Marc, cap. x
eu dans la vie de Thumanité des jours maudits, des jours d'exécrable souvenir, pendant lesquels l'homme s'oublia jusqu'à la barbarie. Investi par des lois atroces d'un domaine absolu sur la vie de ses enfants, le père pouvait en disposer à son gré. Les trouvait-ils bien faits ? Il les relevait de terre et les baisait au front pour les adopter. Lui déplaisaient-ils? D'un mot, d'un geste, d'un regard il les répudiait, c'était leur arrêt de mort. Les poètes chantaient : « On doit à l'enfant le plus grand respect: Maxima dehetiiv puero reverentidi^; » mais le païen laissait chanter les poètes et n'écoutait que les suggestions de son égoïsme. Il avait la loi pour lui. ce Père, disait-elle, si ton enfant ne promet pas d'être un homme robuste et un citoyen utile, tue-le bien vite : puerum pater, cito necato^. »
Ces mauvais jours sont passés. La nature humaine s'est imprégnée de la tendresse et de la miséricorde du Sauveur, et maintenant il y a partout des cœurs pour aimer les petits enfants, partout des chrétiens qui disent avec le