‹ Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta (volume 2)Chapitre 61 sur 97 · IX. w · texte numérisé non relu

IX. w

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G*estpouruu acte de cette religion que nous sommes ici tous rassemblés dans un esprit de solidarité commune. Nous venons apporter, vous votre obole, nous notre parole, à cette communion que Ton peut et doit nommer les Pâques républicaines de la démocratie. (Nouveaux applaudissements,)

Je ne vous retiendrai pas plus longtemps. J*ai hâte de donner la parole à mon éminentami, à cet homme bon et fort entre tous qui a su momentanément s'abstraire des recherches les plus ardues de la science pour consacrer au peuple les trésors de son intelligence et qui, depuis qu'il est entré dans la carrière publique, a fait de la diffusion des lumières et de la solution du problème d'une éducation nationale à tous les degrés la passion de sa vie. J'ai nommé Paul Bert. (Salve d'applaudissements et acclamations.)

M. Gambetta donne la parole à M. Paul Bert, qui commence sa conférence par les paroles suivantes :

« Mesdames, Messieurs, je manquerais à mon devoir, au plus doux des devoirs, si je ne commençais par vous remercier de vos applaudissements, et je mentirais si je ne vous disais que ce bon accueil m*a rendu profondément heureux. C'est notre récompense, la seule qu'ambitionne un homme public digne du nom de républicain, c'est notre récompense que cet accueil amical de ceux devant lesquels nous comparaissons et qui sont réellement nos juges; c'est notre récompense du devoir accompli, et si (quelqu'un ici mérite cette récompense suprême, ce n'est pas moi, dont le devoir a toujours été si simple et si facile, c'est bien plutôt ce grand citoyen que vous avez applaudi tout à l'heure et à qui, successivement, la patrie a dû, dans les jours terribles de 1870, la défense de son honneur devant Tennemi du dehors, et la République, dans des jours moins douloureux mais pénibles aussi, la défense de son existence devant les ennemis du dedans. {Double salve d'applaudissements. — Cris répétés de : Vive Gambetta!)

« Oui, c'est lui qu'il faut applaudir, et vous avez raison de le faire. Oui, c'est lui qu'il faut défendi*e et qu'il faut venger

ici.. . {Oui! oui! — Salve d'applaudissements. — Cris prolongés de : Vive Gambetta!).,. contre je ne sais quelles attaques qui, si elles n*ont pas les basses jalousies pour raison, ne s'expliquent que par la plus noire des ingratitudes, contre des attaques qui n'ont dû trouver d*écho que sur les bords du Tibre ou de Tautre côté du Rhin. » {Adhésion unanime et bravos,)

Après la conférence de M. Paul Bert, qui est accueillie par des applaudissements répétés, M. Gambetta prononce l'allocution suivante :

Mesdames et Messieurs, avais-je raison, tout à rheure, quand je vous annonçais qu'après avoir entendu Torateur qui allait parler nous nous sentirions tous un peu plus forts et un peu meilleurs? {Oui! oui! — Bravos et applaudissements,)

Oui, rhomme dont la pensée résonne dans vos âmes et qui entraîne vos mains à des applaudissements si sincères et si légitimes, cet homme non seulement peut faire triompher la vérité ici, par le talent indiscutable dont il arme la raison et la* science , mais il est de ceux qui peuvent la faire triompher partout. C'est pour cela que vos applaudissements font mieux que couronner son passé : Tovation que vous lui faites illumine son avenir. {Vt'fs et unanimes applaudissements,)

Nous n'ajouterons rien à ce qui a été dit. Il nous convient de sortir d*ici Tàme fortifiée et le cœur joyeux de nous être vus et compris. {Bravos,)

Mais il n'y a pas de bonnes paroles si des actes ne les suivent. Au risque d'abuser de votre générosité {Non! non!),,, je vous rappelle, en finissant, que c'est pour une école laïque et pour la bibliothèque qui en est le développement naturel, que nous nous sommes réunis ici.

Mesdames et Messieurs, complétez votre bonne action et, en sortant, laissez tomber un peu de ces

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