‹ Discours et opinions de Jules Ferry (volume 5)Chapitre 36 sur 66 · I. Séance du 3 juin 1876. Journal officiel du é · texte numérisé non relu

I. Séance du 3 juin 1876. Journal officiel du é

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M. Keller a donné son vrai nom en l'appelant, non point antireligieuse, mais « anticléricale ».

A gauche. — Cest cela! — Très bien !

M, Jules Fkset. — On a donc, avec raison, grandi le débat, et cet agrandissement du débat, cette élévation du point de vne, sont loin de nous déplaire : il devait arriver tAt ou tard, et mieux vaot que ce soit tôt que tard, qu'une explication loyale, complète, s'échangeât ici sur les vues de ce cdté de l'Assemblée {la droite) et les nôtres, au point de vue de cette grande et légitime passion dont ont parlé nos adversaires ; cela devait arriver, car ce fui Ik, en vérité, l'élément le plus actif, la passion maîtresse, on peut le dire, des dernières élections. [Assentiment à gauche.)

On a adressé un appel au Gouvernement; le Gouvememeot y a répondu avec dignité, avec franctiise. Sa réponse est, à mon avis, sans réplique. On a également fait appel au parti que nous représentons ici, aux idées et aux sentiments de ceux qui nous ont envoyés sur les bancs de la majorité de celte Chambre ; à cet appel, il faut qu'une réponse soit faite, et qu'elle soit, elle aussi, franche et loyale. (IVouvel assentiment à gauche.)

L'honorable M. Keller, à la fin de la séance d'hier, nous a demandé : D'où vient cette passion anticléricale qui se mêle au. débat, en dehors des routes battues, qui l'emporte au delà de ses bornes naturelles et qui lui donne une ampleur que l'on n'aurait pas soupçonnée au premier abord? D'où vient-elle? Où va-t-elle ?

Messieurs, à cette double question, je vais répondre avec une entière franchise et avec modération, je te promets. {Très bien l — Parlez!)

L'honorable M. Keller, nous adressant un appel qui, pour mon compte, m'a profondément touché, nous disait hier : Comment est-il possible que nos divisions, que la fraternité du champ de bataille et les désastres de la patrie semblaient avoir effacées pour jamais, aient cependant survécu à toutes nos épreuves? Comment se fait-il que, unis dans le malheur, unis dans la lutte, nous nous retrouvons, au lendemain du malheur consommé, de la défaite commune, divisés à ce point que,

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pour les ennemis de la France, ou pour ceux qui la méconnaissent, il est possible de dire, avec quelque apparence de vérité, qu'il n'y a plus une seule France, mais deux Frances ennemies.

. Je proteste, quant â moi, contre une telle pensée; mais enfin, on le répète, et plusieurs semblent le croire : il y a, dans la même patrie et sous les mêmes lois, deux Frances qui se regardent, qui ne se comprennent plus, qui sont même prèles à se combattre. [I^ouvementi divers.)

Messieurs, si les honorables membres de la droite de l'Assemblée veulent bien m'ëcouter avec la pensée que je n'entends froisser en eux rien de ce qui est respectable, je leur dirai comment j'explique cet aspect nouveau que tendent à revêtir toutes nos luttes politiques. {Parlez! parlez I)

Messieurs, pendant le temps de nos désastres, pendant que la patrie s'effondrait et que nous en laissions un lambeau à Jamais regretté aux mains de l'étranger, il se passait, sans que nous, Français, nous en eussions la nette conception, il se passait en Europe, dans le monde moral, un grand événement, un événement dont l'accomplissement coïncidait avec la déclaration de guerre, et dont le retentissement s'est peidu dans le bruit de nos malheurs. Oui, Messieurs, à ce moment-là même. une grande révolution religieuse s'opérait dans le monde. Et quand, après nos malheurs, nous avons regardé autour de nous, quand nous avons fait le dénombrement de nos désastres, nous nous sommes aperçus que non seulement nous avions perdu une partie de notre patrimoine national, mais encore que quelque chose du patrimoine moral de l'humanité nous avait été enlevé pendant cette lamentable époque.

Un membre à droite. — Vn membre à gauclie. -

M- Jules Fbkrt. — Nous avons appris et nous avons vu, à n'en pouvoir douter, qu'un nouveau catholicisme était né. [Exclamations à droite.)

M. deLuBiuais. — De quel catholicisme voulez-vous parler? H. Moel-Parpmt. — C'est le catholicisme des amulettes, des images et de toutes les superstitions!

M. JuLss Fbret. — Oui, Messieurs, pous avons assisté à

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LE MtNISTÊRE DDFAVRi:. S37

one transformation profonde dans le sein de l'Église catholique ; nous l'avons vue réalisée, proclamée et acceptée. Et il n'a été douteux pour personne que, sur les ruines du césarisme temporel qui venait de succomber, un césarisme Intellectuel s'otTrait à la France et au monde, dans le désarroi de toutes choses> comme le remède unique, comme la solution vainement et longtemps poursuivie I (ApplaudUsemenis â gauche et sur plusieurs àancs du centre gauche.)

Oui, Messieurs ! cette autocratie intellectuelle s'annonçait en déclarant la guerre non seulement aux principes et aux conquêtes de notre Révolution française, mais aux doctrines et aux traditions les plus anciennes de notre histoire. Elle déclarait la guerre non seulement à ce qu'on appelle les principes de 1789, mais encore à tout l'ensemble de lois, de résistances, de défenses dressés et accumulés par la sagesse de la monarchie française contre les empiétements de l'ÉglisEf catholique. (Nouveaux applaudissements sur les mêmes bancs.)

Est-ce que j'invente. Messieurs? Est-ce que j'exagère? Et n'avons-nous pas encore dans la mémoire cette parole tombée, hier, de la bouche d'un des orateurs de ce côté {le côté droit) et que je retiens, parole qui qualiliait d'aberration passagère celte déclaration de 1682, qui n'a pas cessé cependant, que je sache, de figurer parmi nos lois ?

A gauche. — Très bien I très bien!

M. Jules Febby. — Nous avons vu, Messieurs, ce césarisme intellectuel, cette autocratie spirituelle suivre sa route, prétendre au gouvernement de la société, et, prolitanl de ce que tout était tombé, de ce qu'une partie nouvelle semblait se jouer pour la France, se proposer comme une solution ; aller au martyre, je te sais, mais de ce martyre, subi dans un jour d'odieuse et barbare ineptie, se faire résolument un marchepied pour arriver à la domination. [ Vive approbation à gauche.)

Et alors. Messieurs, voyant tout cela, qu'a fait la France? La France s'est inquiétée, la France s'est aîannée, elle s'est mise sur la défensive. [Très bien! à gauche.)

Un membre à droite. — L'offensive I

M. Jules Fbbbt. — Je soutiens, Messieut^, que la situation

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£» MSCOVBS DE JULES PEKHV.

que nous prenons ici n'est, en quoi que ce soit, menaçante ni agressive ; c'est une situation purement et simplement défensive.

M. m COMTE DE Pebbochel. — Défensive, contre qui?

Un membre à gawhe. — Contre voua !

M. LE HARQUis DE Li Kor.HEJAcqiiELGiN. — Contre nous! Mais nom sommes battus] Nous n'attaquons personne 1

M- Juuis Febby. — Je ctierche à vous expliquer. Messieurs, les rnsons de cette passion anticléricale dont vous nous demandez compte ; je vous dis, comme je le comprends, pourquoi la France entière s'est jetée corps et âme dans cette lutte intellectuelle. {Exclamations à droite.)

La France eotiëre, je veux dire la France qui nous a nommés, — et vous nous permettez bien de parler en son nom, — je dis que la France moderne est sur la défensive. Elle se défend, et vous demandez contre qui?

Elle défend ses vieilles lois qui réglaient depuis des siècles les rapports de l'Étal et de l'Église, lois antiques et respectées qui nous offrent aujourd'hui, quand nous en faisons le recensement, ce singulier spectacle que toutes les lois qui liaient l'État subsistent, que toutes les lois qui liaient l'Église sonl abrogées par la désuétude. { Vive approbation d gauche.) Nous avons à défendre cela, d'abord. Nous voulons le défendre de noire mieux, sans nous flatter de pouvoir refaire tout ce qui a été défait.

Nous avons â défendre aussi nos jeunes libertés ; nous avons à défendre, — n'en déplaise à l'honorable M. Relier, — la liberté et les principes de 1789.

J'ai entendu hier l'honorable M. Keller s'écrier, dans un sentiment d'indignation très sincère. Je n'en doute pas : « Vous nous en voulez parce que nous sommes de notre temps ! » et protester énergiquement de sa fidélité pour les principes de la société moderne, de son attachement aux conquêtes de 1789.

Messieurs, j'avoue que ma surprise a été grande, et je m'étonne que l'honorable M. Keller, qui s'est présenté ici comme le Mêle tenant et le chevalier du 5y//fl6«s, ne se soit pas aperçu qu'à ce moment, c'est le Hyllabus tout entier qui se redressai! contre lui pour le réfuter.

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LE HINISTÈHE DUFAUBE. 139

H. LE MARQUIS DR Castellane. — Lo Sffltabutf Vous ne savez pas ce que c'est. {ExclaTitalions ii-oniguei à gauche.)

TA. ixjusB Febry. — L'honorable M. de Castellane m'objecte que je ne dtm pas savoir ce que c'est que le Syllabtu.

Il y a en effet, Messieurs, et 11 doit y avoir certainement, pour des gens d'esprit, une manière très commode de lui rester fidèle, c'est de ne pas le connaître et de ne pas s'en préoccuper, et c'est ce que font beaucoup d'esprits frivoles qui n'aiment pas ce genre de querelles.

Mais, nous qui nous trouvons en présence des réalités de la politique, de la vie, des affaires, nous ne pouvons pas considérer comme un élément purement mystique les déclarations du Syllabns.

M. de Castellane dit que je n'^ pas lu le Syllahut. Je lui demande la permission de lui en lire quelques lignes, non pas du Syllabut lui-même, — car, vous le savez aussi bien que moi, le Syllabut n'est qu'une table de matières; — mais il. a été précédé d'une encyclique fameuse qui fut précisément le premier pas dans celte grande révolution morale et religieuse dont je vous parlais tout à l'heure.

Pour tous ceux donc qui voudraient se bercer encore de l'illusion, qu'on lient à garder dans un certain monde, que la ' division est toujours maintenue entre les deux domaines du temporel et du spirituel, qu'il subsiste entie eux un fossé infranchissable, et que nous sommes vraiment, nous autres libéraux et républicains, des artisans de mauvaises chicanes, quand nous parlons de celte récente évolution religieuse ; pour ceus-là, je veux citer la plus haute autorité morale et spirituelle qui soit vénérée de ce côté de la Chambre.

Voici ce qu'elle pense, cette haute autorité, sur la hberté, sur la tolérance, sur les principes de 1789, sur tout ce qui nous est si précieux et si cher ; ~ c'est l'encyclique du 8 décembre 1864 qui parle :

« Car, vous le savez très bien, vénérables frères, de notre « temps il s'est trouvé en grand nombre des hommes qui, ■ appliquant à la société civile le principe impie et absurde du « naturalisme, lûnsi qu'ils l'appellent, osent enseigner que la a parfaite raison de la société publique et que le progrès civil

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S40 DISCOURS UË IULES FERRÏ.

« exigent absoinment une société humaine consliluée et gou- K vernée en dehors de toute considération de la religion, « comme si elle n'existait pas, ou du moins sans faire de « distinction entre la vraie et les fausses religions.

H Et, contrairement à la doctrine des Écritures sacrées de B l'Église et des saints pères, ils n'hésitent pas à afiirmer « que » la meilleure condition pour une société est celte où le pouvoir « laïque n'a pas charge de réprimer par les lois édictées les » violations de la religion catholique, si ce n'est dans la limite « où la paix publique l'exige <:.

'< En vertu d'une idée aussi absolument fausse du gouverne- « ment social, ils n'hésitent pas àpropager celte opinion erronée u et très nuisible au salut de l'Eglise catholique et des Ames, a qualifiée du reste de délire par noire prédécesseur d'excellente « mémoire, Grégoire XVI, à savoir que la liberté de conscience « el des cultes est le droit propre de chaque homme, droit qui V doit élre proclamé et affirmé par la loi dans tout État bien « constitué: et qu'il existe pour les citoyens un droit de mani- « fesler el de déclarer, avec une liberté que ne peuvent limiter « ni l'aulorité ecclësiaslique ni raulorité civile, leurs convic- « lions, quelles qu'elles soient, ou par la parole, ou par la « presse, ou par d'autres moyens.

(( Mais, en affirmant ces témérités, ils ne réfléchissent pas, « ils ne considèrent pas qu'ils prêchent la liberté de la perdi- <i tion, el que, s'il est toujours libre aux convictions humaines « de se discuter, il ne manque jamais d'hommes qui osent 1' lutter contre la vérité et se fier à la loquacité de l'humaine « sagesse, lorsque nous savons, de par l'institution de Nolre- « Seigneur Jésus-Christ, combien la foi el la sagesse clir6- M tienne doivent éviter cette vanité très coupable. »

Eh bien, Messieurs, je vous le demande, à vous qui vous éles présentés ici comme les serviteurs fidèles, obéissants, aveugles de celle doctrine de la papauté, quel secret avez-vous donc pour faire deux parts dans vos Âmes, et comment pouvez-vous, ratiQanl doctrinalement de pareilles maximes, revendiquer dans la pratique le culte des libertés politiques el des principes fondamentaux de la société civile, (Trèt bien I très bien! rf gauche.)

J'entends que vous dites qu'en Angleterre les évéques catbo-

LE HIMSTÈKE DUFAUAE. 211

liques pratiquent les institutions libérales avec une grande fidélité et un zèle sincère, et vous nous citiez de belles paroles de l'archevêque Manning.

Tous me permettrez de vous ciler une autre parole, une parole profonde, qui a été souvent redite. Elle est,- si j'ose le dire, d'un de vos maîtres ; car, bien qu'il soit un simple journaliste, il a eu dans la direction et les affaires de l'ËgUse catholique, depuis quarante ans, une influence supérieure à celle de bien des évëques.

Cet éloquent et mordant journaliste, un jour, déchira les voiles, — ^ et puisqu'on parlait de voiles et de rideaux l'autre jour, laissez-moi déchirer aussi les rideaux et les voiles, — ce journaliste, M. Veuillot, a dit un jour : « Quand les libéraux sont au pouvoir, nous leur demandons la liberté, parce que c'est leur principe, et, quand nous sommes au pouvoir, nous la leor refusons, parce que c'est le nôtre. » [Longues exdamalioni et applaudiuementt ironigues à gauche.)

Voilà, Messieurs, les choses que nous voulons défendre, et, en particulier, nous voulons défendre le droit de la société, de la société qui est, de son essence, civile et laïque, sur l'enseignement.

C'est ici, en effet, la question brûlante ; une de ces questions qu'on appelait mixtes dans les temps anciens de la vieille lutte du sacerdoce et de l'empire, et vous savez que ce qui dislingue précisément la doctrine et l'indépendance du pouvoir civil des prétentions uitramontaines, c'est ceci : Le pouvoir civil dit : « Quand la question est mixte, c'est moi qui dois fixer la limite des droits respectifs de l'Ëlat et de l'Ëgbse; et vous, ultramontains, vous dites, au contraire, que c'est le pouvoir spirltnel qui la flxera. b

H. LE MARQUIS DK Castellane. — Jamais l'Eglise n'a dit cela I

M. Jules Fbbby. — J'énonce là, incidemment, une propo- .silion élémentaire.

H. de Castellane me fait l'honneur de m'interrompre

Un membre à droite. — Le texte ! le teile du Syllabus!

M. DE Baudht-d'Asson. — Oui, noua demandons le texte I

H. Halakthb. — C'est an cours complet de théologie que l'on fait là à la tribune !

Un membre à gauche. — Ah ! voilà If. Halartre qui nous annonce son retour. (Rires et bruit.)

]. FnuiT, Bûcoun, n. 16

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M. JuLSB Fbbby. — Je ferai observer à l'hoDorable M. Malartre que ce cours, à ce qu'il paraît, n'est pas encore assez complet, puisqu'on conteste les éléments mômes, je ne dirai pas de la science, mais du débat historique qui nous occupe ici. Il est bien certain que c'est là le principe de l'Église romaine, principe écrit à chaque ligne du Syllaùui, que, lorsqu'il y a débat sur des matières mistes, lorsqu'il s'agit de fixer les limites des droits de l'État et de l'Église, c'est l'Église qui les Use, et non pas l'État, et j'en trouve la preuve dans la question même que nous discutons.

M. HuABTRE. — 11 y a bien d'auti-es arguments !

H. LE Prësioekt. — Monsieur Ualartre, n'interrompez pas.

H. DE Baudrt-d'Asson. — Hais nous demandons le texte, et on ne nous le donne pasl

M. JuLB8 Fkert. — Vous allez voir. Messieurs, — et je n'ai pas besoin de me laisser entraîner par mes honorables interrupteurs sur un autre terrain que celui de la question d'enseignement elle-même, — vous allez voir que telle est bien, en vérité, leur doctrine, et que j'ai raison de la qualifier comme je le fais. Le droit de l'État et le droit de l'Église sur l'enseignement sont les deux termes du conflit. Comment se posent-ils? De quelle façon, allant au fond des choses et déchirant les voiles, comme le demandait M. Keller, s'affirme le droit de l'Église? Qu'est-ce qu'il y a dans le fond du débat? Est-ce que le parti clérical, qui a ici d'cminents représentants, des orateurs dont j'admire l'éloquence sincère et dont je respecte infiniment le caractère, est-ce que le parti clérical présente sa doctrine, en matière d'enseignement, sa prétention au contrâle, à ce que j'appellerai la surin tendance de l'enseignement, dans les termes modestes, parlementaires que vous avez pu voir se développer ici ? Est-ce que pour eux la question du droit de l'Église dans l'enseignement est enfermée dans le cercle d'une toute petite loi, comme disait l'honorable M. Keller, d'une loi si modeste, qui se contente d'introduire un ou deux professeurs des facultés libres dans un jury d'examen de droit ou de médecine ? Est-ce que, Messieurs, vous n'avez pas d'autre prétention? Est-ce que la masse d'opinions que vous représentez ici ne se rattache pas à d'autres doctrines.

Non, Messieurs, ce n'est pas sur un terrain si humble, si

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