‹ Discours et panégyriques (volume 3)Chapitre 31 sur 71 · ORPHELINS DE SAINT-VINCENT-FERRIER · texte numérisé non relu

ORPHELINS DE SAINT-VINCENT-FERRIER

Ostende, église des Frères-Prècheurs, 5 août 1889.

(Même discours que le précédent, avec la finale suivante.)

J'ai l'honneur de pouvoir appeler mon frère en religion l'homme providentiel qui fonda dans cette ville l'orphelinat pour lequel j'implore votre charité. Vous le connaissez, mes Frères; le R. P. Joseph-Marie Callens a laissé, non seulement àOstende, mais dans toute la Province dominicaine de Belgique d'impérissables souvenirs.

Le noviciat de la Sarte-lez-Huy a vu s'épanouir les qualités aimables de son cœur, les ardeurs de son âme passionnée pour le bien, son zèle pour la maison de Dieu, la simplicité avec laquelle il s'oubliait lui-même, et les généreuses préoccupations de sa charité toujours inquiète de ce qui pouvait être utile au prochain.

Le couvent de Louvain lui doit en grande partie les vastes et magnifiques installations qui lui ont mérité d'être choisi, il y a quelques années, pour le siège d'une assemblée générale de l'Ordre de Saint-Dominique. Pour le bâtir, il se fît mendiant; parcourant toute la Belgique, franchissant ses frontières, supportant, gaiement et pour Tamour de Dieu, les fatigues et les humiliations du quêteur. Les chemins qu'il a parcourus, les mille portes qu'il a franchies retentissent encore de sa naïve et confiante invocation à la douce patronne de la Province dominicaine de Belgique : — « Rose, ma petite sœur, faites que je sois bien reçu à cause de vous : Rosa, soror nostra, bene sit pi^opter te ; » et bon nombre de donateurs se souviennent encore de l'ai-

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