‹ Discours et panégyriquesChapitre 50 sur 86 · S. Greg. Nazianz. lib. III, cap. v · texte numérisé non relu

S. Greg. Nazianz. lib. III, cap. v

jour, l'instruisait mieux des mystères de l'avenir. Quand il parut on reconnut en lui la vertu et l'esprit d'Élie, mais depuis longtemps il avait surpassé ce prophète vénéré. Il était mûr à l'âge où l'autre commençait à peine, car il fut toujours homme. L'enfance et les obstacles qu'elle oppose à la perfection furent pour lui supprimés, voilà pourquoi l'Evangile se tait sur ses premières années. C'est la pensée de saint Ambroise : ce Temjous siletur « infantise eo quod infantiœ impedimenta rescivitK »

David a chanté le fils glorieux qui devait naître de sa race, sa génération éternelle, les merveilles de sa naissance, ses douleurs, ses opprobres, sa mort, les mérites de son sang, la puissance réparatrice de son souffle divin, son autorité comme roi et comme juge. Mais chacun de ses oracles sublimes tombait dans le vide des siècles, et se terminait par des soupirs et de tendres gémissements. David ne voyait pas l'enfant de bénédiction que Dieu avait promis à sa famille, mais seulement des

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