‹ Discours et panegyriques (volume 2)Chapitre 8 sur 84 · l's. xliv · texte numérisé non relu

l's. xliv

« Elle est divine cette religion qui fait de l'espérance une vertu. »

Oui, il fallait, après de si cruelles humiliations, que l'espoir revînt à toutes les âmes abattues, à tous les cœurs brisés, l'espoir du pardon accordé par une miséricorde sans limites. La tendresse de la mère de Dieu, saluée par les acclamations de l'Église et de la France, pouvait nous laisser hésiter encore, c'était l'arcen-ciel qui présageait des jours plus heureux, c'était l'aurore qui annonçait le soleil ardent de l'amour infini. Ce signe de toute consolation est apparu ! C'est le cœur de Jésus, c'est ce cœur si doux, si suave pour toutes les infortunes et dont les miséricordes surpassent toutes les œuvres : Suavis Dominus universis, et miserationes ejus super omnia opéra ejus (1).

il fallait à ce peuple écrasé, dans l'opprobre, un réparateur capable de relever ses ruines, un sauveur qui vint guérir ses plaies saignantes ; il fallait un maître qui lui apprît les chemins du repentir et de l'innocence, un rédempteur qui effaçât ses iniquités. Il n'y a qu'un réparateur, qu'un maître, qu'un sauveur; il n'y a qu'un rédempteur, c'est le Dieu d'amour dont le cœur a connu toutes les amertumes (2), c'est le roi plein de mansuétude (3), le Dieu qui a pleuré sur les malheurs de sa patrie ingrate et obstinée. Il n'y a qu'une source d'espérance, c'est le cœur de Jésus-Christ. Ecoutez les promesses du Fils de Dieu lui-même à la bienheureuse Marguerite-Marie: «Je prépare toutes choses. LaFrancesera consacrée à mon divin cœur et toute la terre se ressen-

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