‹ Discours et opinions, journal et souvenirs de S. Girardin (volume 2)Chapitre 45 sur 98 · MAUVAIS TRAITEMENS · texte numérisé non relu

MAUVAIS TRAITEMENS

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SEANCE DU 9 AQUT 1 79a.

Hier, j'ai été frappé, dans le lieu même de vos séances.

(En quel endroit, a-t-on demandé?)

Par derrière , apparemment. Les lâches ne frappent jamais autrement, et sans M. Jucry , mon

collègue , je ne pourrais vous rendre compte aujourd'hui des insultes qui m'ont été faites. M. Ducos vous dira comment il est parvenu à sauver un député de l'Alsace.

M. Desbois, évêque de la Somme, se plaindra d'avoir été frappé, insulté, volé, au sortir de la séance. Il nous faut, messieurs, une liberté entière d'opinion. Je déclare donc à la nation de laquelle je tiens mes pouvoirs, que je ne puis voter davantage, si le Corps-Législatif ne prend les mesures qui peuvent me donner liberté et sûreté.

Presque tous les membres de l'Assemblée se sont levés pour s'unir à cette déclaration.

Mon amour pour la vérité, me porte à ajouter que je n'ai point eu à me plaindre des citoyens

de Paris. La plupart de ceux qui m'entouraient étaient étrangers. Les citoyens de Paris ne participèrent pas aux injures et aux insultes qui m'ont été faites.

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