GÉNÉRAUX, COLONELS ET OFFICIERS DE LA LÉGION IRLANDAISE
Dalton, Mac Shechy, Lynch, Corbet, Byrne, Swiney,
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nous a prouvé qu'il possédait la mémoire du cœur. Aux inondés de la Loire, du Rhône et de la Garonne, aux incendiés de Limoges, il a libéralement envoyé son aumône. Mais c'est pendant notre dernière guerre, surtout, qu'il s'est signalé par son empressement à secourir le peuple ami. Il serait venu, en armes, à nos côtés, s'il n'eût été contenu par les lois sévères de la neutralité. Ne pouvant ajouter à nos forces militaires l'appoint de son courage, il a mis au service de nos malades, de nos blessés, de nos provinces désolées par le passage des armées, toute sa générosité et tout son dévouement.
Le 14 octobre 1870, l'ambulance irlandaise arrivait au Havre ; quelque temps après, elle
Lawless , Mac Dermott , Barker, O'Connor, Maguire, O'Brien, Hoyne, Ware, Allen, Plunkett, Murphy, Mac Nevin, O'Mahony, Harty de Pierrebourg, Dillon, Perndergat, Tone, etc., etc.
GÉNÉRAUX, COLONELS, OFFICIERS DANS L' ARMÉE F1<ANÇAISE OU EN RETRAITE, d'ORIGINE IRLANDAISE
Mac-Mahon, OTarrell, OBrien, O'Neill, Dillon, Mac Dermott, Svviney, Harty de Pierrebourg, O'Kelly, Cantillon de Balleheigue, O'Connor, O'Gorman, O'Reilly, Power, de Butler, de Tuite, etc , etc.
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était sur le champ de bataille de Loigny, relevant les blessés, pansant les plaies, accomplissant des prodiges consignés dans les ordres du jour de l'armée de la Loire. Chevilly, Orléans, Artenay, Châteaudun sont pleins encore de son souvenir. Au Nord, à l'Ouest, au Centre, on se rappelle les instruments de chirurgie, le linge, les vêtements, les chaussures, les viandes conservées, les farines, les semences, l'argent distribués par les soins du comité irlandais.
L'illustre évêque dont la voix s'est éteinte, et qui, dans une circonstance semblable à celle qui m'amène aujourd'hui au milieu de vous, plaidait la cause du peuple irlandais, Mgr Dupanloup, du haut de la tribune française, a voulu rendre un public hommage à la généreuse amitié du peuple qui lui envoyait 200,000 francs pour son diocèse dévasté par la guerre. Vous-même, Éminentissime Seigneur, vous avez conservé dans votre noble cœur la mémoire des bienfaits qui vous sont venus de l'île amie, lorsque vous étiez archevêque de Tours, et je ne crains pas d'être démenti si je dis que la fête de charité que
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vous avez daigné présider aujourd'hui est aussi la fête de votre reconnaissance.
Les sommes considérables que l'Irlande nous a envoyées pendant les mauvais jours, où les a-t-elles prises ? Dans la bourse de ses riches seulement ? Non, mes Frères.
Le peuple, le petit peuple nous a donné des témoignages de sa compatissante affection. On raconte encore en Irlande mille traits touchants. Ce sont de pauvres gens qui engagent leurs vêtements, afin de pouvoir ajouter quelques pièces de monnaie à la souscription française ; c'est cette femme du peuple qui, au moment de mettre son repas sur le feu, vide le pot de fer qui le contient et va le vendre pour avoir à nous donner deux schellings, et combien d'autres épisodes de ce grand mouvement de la charité irlandaise qu'on ne peut entendre sans verser des larmes d'admiration.
Voilà le peuple que la famine dévore et que la mort menace !
0 noble et cher pauvre ! Qui ne serait touché de ta misère et de tes douleurs ? Approche avec confiance, approche et ne rougis pas de nous tendre la main. Tes droits nous
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imposent un devoir qu'il nous est doux d'accomplir. Nous sommes Français; ta misère et tes souffrances parlent plus éloquemment que tous les discours à nos cœurs généreux et compatissants ; nous sommes catholiques, ta foi nous convie à une œuvre de confraternité religieuse qui réjouit notre foi ; nous sommes tes amis, ta vieille et fidèle affection ne peut pas être trahie ; nous sommes tes obligés, nous saurons payer nos dettes comme tu as payé les tiennes. Par les miséricordieuses entrailles du Dieu que tu aimes avec une sainte passion, je prie, je conjure ceux qui m'écoutent de mettre tout leur cœur dans l'acte de charité que je leur demande pour toi. Entendez-vous, mes Frères, je compte sur votre cœur ; ne calculez pas vos bienfaits, je vous en supplie. Oubliez ce que vous avez donné et ce que vous devez donner encore, portez, s'il le faut, le coup de grâce à votre aumônière. Par une grande, une immense miséricorde, assurez-vous la miséricorde de Dieu pour les jours sombres qui, peut-être, viendront bientôt. Par une générosité sans
précédent, resserrez les liens d'amour qui II 3
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vous unissent au peuple irlandais. Vous pouvez être certains que vous retrouverez, à la première visite de l'adversité, tout le bien sorti de vos mains bienfaisantes, entre les mains de l'Irlande reconnaissante.