‹ Discours et panégyriques (volume 3)Chapitre 30 sur 71 · Homil. LX, in cap. xviir, Matth · texte numérisé non relu

Homil. LX, in cap. xviir, Matth

cle notre miséricorde. Mais l'enfant dont la famille a été dévastée par la mort, l'orphelin, l'abandonné, qui ne serait touché de son malheur, surtout si la famille à laquelle il appartient est pauvre et obscure? Car l'orphelin des familles opulentes ne manque pas de tuteurs et de conseils qui tiennent à honneur de le faire bien élever. Mais l'orphelin du pauvre! Le voilà solitaire au foyer domestique, même lorsque la mort n'a encore frappé que celui qui est la force et la tête de la famille. Tant que le père est là, sa main robuste arrête la pauvreté sur les pentes de la misère; la femme, moins inquiète des premières nécessités de la vie, peut prodiguer aux enfants les soins dont une mère seule a le secret. Que le père vienne à disparaître, tout le poids de la famille retombe sur la mère. Si son amour ne faiblit pas, est-ce que ses forces peuvent répondre à tous les besoins ? Hélas ! non. Elle s'épuise à gagner le pain de chaque jour; les préoccupations et les angoisses rendent plus accablantes les fatigues de son travail. Elle voit avec terreur qu'une femme pauvre ne peut pas faire face à tous ses devoirs. Lasse, découragée de son

impuissance, elle murmure, elle reproche à Dieu de ne l'avoir pas faite riche, afm qu'elle pût être mère. Si elle peut donner aux corps, tant bien que mal, leur pâture, elle oublie de donner aux âmes leur pain immatériel. Dans cette famille mutilée où il n'y a pas, où il ne peut pas y avoir d'éducation, les corps végètent pendant que les âmes s'affaissent, l'ignorance et la grossièreté préparent petit à petit tous les vices.

Mais c'est bien pire encore lorsque l'enfant est privé tout à coup de ses deux appuis. Qui le recueillera, qui prendra soin de sa vie abandonnée? Des parents? Des étrangers un moment touchés d'une si s^rande misère? Mais où prendront-ils cette tendresse délicate qu'il faut dépenser autour d'une vie qui s'épanouit ? N'estimeront-ils pas qu'ils ont beaucoup fait s'ils empêchent l'orphelin de mourir de faim ? N'auront-ils pas hâte de se payer de leurs avances par une prompte exploitation de ses forces ? Auront-ils grand souci de son avenir, s'ils peuvent établir au plus vite la balance de leur profits et pertes ? Après tout, ce n'est pas leur enfant, il deviendra ce qu'il pourra. Son

esprit, son cœur, son instruction, son éducation, sa foi, il n'en est pas question ; c'est bien assez que l'on ait sauvé son corps.

Ce n'est point ainsi, mes Frères, que vous entendez la charité, j'en suis convaincu. Vous auriez pitié d'une fleur sans soutien, d'une couvée abandonnée, combien plus des pauvres petits orphelins ! Il ne suffît pas de les arracher à la mort; il leur faut de pieux asiles où ils entendront parler de Dieu, de la grâce, du devoir, de la vertu; il leur faut des parents d'adoption pleins de la charité de Jésus-Christ, qui développeront en eux par l'éducation le sentiment religieux, l'amour du vrai et du bien, formeront leur esprit et leur cœur, les prépareront à une vie laborieuse et honnête, et les conduiront, dans la modestie et la simplicité, jusqu'aux portes des carrières obscures, mais, utiles, que sanctifient l'amour de Dieu et l'habitude du sacrifice.

Un de ces asiles de charité a été ouvert, en cette ville, pour les orphelins de Notre-Damedes-Flots. Pour ne point alarmer la modestie de ses fondateurs, je ne dirai point par quelles merveilleuses industries et par quels prodiges

de dévouement il s'est établi et développé. Il y a quatorze ans, il n'y avait que douze enfants; aujourd'hui ils sont près de quatrevingts, tous bien vivants, m'écrivait-on dernièrement, et de fort bon appétit. Votre charité est leur principale ressource. Elle ne peut pas leur manquer ; car ces enfants, déjà si intéressants par leur âge et leur condition, le sont davantage encore par le malheur qui les a faits orphelins.

Ce n'est point par un de ces accidents vulgaires dont personne ne garde le souvenir que les pupilles de Notre-Dame-des-Flots ont été privés de leurs naturels soutiens, mais par une de ces dramatiques catastrophes dont on conserve la date, et dont les marins se racontent à leurs foyers les détails navrants.

La mer, dont vous venez chercher les brises et les caresses, ne vous apparaît guère à vous, hôtes passagers de ses rivages, que sous ses

aspects grandioses et bienfaisants. Ses vagues arrivent d'un invisible lointain, emportent l'âme qui les contemple par delà l'horizon et font rêver à l'infini. Ses abimes sont pleins de vies et de mystères. Il y croit des forêts étranges et gigantesques, on y entend souffler les monstres. Aussi variés et plus nombreux peut-être que les oiseaux et les insectes qui peuplent la terre et les airs, des myriades d'êtres agiles et industrieux se meuvent et travaillent dans le liquide élément où ils ont pris naissance. A ce monde immense, nos vies à nous font chaque jour des emprunts qui les soutiennent, les fortifient et les guérissent de leurs maux, tandis que le soleil y boit à pleins rayons des flots de vapeurs légères qui se condensent dans les hautes régions de l'atmosphère, voltigent sur les ailes des vents et deviennent pluies, neiges, sources, ruisseaux, rivières, fleuves, bains salutaires et fécondes artères qui rafraîchissent le globe et renouvellent ses forces génératrices. Oui, la mer est grandiose ! la mer est bienfaisante ! Pourq uoi faut-il que nous ayons à souffrir de ses trahisons ?

La perfide! elle aiguise en nos âmes aventureuses Taniour de l'inconnu ; elle nous promet au loin des trésors; elle nous invite à visiter les îles qu'elle berce dans ses flots et les rivages qui lui servent de ceinture, elle s'offre de nous y porter. Voyez comme elle tend le dos à notre humeur voyageuse et à nos téméraires expéditions. Elle est le grand chemin ouvert, dans tous les sens, aux migrations des explorateurs, des commerçants et des nations besoigneuses qui écoulent par là leur trop-plein ; elle est le champ fertile où des légions de travailleurs vont chercher leur vie et celle de leur famille; elle est au pêcheur ce que la plaine est au laboureur. On la traverse, on la fouille, elle se laisse faire.

Mais attendez. Ses eaux, aujourd'hui tranquilles et lisses comme une glace où se mire le ciel, s'émeuvent, se troublent, s'agitent, se gonflent, se tourmentent bientôt sous le souffle de la tempête dont elle est la gémissante esclave. Quels mugissements et quels bonds, grand Dieu ! Malheur à celui que la tempête a surpris ! Les plus solides navires ont peine à

traverser les chaînes mobiles de collines et de montagnes, tour à tour soulevées et écrasées par la fureur des vents. Comment la barque du pêcheur y pourrait-elle résister? Elle est montée, il est vrai, par des hommes audacieux et intrépides, depuis longtemps habitués aux trahisons de la mer. On les attend au rivage. Les voilà, là-bas! Hardi! hardi, pêcheurs ! vos femmes et vos enfants vous tendent les bras. Les voyez-vous, luttant comme des géants contre la violence des rafales et les fougueux caprices de la lame? Ils approchent, ils vont entrer... Mais non, le flot les ravale et les ramène au large. Cris d'épouvante, prières, sanglots, la tempête étouffe tous les bruits dans ses clameurs, tandis que la barque désemparée s'abandonne à ses convulsions. Elle avance, elle recule; elle ballotte, elle tourne ; elle se renverse, elle se redresse ; elle monte sur la cime des vagues et disparaît dans Tabîme ; elle touche, elle craque, elle s'effondre. Plus rien !... Plus rien que l'écume du gouffre qui l'a engloutie ! Plus rien que des épaves et des cadavres qu'on ira recueillir demain sur le rivage, si la mer ne les a pas emportés pour

les ensevelir à jamais clans ses insondables profondeurs.

Hélas ! mes Frères, il n'est pas de port où Ton ne garde le souvenir de quelque catastrophe de ce genre ! Si on ne la voit pas des yeux, on peut se la représenter tout entière dans ces mots sinistres : « Perdus en mer ! » cfue l'on envoie de loin aux familles des marins qui attendaient un joyeux retour. Si tout un équipage ne périt pas dans la tempête, c'est un homme, jeune encore, qui débarque, exténué d'avoir lutté avec trop d'ardeur contre les éléments, frappé à mort par les cruelles intempéries qu'il a bravées, et qui vient s'éteindre à son foyer, à l'âge de la force et à l'heure où l'on a le plus grand besoin de son bras robuste. Après lui, il ne reste plus qu'une femme désolée, que mine le chagrin, et que désespère l'impuissance où elle se trouve de nourrir et d'élever les pauvres petits que son mari lui a laissés ! Ah ! bénis soient ceux qui ont eu. la généreuse pensée de recueillir ces orphelins, et de leur créer une famille adoptive où la charité chrétienne répare les cruautés du sort.

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Mais, ces chers enfants, comment seront-ils élevés? Il semble; mes Frères, que ceux qui ont eu pitié d'eux devraient leur inspirer la haine de l'élément perfide qui fut la cause de leur malheur, et les préparer à des carrières tranquilles où l'on n'a à redouter que la visite des vulgaires infirmités qui éprouvent la vie humaine. Il semble que ces enfants devraient être garantis par leurs souvenirs contre la pensée d'affronter des aventures et des dangers dont leurs; pères ont été victimes. Eh bien ! non. Le sang de race les tourmente, et toute leur jeune ardeur se tourne d'instinct vers la mer, comme s'ils espéraient y prendre une revanche. Regardez-les. Comme ils sont fiers du vêtement qu'ils portent et qui les désigne à la périlleuse carrière de la marine ! Entrez dans leur orphelinat et assistez à leurs exercices. Vous les verrez, assouplis de bonne heure à la discipline, obéir au commandement,

grimper et voltiger dans les cordages, se tenir debout et marcher sur les vergues, s'exercer à la manœuvre du mousse, en attendant celle du matelot. Sur les murs de leurs salles d'études, ils lisent les noms de ceux de leurs frères aînés qui se sont déjà distingués dans la carrière. On leur raconte les exploits des grands hommes de la marine, et on leur apprend à vénérer la glorieuse mémoire des héros qui, d'un bout du monde à l'autre, ont illustré notre pavillon.

Un dessein patriotique préside à cette virile éducation. Une nation, fîère de son premier rang, nous regarde d'un oeil jaloux, et ne voit pas sans un cruel plaisir fléchir notre puissance maritime. Au nord et au midi, d'autres peuples cherchent à nous devancer. Prise entre ces deux émulations qui conspirent à son abaissement, la France a besoin de marins pour tenir son rang dans l'empire des mers. Que n'y a-t-il dans tous nos ports des écoles où se forment les pupilles de la marine ! Ce serait, certes, une des plus heureuses créations de notre siècle. La ville de Dieppe y a songé : elle a bien mérité de la patrie.

Mais l'éducation professionnelle du marin ne se borne pas aux exercices d'une manœuvre alertement et régulièrement exécutée. Un éloquent prélat^ vous le disait l'année dernière : (( Pour être marin, on ne doit craindre ni la peine ni la mort... Il faut avoir l'âme forte et vaillante... Or, il n'y a que la religion, il n'y a que la main de Dieu qui puisse façonner des volontés et des caractères d'une trempe magnanime... Le marin surtout, parmi les durs labeurs et les hasards de son existence, a besoin de croire et d'espérer. » De croire au Dieu qui le voit, le conduit et le protège en sa vie tourmentée; d'espérer en Dieu qui peut, à chaque instant, recevoir son âme ; de croire et d'espérer en la bonté des hommes qui auront pitié de sa famille abandonnée, s'il vient à disparaître.

Je ne vous dirai pas, mes Frères, comment ce besoin de foi, d'espérance et de confiance, est satisfait dans Féducation donnée par les Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul aux orphelins de Notre-Dame-des-Flots ; je n'entrerai

\. Monseigneur Thomas, archevêque de Rouen.

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pas dans le détail des solides et austères vertus auxquelles on habitue leurs jeunes âmes. Mais il est une chose que je ne puis taire, parce que j'en ai été ravi : c'est la merveilleuse alliance des deux qualités qu'on trouve rarement unies dans une même âme. L'éducation virile, qui engendre dans l'âme des orphelins de Notre-Dame-des-Flots la force audacieuse et l'inébranlable vaillance, les pénètre en même temps d'une religieuse tendresse de coeur qui les suit partout et dont ils envoient, de tous les points du monde, les plus touchants témoignages aux religieuses dévouées qu'ils appellent leurs mères. Permettez-moi de vous lire deux lettres que j'ai choisies entre celles qui m'ont été confiées. C'est la littérature du cœur... L'une est de Madagascar :

(( Ma chère Mère,

(( Voici le 1^' janvier qui approche. Je viens donc vous souhaiter une bonne année de grâce, de bénédiction et de santé.

(( Je demande au bon Dieu de vous laisser bien longtemps sur la terre pour tous les pauvres petits orphelins, ceux que vous avez

recueillis et élevés comme moi, et tous les autres que vous recevrez encore clans notre chère maison de Notre-Dame-cles-Flots. C'est souvent, ma chère Mère, que je pense à vous et aux bonnes Sœurs qui vous ont aidée à m'élever. Je demande à Dieu de bien garder l'Orphelinat où j'ai été si heureux pendant les huit années que j'y ai passées. Ce serait un grand plaisir pour moi de recevoir de vos nouvelles. .. Si le bon Dieu me ramène sain et sauf, comme je serai heureux de vous revoir, et ma Sœur Madeleine qui nous faisait si bien la classe, et tous les petits que je retrouverais, sans doute, bien changés et bien grandis !

(( Ma bonne Mère, comme il est tard, je finis de vous érire, et non de vous aimer, en vous assurant que je continue à me bien conduire et à donner de la satisfaction, autant que je le peux, à mes chefs.

(( Votre fils dévoué et reconnaissant. »

L'autre lettre est de Liverpool, après un long voyage :

(( Ma bonne Mère, ce Voici le grand jour de votre fête qui ap-

proche. Je veux être l'un des premiers de vos enfants à vous la souhaiter, et à vous remercier de tout ce que vous avez fait pour moi et pour mes petits camarades. Quoique éloigné de vous, je pense au sermon et à la c{uête qui donne du pain à la famille. Je pense plus encore aux fatigues et au mal que vous vous donnez, ma pauvre Mère, pour trouver des quêteuses. J'ai toujours peur que vous ne tombiez malade, car vous en avez lourd sur les bras. Je demande donc pour votre fête au bon Dieu qu'il vous donne la santé.

(( Quand je me rappelle, ma bonne Mère, clans quelle misère j'étais lorsque vous m'avez pris, je sens que c'est à vous et aux bonnes Sœurs que je dois ce que je suis. Aussi, je vous assure, ma chère Mère, que je vous serai toujours reconnaissant. Je vous le prouverai par ma conduite, et je vous assure aussi que vous aurez toujours la plus belle place dans mon cœur...

« Ce qui m'a fait le plus de plaisir pendant mes voyages, c'est d'avoir vu des Sœ.urs de Saint- Vincent-de- Paul. Nous les avons débarquées à Panama : elles étaient six. Aussitôt

que j'aperçus la chaloupe qui les amenait à bord de VOhock, je descendis promptement pour les aider, et mon capitaine m'autorisa à les servir. Si vous saviez, ma Mère, comme j'étais content! Je leur parlai de vous et de ma Grand'Mère^ La Supérieure vous connaissait toutes deux. En quittant le navire, je demandai la permission de les accompagner à terre : la Supérieure voulut me donner une pièce pour récompenser mes petits services. Vous pensez bien, ma Mère, que je ne l'acceptai pas. Je lui dis que j'étais un enfant élevé par les Sœurs, et bien trop heureux de pouvoir lui être utile.

(( Au revoir, ma bonne Mère; mon capitaine m'a chargé de vous présenter son respect, et m'a autorisé à vous dire qu'il continuait à être content de moi.

(( Veuillez m'écrire, s'il vous plaît, à Liverpool. Mon respect à ma Grand' Mère et à toutes les Sœurs.

(( Votre enfant respectueux. »

1. Grand' M ère est une religieuse de Saint-Vincent-de- Paul, Supérieure des Sœurs du bureau de bienfaisance et des crèches.

Certes, voilà des lettres charmantes qui valent de l'or. J'espère que vous les payerez tout à l'heure ce qu'elles valent.

Chères Sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, vous voilà jugées par vos fruits. Combien je vous remercie de votre courage, de votre sollicitude et de votre dévouement dans la tâche maternelle que vous avez entreprise. L'admiration des hommes est une trop petite récompense pour vos grands coeurs ; je demande à Dieu qu'il vous comble de ses bénédictions et de ses grâces.

Merci encore aux administrations intelligentes qui comprennent votre œuvre et la soutiennent de leurs sympathies et de leur bienveillant concours.

Merci à tous les bienfaiteurs passés et présents. Et à vous tous, mes bien chers Frères, merci par avance pour la grande charité dont vous allez faire preuve, en assurant aux orphelins de Notre-Dame-des-Flots le pain de cette année. Votre aumône aura sa récompense, car ces enfants prieront pour vous, et Dieu se plait à exaucer la prière de l'innocence.

Écoutez. C'était pendant une effroyable tem-

pête ; la mer furieuse ballottait un vaisseau sur lequel flottait l'étendard du vice-roi des Indes, le grand et pieux Albuquerque. L'équipage, plongé dans une muette épouvante, attendait la mort, car les écueils de la rive étaient proches. La voix du commandant, étouffée par les clameurs de l'orage, n'arrivait plus aux matelots. Debout, près du grand mât, il priait. Tout à coup, un craquement se fait entendre, le vaisseau a touché, il va sombrer. Albuquerque aperçoit un enfant, que la lame renverse et qu'elle emporte à la mer. Il le saisit, l'enlève au-dessus de sa tête, et, le montrant, au ciel : ce 0 bon Jésus, dit-il, si les pécheurs ont mérité votre colère, par votre grande bonté ayez pitié de ce petit innocent, et faitesnous miséricorde à cause de lui. » Ce cri de la foi fut entendu. Soudain l'orage s'apaisa, le navire en détresse, miraculeusement soutenu sur les flots, put arriver au port.

Hélas! lavie humaine est pleine de tempêtes : tempêtes dans les cœurs, tempêtes dans les familles, tempêtes dans la vie publique. Vous que la tempête tourmente, prenez entre les bras de votre charité un de nos chers petits

orphelins et montrez-le avi ciel. L'amour et Tinnocence toucheront le cœur de Dieu, et Dieu vous donnera sa sainte paix, que je vous souhaite de tout mon cœur. Ainsi soit-il.

DE SAINT-VmCENT-FERRIER

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