cet homme d’Etat, dans un discours à la Chambre des Communes, avait prononcé ces paroles: “Sans doute je prévois, avec tous les bons esprits, que quelques unes de nos colonies grandiront tellement en population et en richesse qu’elles viendront nous
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dire un jour: “Nous avons assez de force pour “ être indépendants de l’Angleterre. . . Et le mo- “ ment est arrivé où, en toute amitié et alliance “ avec la mère-patrie, nous voulons maintenir no- “ tre indépendance.” Je ne crois pas que ce temps soit très rapproché, mais faisons tout ce qui est en nous pour les rendre aptes à se gouverner ellesmêmes.” M. Chapais avait déjà mentionné ce discours de lord John Russell dans son “Cours d’histoire du Canada”. Et il avait signalé qu’à ce moment, en Angleterre, il y avait une école d’hommes publics qu’on appelait les Little-Englanders. Cette école avait été remplacée par celle des Great-Englanders. “Une évolution en sens inverse s’est accomplie,” écrivait M. Chapais. Une autre génération d’hommes politiques, répudiant les tendances séparatistes, a professé et pratiqué le resserrement du lien entre les colonies et la métropole. Nous avons vu s’accentuer cette orientation nouvelle. Nous avons même assisté à la propagande active en faveur d’un projet de fédération impériale, aussi vaste qu’irréalisable et indésirable. L’échec de ces conceptions chimériques n’a cependant pas empêché l’union des' lointains dominions avec la métropole de s’affirmer et de se manifester par des actes qui appartiennent à
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l’histoire. Notons toutefois que ces actes, accomplis au milieu d’une formidable crise, découlaient en même temps, et nous devrions peut-être dire “surtout,” d’un sentiment de solidarité internationale bien supérieur à celui que pouvait inspirer l’allégéance coloniale. Maintenant une autre phase semble s’ouvrir. Nous voyons s’esquisser des modifications expérimentales, se dessiner des modalités nouvelles de la connexion britannique. La transformation, l’élargissement du statut colonial, qui provoquent à cette heure tant de commentaires et suscitent tant de gloses, nous conduisent-ils à un autre statut, d’où sera disparue l’épithète, abolie comme le régime dont elle marquait la nature? C’est le secret des années que vivront plusieurs de ceux qui liront ces lignes. La rupture du lien britannique, dont la pensée attristait lord Elgin et Robert Baldwin, est assurément dans l’ordre des choses possibles. L’indépendance canadienne, qu’un premier ministre britannique prophétisait presque en 1850, serait un événement beaucoup moins surprenant que plusieurs de ceux dont notre âge a été le témoin. Il n’est pas téméraire d’y penser, de le prévoir, d’aviser longtemps d’avance à tout ce qui serait nécessaire pour qu’il pût donner satisfaction à nos plus légitimes aspi-
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rations nationales. S’il m’était permis d’exprimer ici une pensée personnelle, j’ajouterais que, pour ma part, la perspective d’un statu quo prolongé ne me semblerait pas de nature à inspirer aucun sentiment de hâte ni d’impatience. Ce statu quo pourrait, il devrait être rempli par bien des œuvres préparatoires: œuvres de concentration, de consolidation et d’harmonie nationale, œuvres de progrès moral, social et économique. Les tâches à accomplir, avant que sonne l’heure de la transformation ultime, si elle doit sonner un jour, sont assez grandes, assez urgentes et assez nobles, pour satisfaire les plus généreuses ambitions et mériter l’effort des plus ardents patriotismes.”
Il nous semble que ces longues citations ne sont pas sans à propos. Elles nous paraissent définir, d’une manière assez exacte, les sentiments dont sont animés beaucoup de bons citoyens canadiens.
Comme on le voit, les discours recueillis dans le présent volume ont souvent une portée plus grave que les circonstances spéciales dont ils ont été les commentaires. Et, à ce titre, nous estimons que cette publication mérite de recevoir un favorable accueil.
Jeaji d’AUBIGNY.
ET
DISCOURS PRONONCÉ EN PROPOSANT L’ADRESSE EN RÉPONSE AU DISCOURS DU TRÔNE,