‹ Discours et panegyriques (volume 2)Chapitre 73 sur 84 · LE 3 AOUT · texte numérisé non relu

LE 3 AOUT

Je ne sais, Messieurs, si ma présence dans cette cérémonie solennelle peut vous étonner autant qu'elle m'étonne moi-même. Lorsque je jette mes regards sur ce grand auditoire, j'aperçois des prêtres vénérables, dont les fronts ont blanchi dans les travaux sacrés du ministère des âmes, j'aperçois les magistrats de cette ville, les hommes les plus distingués de cette contrée tout entière, ces jeunes gens qui sont l'objet de cette douce et belle fête, et auprès d'eux leurs familles émues de leurs joies et de leurs espérances ; et c'est à moi, Messieurs, qu'est échu le périlleux honneur de porter devant vous

ce que je puis bien appeler le fardeau de la parole

Cependant je n'ai pu résister à l'invitation gracieuse et pressante de M. le Supérieur (2) et au désir vivement exprimé de Son Éminence le Cardinal-Archevêque (3), et c'est sous cette double autorité que je demande à abriter en ce moment la faiblesse et l'inexpérience de ma jeunesse.

D'ailleurs, Messieurs, le grand-séminaire de Cham-

1. Mgr Turinaz était à cette époque professeur de théologie el de dmit canon au" grand-séminaire de Chambery.

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