PARIS GAUTHIER-VILLARS
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C classifications académiques aiment à placer les savants , des cadres bien définis, celui-ci est géomètre, cet autre , celui-là chimiste. La ere souvent. RES
re non FIRE dei n’est pas HaEtiou née en spécialités. ya trouvé la place que méritaient la puissance de sou
et te confrère se rappelait l’avoir vu souvent dans son
1 Notice lue en la séance publique annuelle de FAcadémie des es, le 12 décembre 1921.
tout jeune ones passer ses vacances prés de lui dans la ne. 4 familiale de Cabrespine, petit village de l’Aude, et le goût si” prononcé qu'il eut toujours pour les humanités classiques fut € partie dû à son grand-oncle. Notre confrère aimait à raconter 1 que sa vocation scientifique lui était-venue de très bonne heure: :
d’après lui, une part en revenait à un enseignement excellent 4 de l’arithmétique donné par une maîtresse d’un cours enfantiri 4
qu'il avait suivi avant d’entrer au Collège Stanislas, Mile Ar-
nould. Si l’on accordait à ces souvenirs d’enfance plus d’impor- « tance qu'ils ne méritent, on pourrait y voir une manifestation précoce du goût qu’'eut toujours Duhem pour les déductions poursuivies en dehors de toute représentation figurée.. es
Duhem fit à Stanislas d'excellentes études. Élève régulier, 42 s’intéressait à tout ce qu’on lui enseignait. Cependant l'histoire | É eut un moment ses préférences, et il s’en fallut de peu que. son professeur d'histoire, M. Cons, ne le décidât à se consacrer aux. recherches historiques. En fait, Duhem devait prendre plus tard un rang éminent dans l’histoire des sciences, et il ne lui. 2 fut pas indifférent d’avoir cultivé avec succès la version latine D et la version grecque, quand il se trouva en présence de manus=* crits latins du moyen âge et qu'il dut commenter les écrits de certains mathématiciens grecs. Maïs, de tous ses maîtres, aucun n’exerça sur lui une action comparable à celle de son professeur. de physique, Jules Moutier, théoricien pénétrant de la physique, qui paraît avoir eu le premier l’idée d'appliquer les théorèmes. de la thermodynamique à à la dissociation chimique. EI
de Moutier fut très forte sur l’esprit de Duhem; d'autre part, le: maître apprécia vite les qualités puissantes de. son élève « Re-
tenez bien le nom de votre camarade Duñem, disait-il un js
ar ds portraits qu’il faisait de ses maîtres: il avait n réel talent de caricaturiste, qui accroissait encore mée dans l'enceinte du collège. Plusieurs de ses dessins,
12 conservés, font revivre le personnel - de Stanislas
D un ne montrait ainsi Duhem, purent alors
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confrère était d’une nature maladive et il ne connut a pleine santé. Des crises pénibles d'estomac interrom- 1 plusieurs fois ses études. Aussi n’entra-t-il qu'en 1882 : normale, où il fut reçu le premier. Les années qu'il
ci ences morales, Victor Delbos. à qui l’on doit de remarétudes sur Kant et Spinoza, et dont la mort, précédant
n ane : ne : fut moins que Duhem l'homme d’une aie et déjà. sa lecture était immense. Ce mode de Have n'est
ont leurs hasards, et Duhem ne fut classé ne le be . Ja licence ès sciences ne Mais il obtint
thode des travaux virtuels, qui dispense de la .considérati