Philipp., cap. III
voix du devoir. Or le devoir d'un peuple dominateur, l'Apôtre en a tracé les règles à ces fiers Romains qui ne surent pas les comprendre. Écoutez sa parole et comparez-la aux leçons funestes que nous donne le passé. — Diviser ou avilir pour régner, exploiter pour jouir, détruire pour demeurer terrible, menacer pour imposer les croyances, canoniser le vol, la rapine, la débauche pour se justifier, humilier la femme, dépraver la famille, maintenir systématiquement la barbarie ou en préparer le retour : tels furent et les buts divers et les tristes fruits des dominations carthaginoise^, romaine , vandale et arabe , clans l'Afrique supérieure. Une domination chrétienne ne connaît point ces malheurs et ces hontes. Aux nations les plus maltraitées par la nature et l'infortune, le peuple chrétien applique ce principe de la fraternité chrétienne : Il n'y a plus de barbares, nous sommes tous frères en Jésus-Christ ; aimons-nous d'un amour de frères ; charitate fraternitatis dilirjentes invicem1. Non seulement il répudie