‹ Discours et panégyriquesChapitre 85 sur 86 · DISCOURS A L UNIVERSITE CATHOLIQUE DE PARIS FÊTE DE SAINT PIERRE · texte numérisé non relu

DISCOURS A L UNIVERSITE CATHOLIQUE DE PARIS FÊTE DE SAINT PIERRE

Exposition de l'Évangile de la fête. — Enseignements qu'on en peut tirer. — Pour la circonstance, on considère dans cet Evangile : — 1° Le type de la foi dévouée de ceux qui se sont engagés au service de l'Université catholique, — 2° La conduite qu'ils doivent tenir pour assurer à cette Université de glorieuses et durables destinées. — I. Confession de saint Pierre.

— Principe surnaturel de cette confession. — Nous le retrouvons dans la foi des membres de l'Université catholique. — Ils ont fermé l'oreille à la voix de la chair et du sang, et, obéissant à l'inspiration d'en haut, ils se sont donnés avec dévouement à la grande œuvre d'enseignement pour laquelle on les appelait. — II. C'est sur la pierre même qui porte l'Eglise que l'Université catholique doit s'asseoir. — Enseigner par la vertu de l'onction sainte que Pierre a reçue du Christ, c'est grandir sa mission et la rendre réellement supérieure à toute autre mission. — On ne peut exercer cette mission qu'en communiant à la vérité de Pierre.

— Comment on communie à cette vérité, sans diminuer la science et sans sacrifier son originalité. — La pierre fondamentale de l'Eglise communique sa fermeté à ceux qui s'appuient sur elle pour enseigner.

— L'archevêque de Paris apporte à l'Université la bénédiction du Saint-Siège; comment il faut recevoir cette bénédiction.

PREMIER DISCOURS — POUR LA CLOTURE DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES CERCLES CATHOLIQUES

Un mot d'encouragement emprunté à l'apôtre saint Paul : « Nous qui faisons le bien, faisons-le sans défaillance : Bonum autem facientes, non deficiamus. — Pas de défaillances, — 1° dans nos intentions, — 2° dans notre action. — I. Quelles sont nos intentions? — Travailler et combattre sous l'étendard de la croix. — Régénérer le peuple des travailleurs par l'application franche des principes catholiques, comme les entend la sainte Église de Dieu. — Ces intentions ont été exprimées sans détour. — Objections des timides, — des prudents, — des habiles. — Ne pas tenir compte de ces objections, mais préserver de toute défaillance la pureté, la rectitude, l'élévation de nos intentions. — II. Notre action: — 1° Lui conserver son touchant accord et son admirable unité. — 2° La soutenir dans toute son ardeur. — 3° La poursuivre avec patience. — Excellence, — modèle, — mérite de la patience. — Les difficultés; — il faut les vaincre et imposer au monde, avec l'exemple de la vertu, le respect de l'œuvre accomplie. — Pas de défaillance ! Cette parole s'adresse à ceux qui concourent indirectement à l'Œuvre. — Pour être fermes et ne pas défaillir, nous ne comptons pas sur la nature humaine, mais sur la force mystérieuse que nous attendons de la bénédiction que nous apporte le représentant du Père des fidèles. — Explication de cette bénédiction.

DEUXIEME DISCOURS — POUR LA CLOTURE DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES CERCLES CATHOLIQUES

L'Œuvre des cercles catholiques doit songer non seulement à s'étendre, mais à se défendre. — Mot d'ordre emprunté à l'apôtre saint Pierre : « Votre ennemi rôde autour de vous pour vous dévorer; résistez-lui dans la foi. » — Ces paroles : — 1° Nous avertissent du danger dont FŒuvre est menacée; — 2° Elles nous enseignent notre devoir. — I. Ennemi des œuvres divines. — Comment il est représenté aujourd'hui. — Ses menaces, — ses accusations. — Il faut résister. — II. Résister, c'est le devoir. — Modèle de la résistance. — Résister par la parole, les écrits, etc —

Résister avec force : Resistite fortes. — Résister dans la foi: Resistite inflde. — 1° Foi plénière et inébranlable aux principes catholiques sous l'influence desquels se meut le zèie des membres de l'Œuvre. — 2° Foi au Dieu de charité qui a inspiré l'Œuvre. — 3° Foi en notre droit si clair, si évident qu'on ne peut nous le dénier sans offenser la plus vulgaire honnêteté. — Foi en l'avenir de l'Œuvre. — Un mot au nonce du Pape qui apporte à l'Œuvre la bénédiction du Saint-Siège.

TROISIEME DISCOURS — POUR LA CLOTURE DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES CERCLES CATHOLIQUES

Nouveau mot d'ordre, tiré des Actes des Apôtres : Cor unum et anima una : un seul cœur, une seule âme.

— I. Un seul cœur, pour aimer Dieu que l'Œuvre veut glorifier par la régénération religieuse des classes laborieuses. — Un seul cœur, pour aimer le Christ, roi et sauveur, dont la croix étincelle sur la bannière de l'Œuvre. — Un seul cœur, pour aimer l'Eglise, notre mère. — Un seul cœur, pour nous aimer les uns les autres et donner au monde l'édifiant spectacle de charité qui, jadis, convertissait les païens. — Un seul cœur, large, — généreux, — vaillant. — II. Une seule âme. — L'âme s'affirme par une idée maîtresse. — Quelle est l'idée maîtresse de l'œuvre. — Fausses solutions données à la question sociale. — L'Œuvre vient la résoudre par la charité et la justice.

— Comment elle entend la justice sociale. — Ne point se laisser distraire de l'idée maîtresse par les préoccupations politiques, — par les vues personnelles. — Les membres de l'Œuvre seront une seule âme par la continuité des efforts et des sacrifices, — malgré les injures, — malgré les tracasseries administratives,

— malgré les défections. — En avant! — Anecdote de Tamerlan. — Porter le mot d'ordre partout : Cor unum et anima una.

Grandeur de Jean-Baptiste proclamée par Jésus-Christ.

— En quoi consiste cette grandeur? — 1° Jean -Baptiste est le résumé des temps prophétiques, — 2° l'essai des temps apostoliques. — Comme Jésus-Christ, il récapitule en sa personne les temps anciens et les temps nouveaux. — I. Jésus-Christ annoncé et figuré.

— Parmi ceux qui l'ont annoncé et figuré, il n'en est aucun qui ne soit surpassé par Jean-Baptiste. — Comment il est plus grand que Daniel, Isaïe, Jérémie, Elie, David, Moïse, Abraham, Isaac, Jacob. — Caractère de ses prédictions et de son témoignage. — Jean, figure du Jésus-Christ tellement parfaite, qu'ils furent pris alternativement l'un pour l'autre par leurs contemporains : Jean pour le Messie, le Messie pour Jean.

— Comble du prodige et de la grandeur : Comme Jésus, Jean a été figuré et prédit. — La parole du Christ est justifiée : Inter natos mulierum non surrexit major Joanne Baptista. — IL Grandeur des Apôtres. — Jean est apôtre. — Ce titre est justifié:

— 1° par sa mission, — 2° par ses lumières, — 3° par le but de sa prédication, — 4° par la sainte liberté de sa parole, — 5° par son martyre. — Développements de ces différents points. — Leçon pour tous les apôtres. — Leçon pour les fidèles dans cette parole du Sauveur : « Celui qui est le plus petit dans le royaume des deux est plus grand que lui. »

Deux femmes aux origines de la Rédemption : — - La Vierge-Mère et la pécheresse Marie-Madeleine. — Cette dernière représente les pécheurs appelés à recevoir l'efficace de la rédemption ; c'est un prodige de pénitence et de miséricorde. — 1° Marie-Madeleine, malgré le monde et malgré ses passions, a rendu à Dieu par sa pénitence tous les biens qu'elle lui avait ravis par le péché. — 2° Dieu, pour confondre le monde et encourager les pécheurs, a rendu à Madeleine tous les biens que le péché lui avait fait perdre. — I. Récit.

— Désordres de Madeleine. — Le regard du Sauveur, premier coup de la grâce. — Elle est touchée, elle n'est pas encore vaincue. — La lutte. — La grâce qui l'a touchée croît en proportion des efforts qu'elle déploie dans le combat. — La résolution, la victoire.

— La maison du Pharisien, pénitence publique. — La foi, — l'amour, — le sacrifice. — Madeleine est toute à Jésus. — Elle suit le Sauveur. — La passion.

— La Sainte-Baume. — II. Sévérité du monde à l'égard des pécheurs. — Crainte des pécheurs. — Pour confondre le monde et encourager les pécheurs, Dieu rend à Madeleine les biens que lui a fait perdre le péché: — La grâce, — la paix, — la joie et l'honneur.

— Développement. — La Sainte-Baume, Calvaire et Thabor. — Ravissements et sainte mort. — Gloire posthume. — Invocations.

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