‹ Discours et plaidoyers politiques de M. Gambetta (volume 2)Chapitre 72 sur 97 · BANQUET DU HAVRE · texte numérisé non relu

BANQUET DU HAVRE

Mais je sais que la véritable récompense qui ratiend, c'est surtout de voir se développer parmi vous Tesprit de solidarité, Tesprit de rapprochement entre les patrons et les ouvriers. Quelle institution plus favorable, plus proGtable que celle-ci à ce rapprochement!

Je voudrais que vous vous serviez dans ce but de cette création empruntée aux pays voisins, mais où certainement celles de ce genre ne fonctionnent pas avec autant d'éclat et de prospérité qu*ici.

Je voudrais qu^ici ce cercle devînt tous les jours Toccasion pour vous d'agiter les uns avec les autres les questions qui vous passionnent, qui vous intéressent si légitimement, questions de caisses d*épargne, de mutualité, d'associations, de coopération..., de telle manière que vous ayez ici une sorte de collège perpétuel, d'école d'éducation mutuelle, où vous vous éclaireriez les uns par les autres et où, au lieu de subir les déclamations de la chimère extérieure, vous penseriez par vous-mêmes, vous chercheriez vous-mêmes les véritables solutions pratiques qui sont de nature à améliorer tous les jours votre situation. {Bravos et applaudissements . )

Je bois donc à l'avenir de la ville du Havre! A l'avenir de cette société démocratique réunie ce soir dans cette salle Franklin! Je bois à votre prospérité commune à tous, et ce faisant je sais que je bois à la grandeur de la République française. (Salves répétées (T applaudissements et acclamations prolongées.)

Prononcés le 26 octobre 1881

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