LETTRK A UN CONSEILLER MUNICIPAL DE CAHORS
cher département du Lot n*apparlienne encore à cette dernière catégorie, et, cependant, que d'éléments d'activité 1 que de ressources matérielles et morales! que de bonne volonté! que de capacités! en un mot, que de forces perdues! Ce qui vous manque, c'est Tunité et la concentration, une bonne règle de conduite et un prosélytisme à toute épreuve. Vous pouvez, vous devez en quelques jours refaire Tunion, grouper vos forces et porter à la connaissance de tous votre programme politique. Vous obtiendrez la cohésion en formant, au chef-lieu du département, un comité central contenant les représentants autorisés de tous les arrondissements. Vous les associerez dans ce programme commun : la défense énergique de la Constitution républicaine du 25 février, — la guerre implacable à toute entreprise de restauration monarchique ou princière, — Tajournement de la révision en 1880, basée uniquement sur Tamélioration des institutions républicaines. Il vous restera dès lors à voir et à réunir les électeurs sénatoriaux, à leur démontrer, par Tanalyse de la Constitution ellemême, le tableau politique de la France, les exigences de la situation extérieure, la nécessité non seulement pour tout républicain et pour tout démocrate, mais pour tout patriote, de défendre et de protéger la République. Vous leur direz que la France, étant une indestructible démocratie, n'a le choix qu'entre une démocratie avilie et corrompue sous la main d'un maître, et une démocratie libérale réalisant la formule du gouvernement du pays par le pays luimême.
A ce titre, vous ferez éclater à tous les yeux que les vrais, les seuls conservateurs sont les défenseurs du réf^ime actuel, et que les fauteurs d'anarchie et de désordre sont dans les rangs de ses ennemis.
Nos populations sont positives et pratiques; le bon sens n'exclut pas chez elles la finesse. Amoureuses
avant tout de stabililé et de travail, elles comprendront prompteraent de quel côté se trouve la sécurité et de quel côté sont les risques et les aventures.
Vous choisirez donc, pour le Sénat comme pour la Chambre des députés, des républicains sincères et loyaux, — non pas que je veuille que vous regardiez à la date et à Torigine de leurs convictions; — la fermeté, le désintéressement, Tautorité du caractère, rhonorabilité, voilà les conditions qu'il faut exiger de vos candidats. Les noms? C'est au comité, non à moi, de les proposer.
Les candidats, d'ailleurs, ne nous feront pas défaut, et aujourd'hui il n'en sera pas comme au 8 février 1871, où tout s'est fait à la hâte, au milieu des ténèbres, dans la terreur causée par la guerre et l'invasion. On pourra comparer, analyser, choisir les meilleurs entre les hommes, ce qui est, à proprement parler, faire une élection.
Il vous appartient, mon cher ami, de répandre autour de vous ces idées qui sont les vôtres, de grouper vos amis, de les animer de votre propre esprit, de ne vous laisser arrêter ni par les appétits personnels de quelques-uns, ni par l'inertie de quelques autres, et de marcher résolument en avant. Votre exemple sera contagieux, je n'en doute pas, et, grâce à tous ces efforts réunis, nous pourrons enfin arracher notre département à l'odieuse pression exercée sur lui par les créatures du Deux-Décembre. Il est temps de le ramener à sa véritable tradition, toute de liberté et de progrès, et de ne pas permettre plus longtemps que le pays des Cavaignac soit le dernier asile des Napoléon.
Salut fraternel,
Léon Gambetta.
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Discours sur une dépêche confidentielle du ministre de Tintérieur, prononcé le 10 juin 1873, à l'Assemblée nationale. 1
Discours prononcé au banquet commémoratif de la naissance du général Hoche, le 24 juin 1873, à Versailles 13
Discours sur la proposition de M. Dufaure, tendant à la mise ù Tordre du jour des bureaux de Texamen des projets de lois constitutionnelles, prononcé le 2 juillet 1873, à TAssemblée nationale 28
Discours pour un fait personnel, prononcé le 12 juillet 1873, à r Assemblée nationale 38
Discours sur le projet de loi tendant à conférer à la commission de permanence le droit d'autoriser la poursuite des délits de presse commis contre l'Assemblée nationale pendant la prorogation, prononcés les 14 et 26 juillet 1873, à l'Assemblée nationale 51
Discours prononcé le 28 septembre 1873, à Périgueux. . . 70
Discours prononcé le 3 octobre 1873, au château de la Borde (près Chàtellerault) 80
Déposition devant le premier conseil de guerre séant au Grand Trianon, le 21 novembre 1873 90
Discours sur l'ajournement du vote du budget des affaires étrangères et sur un amendement de M. Raudot, prononcés les 8 et 29 décembre 1873, à l'Assemblée nationale. . . . 110
Discours sur la prise en considération de la proposition du général Loysel, tendant à faire examiner le budget du ministère de la guerre pour l'exercice 1875 par les commissions de la réorganisation de Tannée et du budget réunies, prononcé le 29 janvier 1874, à l'Assemblée nationale. . . 118
Discours prononcé le 24 mai 1874, au cimetière Montparnasse (obsèques de d'Alton-Shée) 125
Discours prononcé le l*»" juin 1874. à Auxerre 130
Discours sur le projet de loi électorale, prononcé le 4 juin
1874, à TAssemblée nationale 163
Discours sur une note émanée du comité central de l'Appel au peuple (question adressée à M. le garde'des sceaux et à M. le ministre de l'intérieur par M. CyprienGirerd), prononcé le 9 juin 1874, à l'Assemblée nationale 186
Discours prononcé au banquet commémora tif de la naissance du général Hoche, le 24 juin 1874, à Versailles 216
Discours prononcé le 29 juin 1874, aux obsèques de Viox. 222
Discours sur une proposition ilc M. Henri Brisson ('nomination d'une commission de quinze membres chargés d'examiner s'il n'y a pas lieu de citer M. de Saint-Genest à la barre de l'Assemblée) ; sur une réplique de M. Charreyron et sur le projet de loi de prorojration. i)roiioncé8 les il, l.'J et :M juillet 1874. :• l'Assemblée nationale. . . 226
Discours sur le jjpojet de loi relatif à la constitution «les cadres ci des ctlectifs de l'armée active et de l'armée territoriale, j)ronoucé le 12 janvier 1875, à l'Assemblée nationale 258
Discours sur l'urj^'ence de la proposition de dissolution <léposée par M. Henri Brisson, prononcé le 12 février 1875, à l'Assemblée nationale 2f»C
Discours sur la prise en considération de la proposition relative aux élections partielles, prononcé le 18 mars 1875. à l'Assemblée nationale 285
Discours jjrononcé le 20 mars 1875, aux obsèques d'Kdjrar Quinet (cimetière Montparnasse) 289
Discours sur les lois constitutionnelles, prononcé le 23 avril
1875, à Paris (XXc arrondissement) 209
PagM.
Discours prononcé au banquet commëmoratif de la naissance du général Hoche, le 24 juin 1875, à Versailles 341
Discours sur rinterpellation de M. Raoul Du val (enquête parlementaire sur l'élection de la Nièvre), prononcé le 15 juillet 1875, à TAssemblée nationale 357
Discours sur l'article 14 du projet de loi électorale, prononcés les il et 26 novembre 1875, à TAssemblée nationale. 391
ÂPPRNDicE. — Tribunal correctionnel de la Seine (8« chambre), audience du 12 juin 1874, présidence de M. Millet .... 455
Deuxième lettre à un conseiller général 462
Assemblée nationale, séance du 19 juin 1875, incident. . . 475
Lettre à plusieurs électeurs républicains de Lyon 477
Assemblée nationale, séance du 15 décembre 1875 (proposition de M, Paris (Pas-de-Calais) ayant pour objet de demander la nullité du scrutin pour la nomination de trente- trois sénateurs inamovibles 486
Lettre à un conseiller municipal de Cahors 500
Paris. ^ Typ. G. Chamerot. nie des Saints- Pères, 19. — 11823.
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