PANÉGYRIQUE DU BIENHEUREUX JEAN BERGHMANS
Grandes vies, vies simples. — C'est une vie simple que l'Eglise propose à nos hommages dans la béatification de Jean Berchmans. — 1° Caractère spécifique de sa sainteté. — 2° Quels enseignements nous devons en tirer. — I. « La sainteté, d'après saint Thomas, est une vertu générale qui s'empare des actes des autres vertus et les ordonne avec empire au bien suprême qui est Dieu. » — On y découvre deux éléments: « La pureté et la fermeté: Munditiam et firmitatem. » — Le caractère spécifique de la vertu de Jean Berchmans fut d'être un saint à sa plus pure et plus simple expression. — Application développée des définitions de saint Thomas à toute sa vie, — récit. — II. Toute vie sainte, si obscure et si retirée qu'elle soit en ellemême, est utile à l'Eglise. — Chaque vie sainte est à sa place dans l'histoire générale de l'humanité chrétienne. — La vie de Jean Berchmans fut : 1° une apologie vivante de la règle de la Compagnie de Jésus, — 2° un encouragement au robuste esprit de corps qui la fait fleurir, même au sein de la défiance et de la persécution, — 3° une cause cachée mais active de sa prodigieuse vitalité dans un de ses plus beaux siècles, — 4° une recommandation pour un de ses buts les plus chers, — 5° elle est pour tous les fidèles une leçon de sainteté à la portée de tous ; elle leur apprend que, sans sortir de leur état, ils peuvent se donner, comme le Bienheureux, entièrement à Dieu, et aspirer comme lui à la vertu et à la gloire des saints. — Invocation au Bienheureux.
UNE VILLE HEROÏQUE — DISCOURS POUR L'ANNIVERSAIRE DE LA DÉFENSE DE GHATEAUDUN
Parler au nom de l'Église pour rendre utile la magnifique et touchante manifestation de cet anniversaire. — 1° Raconter l'héroïque défense de Châteaudun. — 2° Montrer le doigt de Dieu dans les événements au milieu desquels elle a pris une place si glorieuse et si digne de mémoire. — I. Nos tumultueuses espérances et notre indécente présomption aux origines de la dernière guerre. — Déception. — Lugubre série de nos désastres. — Effondrement de l'empire et gouvernement de la surprise. — Capitulation de Strasbourg et extension de l'invasion. — L'ennemi est dans les plaines delà Beauce. — Châteaudun veut se défendre. — Journée du 18 octobre. — Pertes de l'ennemi. — Horribles représailles. — Châteaudun a bien mérité de la patrie, mais un homme de Dieu doit montrer dans ses ruines, avec les preuves de l'héroïsme, les cicatrices de nos péchés. — II. Méprises et aveuglement de l'esprit public. — C'est Dieu vengeur qu'il faut voir dans les événements. — Il se montre plus sévère pour les nations les plus aimées. — Les crimes de la France. — Elle a outragé la sainte majesté de Dieu. — Elle a trahi l'Église. — Elle a conspiré contre l'ordre social. — Elle a déshonoré et amoindri la famille. — Elle s'est énervée et avilie par l'abus des jouissances. — Dieu nous a livrés:
traditi sumus; il a mis la main sur l'homme et sur le peuple qu'il fallait pour nous châtier. — Sa main se révèle dans la savante appropriation des châtiments à nos péchés. — Excès de notre aveuglement. — La guerre civile. — Le sang des martyrs. — Rien n'est changé dans la nuit des âmes ; Dieu est toujours prêt à de terribles vengeances. — Nos angoisses. — Pénitence, Prière ! — Aucune réforme ne vaudra la réforme de nos âmes; aucune alliance ne vaudra l'alliance du Roi des rois. — Invocation au Dieu de la France.