‹ Discours et éloges académiquesChapitre 25 sur 43 · A L'ACADÉMIE FRANÇAISE. XLI · texte numérisé non relu

A L'ACADÉMIE FRANÇAISE. XLI

une assemblée occupée des affaires publiques. Le problème qu’il s'agissait de résoudre était digne de ses dernieres méditations; il occupe l'Europe depuis de longs siècles; il est encore agité dans tous les pays civilisés : accorder la liberté du haut enselgnement par respect pour la conscience des familles et par égard pour les progrès de la science, sans abaisser le niveau des études, sans porter dommage à l’ordre social et en réservant les droits supérieurs de l'État, gardien de ces grands intérêts.

Parmi les personnages éminents réunis dans cette conférence, combien, et des plus tllustres, nous ont été enlevés en même temps que son président : Saint-Marc Girardin et Dubois, défenseurs autorisés de l'Université, toujours prêts à lui donner lappui de leur goût délicat ou de leur savoir inépuisable; Andral, lhonneur de la médecine française; de Rémusat, dont le généreux esprit aurait tout accordé à l’enseignement libre; l’infortuné Prévost-Paradol, qui condensait avec un si rare à-propos les pensées flottantes de l'Assemblée en articles de lois clairs et précis; le R. P. Captier, enfin, directeur de la maison des dominicains d’Arcueil, le représentant légitime de l’enseignement ecclésiastique, victime déjà désignée, hélas! pour recevoir un an plus tard les palmes du martyre!

L'enseignement public, celui de l'Eglise, l’ensei-

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