Thcss., cap. iv
l'esclavage, mais il ignore l'art de le déguiser. Le peuple chrétien relève ceux qu'il a domptés ; il les appelle à la participation de son sang, de ses gloires, de ses institutions. Le peuple chrétien n'est maître que pour multiplier sa sollicitude. Qui prseest in sollicitudine 1 . Il ne sait point, en dehors des justes répressions, rendre le mal pour le mal : Nulli malurn pro malo reddentes*, 'mais comme la bonne et douce providence de Dieu il répand sur tous le bien : Providentes bona,*. Faire le glorieux et le fort, devant des ignorants et des faibles, lui paraît petitesse et injustice. Il n'est civilisé que pour civiliser les autres, et leur donner ses sciences, ses lettres, ses arts, son industrie. Il met en commun sa force, il pousse au travail, il excite, il enlève, il égalise, il donne plus qu'il ne reçoit ; mais surtout il communique le grand bien qu'il a reçu du ciel. A cette devise célèbre: Ense et aratro: Par Vépée et la charrue, il ajoute un mot qui exprime sa plus haute ambition : Par la croix : Ense, ara-
\. Rom., chap. xn, 8.