‹ Discours et panégyriquesChapitre 41 sur 86 · I. Son Eminence le Cardinal Guibert, archevêque de Paris · texte numérisé non relu

I. Son Eminence le Cardinal Guibert, archevêque de Paris

Jésus interroge ses disciples : ce Que dit-on dans le monde du Fils de l'homme ? — Les disciples répondent : On dit que vous êtes Jean- Baptiste, ou Élie, ou Jérémie, ou quelqu'un des prophètes. — Mais vous, reprend le Sauveur, que dites-vous de moi ? Alors Simon Pierre élevant la voix : Tu es le Christ, Fils du Dieu vivant. — Tu es bien heureux, Simon, fils de Jean, dit Jésus, car ce n'est ni la chair ni le sang qui t'ont révélé ces choses, mais mon Père qui est clans les cieux. Je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et les forces de l'enfer ne prévaudront pas contre elle. Et je te donnerai les clefs du royaume clés cieux. Tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le ciel, tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le ciel L. »

Cette scène, souvent illustrée par la science des apologistes et des docteurs, par le génie

1. Qucm dicunt homines esse Filium hominis? At illi dixerunt : Alii Joannem Baptistam; alii autem Eliam ; alii vero Jeremiam, aut unum ex prophetis. — Dixit illis Jésus : Vos autem quem me esse dicitis? Respondens Simon Petrus, dixit : Tu es Christus, Filius Dei vivi. — Respondens autem Jésus, dixit ei : Beatus es Simon Bar- Jona : quia caro et sanguis non revelavit tibi, sed Pater

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des grands artistes de la chrétienté, a besoin d'être méditée par les âmes fidèles qui cherchent à s'affermir contre les troubles et les secousses de l'incrédulité contemporaine. J'y pourrais trouver la matière d'un immense discours; soit que je vous montre la divinité de Jésus-Christ ouvertement affirmée et solidement prouvée par la plus éclatante des prophéties, et parle plus visible et le plus persévérant des miracles; soit que je vous conduise à l'étude des destinées de l'Église, inébranlable sur sa base divine, et toujours victorieuse des forces maudites qui conspirent contre son existence ; soit que je vous invite à, admirer avec moi, dans la récompense que Dieu accorde à la confession de son apôtre, le plus vénérable, le plus solide, le plus salutaire des pouvoirs qui ait jamais été confié à un homme. Mais on m'a permis d'éviter la fatigue d'un

meus, qui in cœlis est. Et ego dico tibi, quia tu es Petrus, et super hanc petram œdificabo Ecclesiam meam, et portse inferi non prsevalebunt adversus eara. Et tibi dabo claves regni cœlorum. Et quodeumque ligaveris super terrain, eritligatum et in cœlis : et quodeumque solveris super terram, erit solutum et in cœlis. (Matth., XVI, 13, 19.)

long discours, et j'ai promis moi-même de ne fatiguer personne et de réduire les paroles que je dois vous adresser aux proportions d'une simple exhortation. Je laisse donc de côté les trop vastes considérations et je ne veux voir dans le récit évangélique — que le type de la foi dévouée qui vous a engagés au service de l'Université catholique, — que la règle de conduite qu'il vous faut suivre pour assurer à cette Université de glorieuses et durables destinées.

Aux yeux de la chair et du sang le Christ humilié, pauvre, contredit, persécuté, ne laissait rien voir de sa grandeur divine. Il prêchait une doctrine sainte et faisait clés miracles, mais d'autres l'avaient précédé clans cette voie et l'on pouvait croire que ces autres revivaient en lui. De là l'opinion du peuple juif naïvement exprimée par les disciples du Sauveur: « On dit que vous êtes Jean-Baptiste,

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ou Élie, ou Jérémie ou quelqu'un des prophètes. » Pierre s'élève au-dessus de l'opinion : « Tu es le Christ, Fils du Dieu vivant, s'écriet-il : Tu esChristus, Filius Dei vivi. » Il pouvait parler ainsi en rattachant, par un effort de raison, l'affirmation du Sauveur à ses œuvres, si la raison n'eût été trop empêchée par les abaissements qui, dans la personne de Jésus- Christ, offensaient les vues de la nature. Mais le Maître nous fait entendre que la confession de son apôtre vient de plus haut que la nature : « Tu es bien heureux, Simon, fils de Jean, car ni la chair ni le sang ne t'ont révélé ces choses, mais mon Père qui est dans les cieux. « Beatus es, Simon, Bar-Jona, quia caro et sanguis non revelavit tibi, sed Pater meus qui in cœlis est. » Si Jésus-Christ était aujourd'hui à ma place, il vous dirait, Messieurs, ce qu'il a dit à Pierre : « Vous êtes bien heureux car ce n'est ni de la chair ni du sang que vous vient cette foi vive d'où procède votre dévouement à la grande cause de l'enseignement catholique. L'action de Dieu se révèle dans les fortes croyances et dans les généreuses résolutions qui vous élèvent au-dessus de l'opinion, i lî

Les yeux de la chair sont attristés, scandalisés, trompés par le spectacle des contradictions opiniâtres auxquelles le Christ est en butte. Redouté par les pouvoirs humains, qui repoussent le contrôle de son autorité souveraine et incorruptible, plus redouté par les passions qui se tordent sous l'austère pression cle ses commandements et sous la flagellation de ses anathèmes, vous l'avez vu injurié, calomnié, persécuté, menacé d'un interdit qui devait l'isoler de l'enseignement et de l'éducation de la jeunesse, menacé d'une séquestration honteuse dans les sacristies où Ton consentait à tolérer la réglementation de son culte méprisé.

Complice de ces attentats et de ces prétentions sacrilèges, si elle ne les a provoqués 7 la science s'est appliquée à diminuer le Christ. Demandez-lui ce qu'elle pense du Fils de l'homme. Si elle n'a pas perdu ce reste de pudeur qui arrête l'impiété aux bords de l'injure, elle vous répondra : Le Christ ! c'est, sous une forme moins austère et avec un langage moins âpre, un Jean-Baptiste, prédicateur audacieux dont l'indomptable vertu ne

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recula devant aucun péril ; le Christ ! c'est un Élie, homme étrange, frondeur des pouvoirs et père d'une nouvelle école prophétique; le Christ ! c'est un Jérémie, grand citoyen, attristé des maux de sa patrie, cherchant la délivrance dans un monde imaginaire, victime aussi de l'ingratitude des siens ; le Christ ! c'est, si l'on veut, le plus grand des hommes, mais un Dieu, — jamais !

Mais vous, Messieurs, que dites-vous du Fils de l'homme? — Vous dites avec une conviction profonde ce que disait Simon, fils de Jean : « Tu es Chvistus, Filius Dei vivi : Tu es le Christ, Fils du Dieu vivant. » Eh bien, pour dire cela comme vous le dites, il ne suffit pas d'invoquer contre la chair scandalisée les lumières de la raison. Sans doute la divinité de Jésus-Christ transpire dans l'histoire de l'humanité, et se manifeste par des signes qu'un observateur intelligent, tranquille, impartial peut saisir et juger, et d'après lesquels il peut se former une conviction humaine ; mais que cette conviction est loin de la foi profonde, robuste, inébranlable qui s'élève au-dessus de toutes les contradictions et de tous les scan-

dales, les domine et proclame d'une voix ferme le mystère du Fils de Dieu. Cette foi est la vôtre, Messieurs, et vous sentez mieux que je ne puis le dire qu'elle ne vous vient pas de la nature, mais que Dieu y a mis la main par sa sainte grâce.

L'impulsion que vous avez reçue du Père des cieux est si forte que vous ne vous contentez pas de l'usage de votre foi pour l'œuvre privée de votre salut ; il vous a plu d'en répandre dans l'enseignement supérieur, ouvert à votre zèle, la chaleur communicative. L'état provisoire auquel nous ont condamnés, depuis plus de huit ans, les malheurs de la patrie, a été honoré par un jour de justice et par une loi de liberté. L'Église, qui sait qu'on peut regretter demain ce qu'on lui donne aujourd'hui, s'est hâtée de profiter de sa bonne fortune pour reprendre la glorieuse tradition de son enseignement. Afin d'assurer par des faits acquis ses droits reconnus, elle a fait appel aux intelligences d'élite. Vous êtes de ces intelligences, Messieurs ; mais rien ne vous forçait de répondre à l'appel de l'Église. Peutêtre même que la voix de la chair et du sang

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vous conseillait de ne pas vous engager dans une sublime aventure qui pouvait compromettre pour vous et pour vos familles des intérêts sérieux. N'y avait-il pas ailleurs des portes ouvertes et des positions toutes faites pour vos talents ? N'était-il pas dur d'être pris dans les rouages laborieux et incomplets d'une institution qui commence et de s'y user sans gloire, tandis qu'il y a des institutions établies et fortement protégées où le talent peut s'exercer avec éclat et profit ? Quel sera l'avenir de ces Universités surprises par la liberté avant d'avoir pu se préparer à en jouir, écloses dans un milieu mobile où les revirements fréquents de l'esprit public nous font une vie au jour le jour ? Ne faudra-t-il pas souffrir les injustices de l'opinion qui proclame la liberté et qui voit avec peine la cause catholique en profiter ?

Ainsi parlaient, Messieurs, la chair et le sang, mais vous avez fermé l'oreille à cette voix d'en bas, et, tout entiers aux inspirations de la foi, vous avez compté sur la Providence, vous avez cru en l'avenir, vous avez bravé l'opinion, vous vous êtes donnés à l'Université

catholique avec un dévouement qui jusqu'ici ne s'est pas démenti un seul instant. « Beati estis quia ca.ro et sanguis non revelavit vobis, sed Pater meus qui in cœlis est. » Voilà le témoignage que vous rend aujourd'hui votre Maître Jésus-Christ; et moi, au nom de la société catholique, je dis mille fois merci à votre foi dévouée.

Permettez -moi maintenant, Messieurs, de vous donner un conseil d'ami, que je cueille dans l'Évangile auprès de votre apologie.

L'Université catholique de Paris est fondée. Elle tend à prendre chaque année ses légitimes accroissements ; elle marche à sa plénitude. N'attendez pas qu'elle l'ait obtenue pour vous pénétrer de l'esprit de ses fondateurs, tout entier dans ces quelques paroles de notre Évangile : « Sur cette pierre je bâtirai mon Église: Super hanc petram eedificabo Ecclesiam meam. »

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C'est sur la pierre même qui porte l'Église que vous devez fermement vous appuyer, pour recevoir l'onction qui vous consacre, la vérité qui règle votre enseignement, la solidité qui vous assure, au milieu des vicissitudes humaines, une vie durable.

Si vous n'aviez en vue, Messieurs, que de croître chaque jour en savoir, que d'élever incessamment le niveau de vos leçons et d'en étendre les bienfaits, que de faire triompher, par une légale et courageuse concurrence, un enseignement libre sur un enseignement officiel, vous pourriez être un corps recommandable, une Université libre avec laquelle on devrait compter ; vous ne seriez pas ce qu'on a voulu que vous fussiez : une Université catholique.

Travaillez avec une noble émulation, hâtezvous d'égaler, de surpasser, même, clans toutes les sciences ceux qui ont grandi sous la protection du monopole, il le faut, nous attendons cela de votre courage ; mais, encore une fois, l'Université catholique doit être portée par la pierre divine dont le Seigneur a dit : « Super hanc petrarn œdificabo Ecclesiam meam. »

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N'est-ce pas ce que l'on a voulu exprimer et vous rappeler éternellement, Messieurs, en vous donnant pour patron l'apôtre saint Pierre, dont vous célébrez aujourd'hui la fête?

Pierre a reçu du Christ, oint du Seigneur, une onction sainte qu'il transmet depuis l'origine du christianisme à ses successeurs, et qui se répand sur toute société en communication filiale avec le Saint-Siège. Enseigner par la vertu de cette onction, c'est grandir sa mission, à ce point qu'elle devient réellement supérieure à toute autre mission.

Vous possédez une science, et vous éprouvez le mystérieux tourment de la communiquer : Une voix intérieure vous dit : — Parle. — Parlez. Vous en avez le droit, car la lumière est faite pour rayonner. Les pères de familles vous choisissent pour instruire leurs enfants. — Parlez, car vous devenez, près de ces jeunes intelligences, les représentants d'une autorité sacrée qui doit aux fruits de son sang le pain de la vérité. L'État vous charge d'enseigner. — Parlez : car l'État a l'obliga* tion de procurer le bien public et la science est un des plus nobles départements du bien

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public. Mais, si c'est l'Église qui vous approuve, vous désigne, vous donne le mandat de parler ; quelle mission, Messieurs! Votre parole n'estelle pas comme imprégnée de la souveraine autorité du Père même des lumières, qui a dit par la bouche de son Fils : « Euntes docete ? »

Consacrées par l'autorité de Pierre, les Universités catholiques ont une mission supérieure à toute mission humaine d'enseignement; mais vous comprenez tout de suite qu'elles ne peuvent l'exercer qu'en communiant à la vérité de Pierre.

Il y avait au désert une roche aride qui, frappée par la verge de Moïse, répandit des torrents d'eau vive dont s'abreuva le peuple mourant de soif. Cette roche, dit l'apôtre saint Paul, représentait la pierre mystique dont Israël recevait la vie spirituelle, et ce cette pierre était le Christ : Petm autem erat Christus. » Dieu ne l'a pas supprimée, au contraire, il l'a fortement scellée dans les assises du monde catholique, afin que le monde catholique y puisât les eaux vives de la vérité. C'est de là que jaillit l'enseignement régulateur auquel doit se conformer tout

enseignement. Non pas que Pierre ait la prétention d'entrer dans le détail clés sciences humaines, ni d'imposer à chaque ordre de connaissance des systèmes inflexibles qui compriment brutalement la libre expansion de nos facultés, qui ferment, devant les légitimes impatiences du talent et du génie, la voie des découvertes et des perfectionnements. Vous êtes trop sensés, Messieurs, pour ne pas avoir fait depuis longtemps justice de ces accusations idiotes qui pèsent sur l'enseignement de l'Église et du Saint-Siège; mais, aussi, vous êtes trop instruits pour ne pas savoir que cet enseignement se compose d'un faisceau de principes supérieurs qui donnent leur mesure à toutes les sciences subalternes, d'un ensemble de prohibitions, inspirées par la sagesse divine, qui ont pour but de préserver l'esprit humain de toute erreur. Vous êtes trop chrétiens pour ne pas comprendre qu'il doit y avoir subordination des sciences humaines à la science divine. Théologiens, philosophes, juristes, lettrés, historiens, mathématiciens, physiciens, chimistes, anthropologistes, physiologistes, médecins, etc., votre enseignement ne peut

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être catholique, vous le sentez bien, qu'à la condition de tenir rigoureusement compte de l'enseignement de Pierre. Non seulement donc vous ne voulez offenser aucun des principes supérieurs qui forment le corps de cet enseignement, non seulement vous vous défiez de toute opinion notée par le Saint-Siège comme fausse, téméraire, dangereuse, approchant de l'erreur, mais vous aurez à cœur de justifier par des réfutations savantes* les notes de l'Église, et de montrer l'accord des grands principes catholiques avec toute science.

Le goût perverti du siècle vous accusera, peut-être, de sacrifier à cette œuvre votre originalité. Ne craignez rien, Messieurs. L'originalité ne consiste pas à se distinguer par des extravagances ou des doctrines risquées, mais à mettre au service de la vérité et du bon sens une manière propre de concevoir, de creuser, de développer, de rapprocher, de grouper les idées, de féconder les principes, des formes neuves, un tour personnel, et, dans la recherche de l'inconnu, une audace toujours réglée, dont les mouvements, à la fois vigou-

reux et souples, savent s'arrêter aux bords de la témérité. Les grandes Universités du passé, en communion d'orthodoxie, n'avaient-elles pas leurs caractères tranchés, entre autres l'illustre Université de Paris, près de laquelle le monde chrétien venait chercher la lumière? — C'est entendu, Messieurs, vous prendrez dans votre enseignement toutes les légitimes libertés que l'Église permet et bénit, mais vous bâtirez sur la pierre de vérité que Jésus-Christ a placée aux fondements de son édifice : Super hanc petram.

Dans ces conditions l'avenir est à vous, car la pierre fondamentale de l'Église est de celles que les puissances mêmes de l'enfer ne peuvent pas ébranler, c Et portée in fer i non prxvalebunt adversus eam. » A tout ce qui s'appuie sur elle, elle communique son éternelle fermeté. C'est de sa divine vertu que les Universités antiques recevaient la prospérité et la gloire. Quand elles ont commencé à se détacher de Pierre, par la discussion de ses privilèges et de son pouvoir, on les a vues chanceler, et finalement disparaître dans la tourmente des passions contre lesquelles les

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promesses du Fils de Dieu ne les protégeaient plus.

Mais la pierre est toujours là, aussi forte qu'au jour béni où le Fils de Dieu lui a promis l'éternité. On peut encore bâtir sur cette pierre. Que le passé vous instruise, Messieurs. En vous élevant sur l'inébranlable fondement de toute institution catholique , soudez-vous à ce fondement par un ciment de foi et d'amour que rien ne puisse altérer. Vous pourrez avoir à souffrir des passions humaines, vous n'en recevrez jamais des coups qui vous détruisent.

Éminentissime Seigneur, vous avez visité récemment celui qui, dans la personne de Pierre, le premier de ses ancêtres spirituels, a été honoré d'un témoignage divin et d'une promesse d'éternité. Il a ouvert son cœur aux confidences de votre pieuse et grande âme, et vous a donné en échange une bénédiction que nous rapportent vos mains vénérables. Cette bénédiction, nous allons la recevoir bientôt, comme un gage d'étroite union entre le Saint- Siège et l'Université de Paris, et, après l'avoir reçue, nous irons aux pieds de la statue du prince des apôtres, renouveler l'hommage de

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notre foi dévouée et rengagement de nous établir fermement sur la pierre de sainteté, de vérité et d'éternité qui porte l'Église.

Ainsi soit-il.

ASSEMBLEE GENERALE

DES

POUR LA

CLOTURE DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE

prononcé en l'église Saint-Germain-l'Auxerrois, le 16 avril 1874.

Bonum autem facientes, non deflciamus.

Nous qui faisons le bien, faisons-le sans défaillance.

(Galat., cap. vi, 9.)

Éminentissime Seigneur *, Messieurs,

Vous avez daigné me choisir pour vous adresser la parole, au moment où l'Œuvre des cercles catholiques d'ouvriers s'incline sous

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