‹ Discours et opinions, journal et souvenirs de S. Girardin (volume 2)Chapitre 1 sur 98 · AVIS DE L'EDITEUR · texte numérisé non relu

AVIS DE L'EDITEUR

La Prance a vu rapidement descendre de k tribune dans la tombe plusieurs des pltfs illustres défenseurs de ses libertés ; elle pleurait encoie Camille Jordan et Foy* lorsqu'elle aperdu Stanislas Girardin. Mais si les hommes passent sur la terre, leurs écrits restent pour perpétuer leur souvenir et leur gloire. Tels sont ces éloquens discours qui serviront de modèle aux orateurs amis de nos institutions , de leçon aux citoyens jaloux de connaître leurs droits; tels sont aussi ces mémoires, image de la vie privée, où l'homme public dépose sa secrète pensée sur les événemens qui se succèdent autour de lui. Il est encore un titre plus rare, c'est de pouvoir léguer à £a famille, à ses amis, à son pays, l'exemple d'uiie longue carrière consacrée tout entière à la patrie , à la liberté , à l'amour du bieh.

vin avis de l'éditeur.

C'est avec ce triple avantage que Stanislas Girardin reparaît aujourd'hui devant ses concitoyens. Il est peu d'hommes qui aient eu une existence plus remplie, plus brillante, plus variée , et qui , dans des tems si fertiles en changemens, se soit plus conservé semblable à lui-même.

Né en 1 762 , à Lunéville , où il fut tenu sur les fonds de baptême par Stanislas, roi de Pologne ;

Elevé à Ermenonville sous les yeux de J.-J.-Rousseau, dont les préceptes et les ouvrages lui ont inspiré ses principes politiques et son ardent amour pour la liberté;

Entré dans la carrière militaire en 1779;

Capitaine dans le régiment de Chartres- Dragons en 1789; commandant, à la même époque, de la garde nationale du Mans où son régiment était en garnison;

Député du Tiers-État à l'assemblée bailliagère de Senlis;

Choisi, en 1790, par ses concitoyens, pour présider l'administration centrale du départe ment de l'Oise;

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