Joan., cap. m
et peut être supplanté demain, aujourd'hui peut-être, par un parleur plus fort et plus habile. L'apôtre, au contraire, échappe à la responsabilité de ses enseignements, et s'appuie sur une autorité souveraine dont il n'est que le représentant. Pressé entre ces deux questions : d'où viens-tu ? qui es-tu ? il répond sans hésiter : je viens de Dieu, je suis l'envoyé de Dieu. Être l'envoyé de Dieu, c'est, mes frères, la condition première et essentielle de l'apostolat. Sans cela on parle, mais on ne prêche pas. ce Car qui peut prêcher, dit saint « Paul, s'il n'est envoyé. Quomodo prsedica- « bunt nisi mittantur l. »
Les apôtres sont clone des envoyés. La parole de Dieu, descendue des cieux, a pris pour écho leurs voix dociles, afin de se répandre par toute la terre et de retentir jusqu'aux confins du monde, selon l'oracle du Psalmiste : a In omnem terrain exivit sonus « eorum et in fines orbis terrée verba eorum*.» — « Comme mon Père m'a envoyé je vous