DECRETS
échanges internationaux, le régime douanier et colonial, les traités de commerce, etc., etc., absorberont de plus en plus l'activité du ministre compétent. Les doux grands services de l'agriculture et du commerce ne sauraient rester confondus plus longtemps sans dommage. Chacun d'eux comporte désormais une organisation distincte.
La même nécessité a déterminé déjà plusieurs grandes nations à établir chez elles un département spécial de l'agriculture. Nous voyons cette création réalisée en Allemagne, aux États-Unis d'Amérique après la guerre de la sécession, en Autriche après Sadowa, et récemment enfin en Italie.
Cette réforme prend dans notre pays un véritable caractère d'urgence, si l'on considère la situation difficile que traverse depuis plusieurs années l'agriculture française.
A la concurrence étrangère, aux modifications économiques qui en résultent, sont venues s'ajouter l'insuffisance des récoltes et la désastreuse influence du phylloxéra.
Un tel état de choses impose au gouvernement de la République les plus pressants devoirs.
Pour assurer son action dans ce qu'elle peut avoir de légitime et d'efficace, il convient de grouper les services divers qui intéressent l'agriculture dans la nomenclature des budgets de l'État.
En conséquence, ce département ministériel, en outre de ses attributions actuelles déjà si importantes (écoles et services vétérinaires, enseignement professionnel de l'agriculture, inspection de l'agriculture et de la sériciculture, encouragements à l'agriculture et *u drainage, phylloxéra, doryphora, etc., haras, forets, établissements et services sanitaires, statistiques, etc.), devrait emprunter au ministère des travaux publics le service des études et subventions pour travaux d'irrigations, de dessèchement et de