‹ Discours et opinions, journal et souvenirs de S. Girardin (volume 2)Chapitre 2 sur 98 · AVIS DE L'ÉDITEUR. IX · texte numérisé non relu

AVIS DE L'ÉDITEUR. IX

Président du collège électoral de l'Oise, eni79i;

Élu, peu de jours après, à l'Assemblée législative; président de cette assemblée en 1792;

Détenu , pendant la terreur , jusqu'à la mort de Robespierre ;

Nommé de nouveau administrateur du département de l'Oise, en 1798;

Membre du Tribunat en 1 799 ï président de ce corps, en 1802;

Colonel, en 1806, au siège de Gaëte, où il servait auprès de J. Bonaparte ;

Général de brigade dans la guerre d'Es pagne, en 1808;

Membre du Corps-Législatif à la suite de la suppression du Tribunat, et président de la section de l'intérieur;

Premier écuyer de J, Bonaparte à Naples et à Madrid;

Préfet de la Seine-Inférieure en 1812;

Préfet de Versailles et membre de la chambre des représentans pendant les cent jours;

Rappelé, pour un moment, en 181 5, à la préfecture de Rouen ;

Préfet de la Côterd'Or, en 1819;

x avîs de l'éditeur.

Député de la Seine- inférieure depuis 1819 jusqu'au jour de sa mort, 27 février 1827,

Stanislas Girardin, dans toutes les positions de cette laborieuse carrière, a conservé le même caractère , la même passion pour le bonheur de son pays. Tout en lui était français : son ame était noble et généreuse; son esprit fin, aimable, léger; il aimait le monde et il eh était aimé; à la tribune , son sourire était quelquefois plus puissant que les foudres de l'éloquence ; dans la société , sa conversation était gaie, piquante, instructive; dans son intérieur, c'était un modèle de bonté. Ses opinions politiques lui ont fait des adversaires, son cœur n'a pas eu d'ennemis. Rassuré sur la pureté de sa vie, il aimait à s'en rendre compte , à se retracer l'emploi de ses journées. Il a écrit son journal avec une constance, une exactitude qui seraient presque de l'indiscrétion , si ce n'était la candeur d'une belle ame qui, n'ayant jamais eu à rougir devant ses semblables , ne craint pas de les admettre dans la confidence de ses plus secrètes pensées. A la suite des deux premiers volumes qui renfermeront ses opinions depuis 1792 jusqu'en 1827,

avis de l'éditeur. xi

accompagnés de révélations sur plusieurs séances de nos assemblées, nous publierons, avec l'autorisation de sa famille , ce journal et divers souvenirs qui s'y rattachent. On sent de quel prix doit être le tableau des évènemens tracé en présence des événemens euxmêmes. Stanislas Girardin se proposait de recueillir tous ces matériaux pour en composer de véritables mémoires; déjà même -il avait commencé à les écrire dans sa belle retraite d'Ermenonville; mais la mort Ta surpris au milieu de ce travail. Il est sans doute à regretter qu'il n'ait pu l'achever ; nous ne savons toutefois si des souvenirs amassés jour par jour, à la date des tems,à l'avènement des faits, n'ont pas quelque chose de plus original, de plus précieux dans leur native simplicité, que lorsque plus tard ils ont été polis et arrangés par la réflexion.

Nous aimons à croire que cette France, à qui Stanislas Girardin était si fier de consacrer ses jours et ses talens, accueillera avec quelque reconnaissance, quelqu'intérêt, une publication qui, retraçant sa vie politique et sociale, doit le faire admirer comme un de nos plus

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habiles orateurs; chérir comme un de nos administrateurs les plus sages; regretter comme un des plus aimables et des meilleurs des hommes.

DE

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